N'oubliez pas que vous pouvez couper le son en appuyant sur stop ou pose
Voyage extériorisé

MALAISIE ou MÂLES ET CIE

Je ne pouvais ne pas y mettre mon grain de sel ou de piment vu le pays!

J'en ai vu des hommes au détour de toutes ces ruelles, routes, villes et campagnes, ils sont partout, hommes-ni-présents

Un apriori, non, pas de ma part!

La Malaisie de la côte Est est LA partie musulmane dans ce pays soi-disant islamique modéré, on se comprend, la femme blanche même couverte et respectueuse des traditions, ne passe pas inaperçue, loin s'en faut.

Les Chinoises en mini shorts et les Hindoues bras nus sont très bien intégrées et ne sont pas la risée du peuple malais.

Cherchez l'erreur... merci l'oncle Sam, merci le tourisme de masse, merci les Blancs quoi!

Pas un petit bistro sans que les regards se tournent invariablement vers nous: Bouleh ! ( les Blancs).

Les Femmes ici, elles sont multi-facettes, mais toujours voilées, à quelques infimes exceptions près:

Soit, ombres vêtues de grands voiles blancs ou noirs allant jusqu'à la taille, couvrants leurs traits sans qu'aucun cheveu qui ne puisse dépasser, leurs silhouettes masquées par une tunique descendant jusqu'au genou puis ajoutez une jupe couvrant jusqu'à leurs pieds. Elles sont rarement dehors, rasant les murs, elles jettent de furtifs regards de coin, bien souvent en remontant leur voile sur la bouche en nous croisant, ça me rendait triste...

Soit, certaines osent la parfaite occidentalisation, bien souvent les jeunes étudiantes, jeans, T-shirt de marques, moulées par ces chaleurs dans ces déguisements des pays froids, elle dégouline sous leurs voiles de soie transparente, colorés et toujours accessoirisés de bijoux sous le cou, elles, elles osent me toiser pour me montrer leur réprobation de leurs beaux yeux noirs ou alors elles ricanent, je me suis sentie très mal à l'aise...

Trouvez-vous votre compte, à vouloir mélanger les cultures et ressembler à des top-modèles à qui on aurait mis un "couvre-cheffe", c'est peut-être çà la nouvelle génération islamique, je ne sais pas, je les ai pas sentie épanouies en tout les cas, mêmes les plus émancipées, ni curieuses, ni enjouées, pas femmes quoi, mais là je m'égare et suis mes percepts perso, donc rien à dire passe ton chemin la Blanche!

 

Oh Femmes comme j'ai pu m'en poser des questions!

Êtes-vous heureuses?

Dans ce tableau bien triste, il y a quand même une lueur joyeuse, que j'ai eu l’immense plaisir de vivre de temps en temps, quand la chance nous souriait ou que l’Homme n’était pas dans le coin:

Les clins d’œil échangés avec les mamans ou les très vieilles femmes:

Les jeunes adoraient alors me montrer leurs bébés, au détour d'un regard, elles me souriaient, fières de leurs bambins, et comme par magie, nous nous retrouvions seules au monde, entre mères.

C'est clair et net, la maternité est universelle et sans dogme...heureusement.

Avec les anciennes, c’était encore plus intime, comme si leur grand âge et mon début de cheveux blancs, leur permettaient de m'approcher, de me toucher, me dire avec des gestes, que ma peau est douce et claire, que j'avais des yeux étranges, même parfois de jouer à la Star en posant pour des photos oh combien sincères...çà j’ai adoré!

 

Mais ce fut tellement rare...

 

Je quitte ce pays avec un drôle de goût amer dans la bouche, un sentiment de prison, pas moyen de partager franchement avec les Femmes, jamais!

Je quitte ce pays en me disant que la Planète à bien du fil à retordre, comme si la Nature était un mot abstrait dans ce pays qui court après qui après quoi?

Il a même des soirs, où nous seuls à pieds, nous nous regardions hagards entourés que de ces voitures flambant neuves qui vrombissaient à tombeaux ouverts, devant faire attention à chaque instant pour rester entiers.

 

Drôle de sensation, d'être entourés d'humains qui n'ont pas les mêmes priorités que soi.

Sentiment d'incompréhension qui ne va pas me quitter jusqu'au bout.

 

Mâles & cie je te laisse à ton envie de grandeur disproportionnée, je te rend tes femmes, j'aurai aimer pouvoir te comprendre un seul instant.

 

Malaise je te tire ma révérence, même si nous avons appris à apprécier le chant du muezzin, mélopée dans la nuit tombante, qui est devenu apaisante pour nous, tant elle mettait un peu de chaleur dans ce pays étrange pour une étrangère blanche.

 

Avec tout mon respect et mes regrets.

selamat  kembali

 

 

 

mai 2010 

Fièvre dans mes méninges


Celà n'engage que moi: 

Mais plus que jamais les classes sociales se creusent et existent. 
Loin le temps de l'Idéologie du "Tous pour Un, Un pour Tous", nous sommes retournés
à l'âge de pierre où règne l'Individualisme de bas étage, où tout un chacun doit
obligatoirement tirer la couverture à soi pour avoir une oportunité d'exister, nous
sommes arrivés à l'Ère de l'Excellence à tout prix. 

Regardez les pays en voie de "développement", derrière quoi courent-ils si vite?
Derrière eux même, tant ils vont à notre image, droit dans le mur, nous entraînant
dans la Chute. 

De toute façon, les extrêmes sont toujours néfastes , regardez le Communisme,
regardez le Capitalisme. 

A mon époque celui ou celle qui voulait en Suisse sortir de "sa classe sociale"
avait "interrêt", soit d'être bien né, soit de combattre becs et ongles son droit à
l'Éducation pour tou(te)s. 
En dépit de sa famille, en dépit de ses éducateurs d'où bien souvent une seule
solution, devenir Autodidacte, devenir bookovore et jouir de ses connaissances en
tant que spectateur, jamais ou très rarement acteur. 
A votre époque quel est le changement si ce n'est un retour en arrière vertigineux,
comme un animal blessé, notre Société vit ses derniers soubresauts, rugit et se
câbre, que nenni, Le Déclin est en marche comme toute grande civilisation, elle est
en train de s'étouffer de trop de suffisance, de trop d'inégalités, elle souffre du
TROP DE TOUT. 

A vous les Jeunes que nous avons mis dans ce monde cruel, de relever le défi, de
devenir les garrants d'un Monde meilleur. 
Trouvez le juste équilibre, cherchez, mais ne baissez pas les bras, ne vous
engouffrez pas dans la Désillusion. 

Triste héritage que nous vous faisons en gage, mais ne dit-on pas que dans chaque
génération naît un Espoir mû par l'énergie de la Jeunesse, pourvu que Jeunesse dorée
ne rime pas avec Jeunesse blasée??
Et à chaque génération il y a encore et toujours de vieux radoteurs qui font leur
coup de gueule, ehh oui, mais ça vous permet d'avancer et de recréer sans cesse le
mouvement perpétuel... 

L'Espoir fait vivre dit-on...

Carpe Diem

 

 

mars 2010 

Témoin sans témoigner? pas vraiment ma tasse de thé...SANTÉ


Je veux témoigner de mon écoeurement, mon dégoût pour ce qui me touche de prêt depuis 5 longues semaines déjà.

Chère Suisse, cher pays, cher très très cher!
Comment en es-tu arrivée là?
Pour tout ceux qui se sont battus leur vie entière pour que règne un semblant d'égalité.
Pour nos anciens, qui se sont donnés corps et âme, pour que nous puissions faire les steaks 1 mois par année.
Nos sages qui se sont saignés pour que nos week-ends aient des odeurs de cervelas grillés et pas de tournus infernaux.
Pour toutes ces personnes âgées qui aujourd'hui se retouvent lâchées, abandonnées, amputées du simple droit à la Santé.
Je m'insurge et hurle mon horreur devant tant de démission, et avec le sourire, s'il-vous-plaît.
Mieux vaut admettre que je joue à la Don Quichotte devant son moulin à vent.
Mais je me devais en tant que fille, vous donnez en retour mon témoignage in vivo, tant il me fait honte...

Mesdames, Messieurs les docteurs, comment osez-vous encore prêter serment alors que rendement, statistiques, et pourcentages jalonnent vos journées.
Mesdames, Messieurs les blouses blanches comment arrivez-vous à déguster votre caviar sans vous étouffer.

Mon écoeurement est à la hauteur de votre lâcheté.
Mon dégoût est au niveau de votre bassesse.

Comment pouvez-vous en arriver là, alors que même au pays de l'oncle Sam, s'annonce un semblant d'équité?
C'est le monde à l'envers, nos vieux se meurent dans la plus totale indifférence.
Pas grave c'est pas ce bonhomme avec ses deux quenottes qui va savoir comprendre le gargon policé de la blouse blanche.
Pas grave, plus vite il s'en va, plus vite son lit sera remplacé par un autre moribond.
Pas de souci, les satistiques vont être honorées.

Je me suis toujours permise de dire haut et fort ce que je ressentais pendant mes longues années de blouse blanche.
Je me sens le devoir de clamer aujourd'hui, mise au rebus, ma grande interrogation.
Comment mais comment pouvons-nous accepter que nos aïeux soient traiter de la sorte?
L'assurance de base, l'assurance de bas-étage, oui!
Vous allez me dire, mais pourqoui donc tant de révolte?
Je n'ai qu'une histoire a vous relaté, une seule car elle me touche de prêt:

Voyez-vous, quand on a oeuvré pendant pas moins de 30 ans au sein de la communauté médicale,

quand on s'est donnée corps et âme à ce que l'on croyait juste normal et moral.
Que l'on devient témoin d'une décadence, d'une indifférence innomable pour nos chers pères et mères.
OUI là je sens monter les tours et la fièvre me prendre.
Comment peut-on encore appeler UN ou UNE PATIENT(E) toute personne qui se voit lâchée,

abandonnée à son triste sort, par nos institution médicales, nos instances gouvernantes.
L'Empathie, l'Humanité on été prise au collet par la productivité, le rendement et les coûts de la Santé.
Nous ne savons plus nous pencher tout simplement sur la personne en face de nous, souffrante.
Nous ne voyons tout simplement plus l'être humain qui nous regarde avec ses yeux emplis de terreur et d'interrogation.
Nous ne pouvons même plus offrir une digne mort à tous ceux qui le souhaite hardement, puisque nous avons même oublié des les soigner.
Ils coûtent trop cher en plus ils ne sont plus productifs dans notre société d'excellence..
Alors Mr. le Docteur comment vivez-vous avec votre conscience?

Simple est la réponse, en tournant la tête Madame, en regardant au loin, le profit que va engendrer un lit enfin libéré de sa substance.
Car oui, nos aieux ne sont plus que substance envahissante et dérangeante.
Nous ne voulons plus nous pencher sur celui qui reclame juste un peu de soin, un sourire, un réconfort.
Non, nous ne pouvons plus, nous n'avons plus le temps de prendre le temps.
Le temps c'est de l'argent maintenant.
Mais pourquoi est-ce que je parle de Nous?

Non, Vous êtes démissionaires dans cette affaire.
Vous n'y pouvez rien, vous êtes otages du système?
Soit, cela vous regarde.

Mais moi je ne peux que me battre encore un peu, quand cela arrive au sein même de
ma famille, comme je l'ai toujours fait pour toute personnes que j'ai croisée dans mon travail.
J'ai essayé en vain de faire vibrer votre corde sensible et humaine, mais il n'y a plus de corde à votre instrument, il n'y a plus que du vent.

Alors laissez-moi juste vous souhaiter, une très bonne fin de Vie, à l'image de ce que vous aurez donné dans vos carrières.
En reflet de ce que vous aurez reçu dans vos plus tendres années?
Le doute plane.
Juste retour des choses, me semble-t-il, mais quelle ne va pas être votre surprise, quant à votre tour, vous vous regarderez dans ce petit lit blanc, froid et anonyme.

Ainsi va et s'en va la vie en ce mois de mars 2010

 

 

mars 2010 

Tels que nous sommes


Un Homme
Une Femme
Un COUPLE
Lui et Moi, MOI et LUI, NOUS.

Réunis par la même envie d'Aimer.
Complices dans la moindre pensée.
Connectés par notre Philosophie de Vie.
Pour le respect d'autrui, des valeurs et du partage.

Une Femme
Un Homme
Un COUPLE

Qui à bien des égards, dérange, surprend, déconcerte.
Qui bien des fois, énerve, irrite, si ce n'est plus.
Qui bien sûr, amuse, émerveille, étonne.

Qui bien souvent doit admettre qu'il est MARGINAL.

Mais dans Marginal, on peut y voir aussi de beaux mots
Être Marginal peut être lu comme Original, Hors Norme, Curieux, Attachant, Aimable,
Admirable, si l'on veut.
Tous ces A, pour dire AMOUR.


AMOUR comme le nôtre, qui aux grès des tempêtes, se sent lié par des attaches invincibles.
Cet Amour, nous l'avons tissé avec un fil d'or, un fil d'argent qui nous relie et
nous lie continuellement, comme un fil de SOI.

Pas un jour sans se donner toute la passion qui nous habite.
Pas un jour, sans nouvelle de l'Autre, notre Autre qui nous fait nous sentir ENTIER.

MARGINAL peut aussi se traduire par EXTRA-ORDINAIRE.

Alors,  laissez-nous NOUS aimer à notre guise.
Sans jugement
Ni conseil
Ni prise de tête.
Laissez-nous savourer notre Bonheur d'être ENSEMBLE

Car contre cet Amour vous ne pourrez rien
C'est tellement fort, c'est tellement TOUT.
Laissez-nous nous donner cet AMOUR qu'on a envie de s'offrir.
Laissez nous être NOUS tout simplement.
C'est tellement court une Vie...

Et le mot MARGINAL devient comme par magie l'associé du mot BONHEUR.
Si notre Bonheur ne tient qu'à ça, ainsi soit-il.

                  H
                 O
           FEMME
                M
                E

Les 5 lettres de COUPLE
Les 10 lettres d'AMOUREUXXX 
Dites-vous uniquement que nous somme HEUREUX
tels que NOUS sommes.

"faire que l'amour qu'on aura partagé vous donne envie d'aimer"

DavIsa



 

le 21 juillet 2009 

Métro-Boulot-Dodo, c'est la crise!


Dans ma bulle je regarde défiler la horde de gens "Heureux".
Visages fermés, yeux hagards, femmes aprêtées, soignées, peinturlurées.
Visages sérieux, yeux baissés, hommes cravatés, cadrés, blafards.
Dans ma bulle je décrypte la foule qui s'agite au petit matin.
Même dans les rues les hauts-parleurs s'occupent de nous, protecteurs de notre
exactitude." Nous nous excusons du retard engendré, suite au travaux, suite à un accident!"
Moi dans ma bulle je sursaute encore, mais qui me parle d'une voix si nasillarde?
Moi dans ma bulle je dévisage ces citadins qui ne me voient pas.
Dans ma bulle musicale, je force le pas, bizarre chose suis-je devenue, moi la femme à pied.
Toutes et tous à la queue leu-leu, ils sont rivés sur leur rétroviseur, à leur klaxon.
Il fait chaud très chaud, alors leurs nerfs se mettent en boule.
Toutes et tous, marchent comme des automates.
Pas secs et cadensés, ils ne se parlent pas, ils avancent, fière allure de travailleurs formatés.
Dans ma bulle musicale j'esquise un sourire, je me regarde dans les vitrines encore
fermées, je glisse une pièce à ce pauvre homme, pauvre déchet de notre Société en marche qui ne le voie pas.
C'est la crise, et la crise se voit sur les traits de mes compatriotes.
La crise a le don de pardonner tout écart de nombrilisme.
La crise a le pouvoir de rendre muet tout humain que je croise.
Alors dans ma bulle de survie, je fuis dans les parcs.
Et là, oh miracle, la Nature reprend ses droits, les oiseaux chantent amoureux, les arbres lancent leurs ramages avec fière allure, le soleil chauffe l'herbe encore humide.
Je reprends mon souffle, je calme ma respiration, non ce n'est pas une côte qui m'a assomée.
C'est mon parcours tous les matins que j'avale au rythme de la ville.
Aie! Vite mes écouteurs sur les oreilles, une ombre en orange vient de reprendre son marteau-piqueur, il a fini sa pose.
Je me remets en route vite, vite, ne pas arriver en retard, vite être conforme à la Conformité en place.
Je me remets en marche vite, vite, ne pas râter le flot d'Êtres humains qui me happe.
Alors je me mets à chanter , doucement tout doucement, ne pas éveillé sur moi les regards réprobateurs, on ne doit pas être heureuse, on doit juste être calquée à l'ambiance ambiante, c'est à dire la Désillusion!

6h30 ma Ville se réveille... et moi je marche vers mon Destin.
Être tout sauf être comme EUX toutes et tous.

 


30 juillet 2009 

OHM-SWEET-HOME...qu'était notre tente


Tu as eu la grandeur de nous protéger malgré les assauts du vent.
Tu as eu la sagesse de nous supporter malgré les trombes d'eau.
Tu as eu la bonté de nous sécuriser malgré les minimes degrés.
Tu as eu la présence de nous faire se réfugier des rayons du soleil.
Petite d'extérieur, mais si grande de l'intérieur, ce fût notre palais des milles et une nuits.
Chaque recoin avait ses repères:
Son coin sur la droite, avec son couteau, son jeans et son T-shirt, ses chausettes et ses chaussures.
Mon coin sur la gauche, avec mes habits en vrac, ma peluche Boony,mes boules quiess,mon sac à dos en guise de sac à main.
Au centre, nos couches en draps de soie,où nous cachions nos valeurs marchandes,nos deux oreillers coeurés à l'unisson, nos sacs de couchage tout le temps ouverts pour pouvoir se toucher en dormant.
Au ciel, une loupiotte qui tant qu'on en avait envie éclairait de sa faible led, nos discussions sans fin.
A nos têtes, une musique, magie de technologie, qui nous permettait de se détendre, de se laisser partir dans un flou bienfaisant, laissant entrer en nous le sommeil réparateur.
A nos pieds, fermetures pas si éclairs que cela, porte de notre maison, où j'aimais à m'y glisser chaque nuit, bien, chez moi, chez lui, chez NOUS.

Maintenant je te sais petite maison, active à veiller sur le repos du guerrier.
Je te sais te faire toute petite dans ta fourre explosée par un certain bitume turc.
Maintenant je te vois parfois en photos, tu es toujours aussi belle dans ta robe zèbrée.
Je te sais avoir compris de profiter du moindre souffle pour aérer tes appartements.
Maintenant je te vois de loin, te secouer de toute cette poussière que ton hôte ne voit pas.
Je te sais curieuse de trouver ton espace de vie bien plus confortable avec un seul habitant.
Maintenant je te regrette, petite, toute petite maison, adorable repères de faucons sauvages ou nid d'oiseaux bleus???

Ohm-Sweet-Home qu'est notre tente

 

 

Lundi 29 juin 2009
La Théorie du complot.


Si Société rime avec Cupidité!
Si Société rime avec Imbécilité!
Si Société rime avec Cruauté!
Si Société rime avec Inégalité!
Si Société rime avec tous les T de l'alphabet.

Je ferai de ce T un:
Tellement con.
Tellement mauvais.
Tellement rigide.
Tellement cruel.
Tellement incompréhensible.
Tellement incroyable.
Tellement injuste.
Tellement TOUT, que ce T je ne peux que le transformer en:

SOT-CIE-ET-T, sotte soit-elle, mais sans moi, je ne vais pas y laisser des plumes,
on ne plume pas l'oiseau déplumé, on n'attaque pas l'inatteignable, car maintenant
j'ai un rempart infranchissable, je sais ce que je vaux, et je le vaux bien.

Loin de moi mes envies de terrorisme, je ne m'abaisserai pas à son niveau, il est
bien trop bas pour que je m'y attarde.
Si mes envies d'explosion me taraude ce n'est plus que pour trouver le juste moyen
d'envoyer aux abîmes les plus sombres volontés de revanche et de vengeance.

Ces petits sentiments ne vont même pas m'effleurer, ils ont juste un moment atteint
ma surface, mais tel un caillou plat et léger, comme un ricochet, ils ont juste
rebondi sur mon enveloppe légère et libre comme l'air.

J'ai ce don d'écrire des mots qui mis bout à bout, deviennent Mélodie d'Espoir,
Mélodie d'Amour,
Mélodie de Vie,
et dans Mélodie, il y a :

Ce M dédié à MERVEILLEUX.
Ce M dédié à MAGNIFIQUE.
Ce M dédié à MAJESTUEUX.
Ce M dédié à MAGIQUE.
Ce M dédié à Mon aMour.
Ce M qui veut dire M ton prochain comme tu T ' M,
Comme Tu m'M 444



Tel je le ressens.....
Sur la pointe des pieds je me retire.....

 

 

Quand Réalité rime enfin avec Réel

13 Juin 2009 Suisse.

 

3 mois exactement.

3 mois d'Espoirs.

3 mois, non, de Réalité, les yeux écarquillées pour essayer de comprendre.

3 mois pour me rendre compte.

3 mois pour m'avouer, sincèrement.

3 mois pour  me dire qu'une fois encore le Rêve m'a brouillé l'esprit.

3 mois pour concrétiser Une chose, UNE seule:

 

Je ne redeviendrai jamais celle que j'étais.

J'ai réalisé à quel point mon comportement diverge du monde qui m'entoure.

J'ai scruté de partout, une once d'Humanité, dans la foule anonyme qui m'encercle.

J'ai pris de plein fouet, l'Individualisme de chacun.

Et j'ai appris, on apprend à tout âge:

 

Que jamais au grand jamais, je ne pourrai vivre en ville, ma ville pourtant.

Que jamais au grand jamais, je ne me sentirai liée par quelque lien aux hommes et

femmes pressés, qui ont jalonné mon retour.

Que jamais au grand jamais, je ne me reconnaîtrai dans ces êtres qui ne fonctionnent

que par et pour leur Bien uniquement.

Que jamais au grand jamais, je ne veux leur ressembler, ne veux être hapée par cette

folie des grandeurs qui ne me correspond pas.

Que jamais au grand jamais je ne troquerai mon manteau de clocharde pour un manteau

de princesse.

Je suis là, assise, avec mes bijoux dans le coeur, au beau milieu de nulle part,

assise à me demander ce que je fais ici.

 

Au lieu de pleurer sur mon sort.

Au lieu d'appeler à l'aide de partout.

Au lieu d'espérer en secret que les miens mes prennent dans leurs bras.

Au lieu de prendre soin de tout être souffrant, c'est à dire à peu prêt tout être

vivant.

Au lieu de me laisser malmener, car je laisse faire, avec le sourire en plus.

Au lieu d'écrire encore et toujours.

Au lieu d'espérer, chaque matin, en ouvrant doucement les yeux, que tout va changer.

 

Je ferai bien mieux d'avoir le Courage de leur dire merci, merci, Vous Toutes et

Tous qui avez souhaiter mon retour, mais qui avez vos vies propres, et c'est bien

normal, vous y êtes installés et bien, moi je vis par procuration depuis 3 mois

maintenant.

Je ferai bien mieux de savourer ma victoire et non pas un échec.

Je ferai bien mieux de m'avouer gagnante et non pas vaincue.

Je ferai bien mieux d'être heureuse de cette solitude qui m'assaille et me ronge.

Je ferai bien mieux de dire que mon chemin est désormais tout tracé.

 

Je vais lentement ,mais sûrement, m'atteler à pouvoir REPARTIR.

Je vais d'abord fièrement, avancer dans ma Vie, la sécuriser, la valoriser, assoir

ses bases solides cette fois, pour pouvoir finalement la conduire à ma manière.

 

Un beau matin, quand tout sera prêt, quand j'aurai fini de réparer mon corps, quand

mon âme aura trouvé son apaisement salutaire, quand mes enfants auront compris que

moi ici ce n'est pas moi vraiment, quand mon père aura admis que je suis sa fille et

non pas un substitut de Maman, quand ma famille, aura pris en compte que je ne suis

pas faite pour cette vie d'égoïsme, quand tout ce beau petit monde qui m'entoure,

qui m'aime et que j'aime, sera en accord, et même s'il ne l'est pas:

 

Je ramasserai une à une mes pièces détachées, les assemblerai, avec cette fois de

l'acier trempé dans la Raison, de l'acier martelé à la plume de ma Conscience, de

l'acier si souple que le plus violent des souffles ne saura que le faire se

courber pour aussitôt se redresser tant il est Volonté.

 

Combien de temps celà va-t-il me prendre?

Un mois, un an ou plus encore?

Je n'en ai aucune idée, juste un sentiment.

Je sais juste que ça va me prendre le Temps voulu.

Je sais juste, mon Amour que tu avais raison.

Je sais juste que je peux te remercier de m'avoir laissé filer, de m'avoir attendue

et de m'être resté fidèle, d'avoir malgré tout continuer à croire en NOUS.

Je sais combien d'efforts celà à du te coûter, combien de nuits et journées à

ressasser le comment du pourquoi, combien de fois tu as du pleurer, sûrement autant

de fois que moi.

Je sais que par ma décision de retour, tu as mis en péril ton Rêve, tant tu as

avancé comme un forcené, tant tu as fait chancelé ta raison, tout en clamant être

heureux malgré tout, tout en trouvant la force de sourire et rire aux rencontres

d'un jour, tout en sachant pertinement que ton bonheur était amputé de son

Essentiel.

Je le sait tout ça, nous le savons tous les DEUX!

 

Mais maintenant je sais, que "bientôt"  va se transformer en "ici et maintenant".

 

Et seulement à cet instant, nous pourrons à nouveau conjuger le mot Amour à tous les

Temps, passé présent futur, nous pourrons l'écrire à 4 mains .

C'est dans la séparation qu'on évalue la force des liens, et ce qui nous a

pas tué nous a rendu plus fort.

L'Orage sera passé, avec sa horde de coups de tonerre et d'éclairs, il aura servi à

consolider notre Appartenance, l'UN à l'Autre.

 

Vous Toutes et Tous qui me lisez, ne soyez pas fâchés, ne pleurez pas, ne me juger

pas non plus, soyez juste témoins, heureux pour quand je viendrai vous dire au

revoir, avec le plus grand des sourires, acceuillez-moi, et prenez-moi dans vos bras

cette fois, je serai là pour vous embrasser et vous dire MERCI!

 

Isabelle

 

 

Voyage extérieur vu de l'intérieur

Istanbul 1er mai 2009, une année tout justement

Comment choisir les  mots justes?
Ne pas trahir ce que l'on a ressenti, Comment?
Comment laisser s'épancher un sentiment?
Laisser transparaître une sensation, Comment?
Comment avouer que ce fût trop court?
Ne pas se laisser aller à la mélancolie, Comment?
Comment, Comment, Comment?
Comment ne pas pleurer?
Simplement, en ne cherchant pas à comprendre!
En ne se remémorant que les meilleurs moments, simplement!
Simplement, en se disant qu'on a une chance immense!
De s'aimer si fort tout simplement!
Simplement, en gardant tout au fond de son âme, le reflet de l'Autre!
En ouvrant grand les yeux sur notre passé commun, simplement!
Simplement, en humant notre présent composé!
En savourant notre futur à venir, simplement!
Comment ne pas esquisser un sourire?
En remerciant celui qui me fait apprécier à sa juste valeur ces petits
instants de Bonheur sacré.
Comment ne pas retenir un rire?
Quand on remarque à quel point le temps est devenu inexistant et  pourtant
si précieux.
Comment essuyer cette larme qui coule le long de ma joue?
Comment?
Tout simplement en te suppliant de prendre soin de TOI mon namour
Tout simplement en te disant MERCI D'EXISTER mon tit homme
Tout simplement en te disant JE T'AIME David

Comment?
En devenant une patiente très patiente, moi la grande malade d'AMOUR
En devenant ce que tu as toujours attendu avec la plus grande patience:
Une Amoureuse Positive et pas transie;)
Promis , juré...je vais y arriver, pour l'infini et Au-delà!

ta tite femme

Mon cher Vélo Bo-beau

 

 

Je me devais de te rendre hommage, mon cher et tendre compagnon.

Je t'en ai fait endurer des tracas et des sueurs froides, quand aux détours des bris de verre

et ornières de tout genre, tu nous remettais sur la voie la vraie, dure et sûre.

Jamais aucune fois tu ne m'as fait faux bond, je dois dire que je te bichonnais en inspectant

chaque matin, apeurée que tu me lâches, tes rides et mines défaites, même ça notre Voyageur

chéri ne l'a pas remarqué, c'était notre petit secret à nous, je te flâttais le guidon, en te carressant

gentillement avant de donner mon premier coup de pédale, notre premier tour de roue, et il y a en a

eu! Dans ton rétroviseur, je me suis faite de sommaire beauté, alors je te dois bien ce humble hommage.

Là tu reposes à la cave, bien sombre retraite, mais je ne t'oublie pas, de temps en temps quand le courage

me prend, où vas-tu appeler ça de la mélancolie ombrée de nostalgie, je descends te faire un tit coucou amoureux, complice.

Ah toi aussi ta compagne de route te manque??? Comme c'est bizarre, tu lui as pourtant donné ta

plus belle roue à notre retour, et elle la sienne, comme un signe d'appartenance indefectible!

Tu es parti ce fameux 1er mai 2008 tout orange , tu reviens tout cabossé et crotté, avec une belle roue bleue,

elle te va bien tu sais, comme moi j'ai des bleus à l'âme, toi au moins tu l'as à la roue!

Tu te souviens quand il faisait si froid que tes rayons manquaient de se figer à chaque tour de roue,

ou que le vent nous faisait s'arcbouter d'un bloc ensemble comme ligotés pour ne faire plus qu'Un.

On a même manqué à plusieurs fois se retrouver dans le fossé, heureusement quand même que notre chef de file

nous suivait du retro, et aux dépends de sa vie propre, nous faisait un rempart de son corps et de sa monture, ta chérie.

Oui oui, tu as bien lu, ta chérie, tous les soirs je me faisais un devoir de vous mettre roue avant contre roue avant,

comme un petit cérémonial, ben oui vous aussi vous aviez le droit de vous aimez au moins la nuit!

Bien sûr quand tu crevais sous la charge de mon poids et de la grosse Caroline de remorque,notre tortue-maison,

je te fusillais du regard mais pas longtemps, faut admettre que nos routes dorées made in Swizerland étaient de vagues souvenirs,

et je dois t'avouer que tu avais le droit de temps en temps de faire OUFFFFFFFFF crevé! Mais je dois te remercier du fond du coeur,

car dans les pires moments , dans les pires épreuves, j'ai toujours été heureuse de t'enfourcher, même si mon cul-cul,

au début haïssait ta selle, quelle galère celle-là, quelle rebelle, me faire si mal , mais c'est elle qui a craqué avant mon popotin, je l'ai eue à l'usure et toc!

Je dois encore te remercier de m'avoir donner ce corps si ferme et rajeuni, qui aurait pu penser, moi la cinqua,

que je puisse grâce à toi me refaire une telle jeunesse. Je dois te remercier de m'avoir pardonner mes coups de gueule,

mes gros mots et injures quand tu ne voulais m'emmener plus vite en haut des cols, où quand tu refusais de fendre le vent et la tempête plus hardement.

Dans ces moments je rêvais que tu aies un petit, tout petit moteur.

Je dois encore te remercier, quand je me suis aplattie comme une crêpe devant Monseigneur le Cerf, de m'avoir portée car c'est le cas,

avec une jambe sur deux en état de marche, là tu m'as épatée, quelle endureté, bravo!

Et surtout, de toujours avoir pu me permettre de suivre ton amoureuse de bicyclette, là devant nous qui nous narguait avec ses allures de fière monture!

Moi j'avais dans l'oeil l'arrière-train de mon Homme et toi? Le fuselage arrondi de ta douce? sûrement coquin

Je te promets une chose, les beaux jours renaissant, je vais te sortir de ta retraite maudite, et te faire prendre l'air,

on va se faire du Bien, si eux là-bas se font plaisir, on va pas se gêner hein dit mon tit vélo-bobo, comme je t'ai tendrement appelé,

je vais même te renommer, tu es désormais mon vélo-gogo, go droit devant, go en avant pour l'Infini et Au-delà!

Elle est pas belle la Vie?

Un jour promis , on ira les retrouver, fais pas cette tête , laisse-moi le temps de réparer notre home sweet-home,

de concrétiser pour quoi on a du rentrer! Sois patient, comme le sont ceux que l'on aime,

hein dit mon Ami, on va y arriver! Je te love mon fidèle compagnon de route.

 

ta monture préférée

 

 

 

 

Tel le petit Prince je me suis prise!

 

 

Une impression d'être toute petite en me retrouvant dans l'Immensité du Désert.
Toute petite, comme un infime grain de sable.
Toute petite devant l'horizon qui se courbait à l'Infini.
Toute petite, quand notre tente dressée, je sentais le vent siffler dans les dunes.
Toute petite, quand de nos mains nous cherchions à sauvegarder le feu.
Toute petite, quand on se partageait les dernières gouttes d'eau.
Toute petite, quand avec délices nous mangions nos ultimes dattes.
Toute petite, quand nos yeux étaient éblouis par tant d'étoiles, tant de lumières.
Toute petite comme un infime grain de sable.
Une impression d'être toute grande quand nous nous retrouvions devant cette Splendeur.
Toute grande de se dire que nous appartenons à l'Univers.
Toute grande et fière de se fondre dans la Nature.
Toute grande de partager ces moments intenses de pur Bonheur.
Toute grande de pouvoir se tenir la main et en être les seuls témoins.
Toute grande d'avoir pu jouir d'une telle quiétude et simplicité.
Toute grande de m'avouer y être arrivée.
Toute grande de pouvoir sans crainte aucune, savourer le Silence, le vrai.
Toute grande et reconnaissante d'avoir pu goûter à ce Bonheur incomparable.
Ohhh Désert comme tu me manques, dans ton immensité.
Ohhh David comme tu me manques, par ton abscence.
Ohhh comme j'aimerai encore revivre ces moments de Paix et d' Harmonie.
Je vis désormais avec mes souvenirs, et je te lis avec délice, car seule Moi, peut
capter et comprendre tes sous-entendus, tes coups de coeur, tes coups de gueule.
Car seule Moi ai ce don de te sentir de loin, même très loin, et je partage malgré
notre séparation chaque instant de ta Vie désormais sans Nous.
Je me remplis de joie et m'abreuve de tes expériences, même si bien souvent je te jalouse.
Même si bien trop souvent je pleure, je garde cette Sérénité acquise au fils de nos Jours à Nous.
Je nous façonne à ma manière un Bonheur Durable.
Un Amour imperturbable et entier, pour que quand nous allons nous croiser, la
première chose que nous ferons sera:
De rire aux éclats, même si nos larmes vont couler, nous allons avoir le plus beau des fou-rire, tellement Nous l'aurons mériter.
Dessine-Moi un Rêve mon amour de tit Homme.
Dessine moi ce que tu auras envie, mais dessine le Beau

 

 

 

 

 

La Somme de Tout

 

1er mai 2008 - 8 mars 2009

 
10 mois de vélo,
10 mois de pédale,
10 mois d'espoir de faire des rencontres avec mes zamies Les Femmes.
 
Plus de 8000km, pour me rendre compte, en fait, comme si je ne le savais pas, au plus profond de mon Être, que la Planète TERRE n'appartient pas aux Femmes, ou pas encore, ou jamais....
 
ça y est , vous allez  me dire "elle radote la tite isa!"
Et bien non, rares ont été les moments de pures rencontres féminines, vous me crierez "t'avais qu'à continuer ton voyage, votre Tour du Monde!"
Une chose est sûre et certaine, ce ne sont que les femmes les plus pauvres, les plus simples, les plus humbles qui m'ont donné les plus grandes joies et les plus merveilleux échanges, et qui m'ont offert leur Amitié.
 
Merci la Suisse, est-ce pour celles-là que je suis de retour?
Merci la France, le melon vrai , le boeuf limousin wahooo!
Merci la Belgique, la  bière mazout mmmmmmm, les frites oui oui je les aime maintenant!
Merci la Hollande, un coin de jardin où il fait bon vivre!
Merci l'Italie, même dans un hangard (gabanone) comme refuge ou dans une frattoria, la Famille trône en maîtresse.
Merci la Tunisie, même avec ta cheville endolorie, tu as su me faire vivre un grand moment de Bonheur, de Famille entière, j'en pleure encore en vous voyant en photos.
Merci l'Egypte, promis un jour j'y serai!
 
Amère suis-je? nullement!
Déçue? jamais!
Etonnée? bien souvent!
Ecoeurée? trop à mon goût!
 
Dans mon petit périple à moi, de 9 mois exactement de tours de roues, je me suis rendue compte, en fait, que la Femme où que je me tournais, et plus nous descendions vers le Sud, est encore et toujours à la recherche de son Identité.
 
J'ai eu depuis mes 20 ans une Révélation, en pleine Amérique du Sud, la Femme n'existe que par et pour l'Homme et ses Enfants, et bien 30 ans plus tard, le constat est le même , si ce n'est pire!
Pourtant dieu sait si nous y avons mis de la sueur et du labeur, à crier notre face au monde, il y en a certaines qui y sont arrivées, mais bien trop peu à mon avis!
Vous me direz "ehhh Toi la Féministe!"
Non, non, loin de moi cette idée réductrice, trop simple de se plaindre, sans rien faire bouger.
Et surtout trop impliquées, nous sommes, entourées du Monde des Hommes.
Mais nous ne pouvons que constater même en 3ème millénaire, nous pouvons juste parfois, lever la main et dire "S'il-vous-plaît, je peux???"
Je dois avouer que j'ai perdu l'Espoir, qu'un jour, un jour peut-être, la Femme existera en tant qu'Entité.
Non je ne suis pas l'éternelle pessimiste, je suis juste réaliste après les mois que je viens de vivre pleinement, à l'affût du moindre progrès, à la recherche de la moindre preuve de réelle Avancée de la condition féminine.
Nous sommes toujours là, présentes et assidues, comme si le fait de pouvoir mettre au monde les Zêtres Humains, nous donnait à jamais ce pouvoir, tant jalousé, tant envié!
Est-ce là le centre du problème, nous possédons au fond Nous, le miracle de la Vie.
Nous avons la tâche de mettre au Monde les générations futures.
Comme si ce Don nous rendait pour toujours, au dessus de la masse des Hommes, sans cesse aux aguêts de la Possession, de la Propriété, du Pouvoir, du Capital.
Je ne sais pas, je me pose juste la question, pour nos Filles!
Vont-elles résoudre une fois pour toute, le problème, en arrêtant de mettre au monde tant et tant d'enfants?
Vont-elles arriver à stopper l'hémorragie, de tant de sang versé aux combats?
 
Je rêve, je rêve, je rêve encore et toujours... d'un monde meilleur, d'un monde empli d'amour et de respect entre nous les Humains, hommes et femmes, et notre mère Nature, tiens encore du féminin!
 
Je dédie ce texte à mon Homme, David, mon mi-homme mi-femme, tant dans son comportement, il est Homme en apparence et Femme in utero, il est un Homme dans sa quête.
Et après celà, je me demande encore pourquoi nous sommes toujours ensemble, même séparés par des milliers de kilomètres?
Facile, la réponse.
Nous sommes en Equilibre, lui l'Homme-enfant, l'Utopiste et joueur d'échecs, moi le Garçon-manqué, la Rêveuse et cartésienne.
Nous faisons une pair de gens hors du commun, un couple qui bien souvent dérangent, par nos différences Nous nous complétons à merveille et avons Un grand Espoir :
Qu'un jour, la planète Terre se réveille et mette un grand coup de pied dans tout ce foutoir
qu'est devenu NOTRE MONDE.
 
Je dédie ce texte à ma Fille, Estelle, à nos filles, vont-elles pouvoir relever le défi, la mienne en tous les cas, a le caractère bien trempé des hommes et la féminité si bien dessinée des Femmes en DEVENIR!
 
Mais je dédie aussi ce texte à mon fils Hugo, à mes fils, avec leurs traits si fins et délicats vont-ils commencer à compter avec Nous?
 
J'ai ce grand Espoir chevillé au corps, et je le garde au chaud bien au chaud!
 
je vous aime...
 
alea jacta est

 

voyage_intérieur Voyage intérieur
Le coin des femmes
Carnet de bord