Emirats
Arabes
10
octobre 2009
A
quelques miles de la côte, je jète un dernier coup d’œil sur mon billet de
bateau, comme si je jetais un dernier regard sur l’Iran et comme pour me
rappeler tous les problèmes de paperasseries que j’y ai rencontré, je
constate que les données me concernant sur celui-ci sont complètement erronées,
j’ai changé de nom et d’origine, je ne m’appelle plus Maquelin mais
Maguelin, je ne suis plus originaire de Switzerland mais du Swaziland (que je
sais même pas où cela se trouve mais heureusement qu’il ne s’agit pas
d’un papier officiel sinon je me ferais sûrement un remake de Brazil 2000
)
Il est vraiment temps que je tourne la page car ce pays m’a demandé beaucoup plus
qu’il ne m’a apporté. Ma main se referme sur mon billet en le transformant
en une boule de papier froissé et c’est avec un certain plaisir que je vise
une poubelle et m’en débarrasse.
Je
monte sur le pont histoire de profiter encore un moment de l’air pur du large
et le soleil naissant m’offre un beau spectacle en me faisant découvrir petit
à petit la terre qui se rapproche, je me sens à ce moment précis complètement
libre et un étrange sentiment de bonheur envahit tout mon corps en me donnant
l’impression que je flotte dans un nuage de ouate, je vais enfin revoir ma
Tite Femme. Malheureusement cette sensation s’estompe plus je me rapproche de
la côte, la réalité me rattrape plus je découvre ce nouveau paysage qui
m’attend, je vois au loin des buildings immenses voilés par un nuage de
pollution, puis se dessine petit à petit des 10aines de plate-forme pétrolière
et enfin le bateau manœuvre et accoste dans un grand port industriel.
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la ville de Dubaï dans son nuage de pollution |
on distingue à peine l'immeuble Burj Dubaï et ses 160 étages |
Le
vieux bateau est à quai depuis plus de 2 heures et demi quand enfin ont nous
laisses descendre en nous priant de laisser toutes nos affaires sur le pont et
monter dans le car des douanes qui nous attend. La suite n’est qu’un film
d’horreur car après un trajet de quelques minutes, entassés comme des
sardines avec un chauffeur qui se prend pour un pilote de formule 1, nous
finissons sur un petit chemin poussiéreux et sommes parqués dans un cabanon
pourris où les hommes et les femmes sont séparés et installés dans des zones
différentes, puis commence l’attente, une interminable attente où chaque fois
que l’un de nous se lève pour se dégourdir les jambes ou allez faire son
petit besoin, un des agents, toujours le même, le réprimande d’un ton sec en
lui ordonnant de se rassoire, comme s’il parlait à des chiens. Après une
bonne heure de ce manège grotesque, mon groupe est conduit dans une autre salle
d’attente où à tour de rôle nous sommes pointés du doigt par un agent des
douanes et emmenés un par un dans une pièce voisine pour ce qui à l’air
d’être un contrôle oculaire.
Mon
tour arrive, je suis enfin pointé du doigt, je me lève et suis l’agent qui
à peine arrivé dans la petite pièce se retourne, puis me toisant du regard il
me lance très sèchement une phrase en arabe, comme si je n’étais qu’un
esclave dont la vie ne dépendait que de sa bonne volonté. Je le fixe à mon
tour droit dans les yeux et tout aussi sèchement lui répond en français: Si
tu as quelque chose à me demander, alors fait le dans une langue que je
comprenne et sur un autre ton. Les traits de son visage laissent transparaîtrent
une réelle surprise, il se ressaisit, son visage redevient sévère puis il me
lâche sur un ton toujours aussi sec "Passeport" en tendant la main.
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après le nuage de pollution, voici les plates formes pétrolières |
qui se compte par dizaine |
Sans
le quitter des yeux, ma main fouille ma sacoche et saisit mon passeport que je
lui tends en disant en français sur un ton quelque peu moqueur : Et bien
voilà, il suffit simplement de le demander, essaye la prochaine fois avec le
sourire. Il baisse les yeux pour le prendre et là tout change car à la vue de la couleur de mon passeport
son visage se décompose, il
le prend, l’inspecte, puis me regarde à nouveau, cette fois avec embarras et
d’un ton complètement différent me demande si j’ai un visa pour le pays.
Ma réponse négative lui permet de se rattraper, car avec un grand sourire, il
me fait sortir de la pièce sans passer par le contrôle oculaire que tout le
monde a subit, m’accompagne directement au guichet visa et me quitte en me
souhaitant un bon séjour.
Il
est midi quand je retrouve mon vélo, je n’ai que 13,5 dollars en poche, nous
sommes vendredi et tout est fermé, le soleil est au zénith et la chaleur
pesante au rendez-vous quand je donne mes premiers coups de pédales sur cette
terre inconnue pour moi, cette nouvelle découverte commence bien mal, de plus
avec l’estomac vide, mais restons positifs, j’y ai gagné quelque chose de
très important, une confirmation de plus que l’égalité des hommes n’est réelle
que sur un joli bout de papier perdu très certainement dans le tiroir poussiéreux
d’un musée quelque part dans le monde et que nous ressortons parfois pour
nous donner bonne conscience, une confirmation de plus que je ne suis vraiment
pas fait pour ce monde, une réalité de plus qui me permet une fois encore de
poursuivre mon voyage sans regret et sans remord, qui me permet de vivre
pleinement la vie que j’ai choisis et d’en profiter à 100%.
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| une fois acosté, le paysage n'est pas mieux |
la ville de Dubaï, un chantier à ciel ouvert |
rien que sur cette photo il y a 18 grues, ca construit de partout |
Bref,
revenons à des choses plus gaies, à des choses plus réelles, plus humaines,
revenons à ce pays sur lequel je ne pourrais pas dire grand-chose vu que je
n’y suis quand stand-by pour 2 ou 3 semaines et que les pays arabes, après 8
mois, commencent
vraiment à me sortir par les trous de nez car ici aussi les femmes ne sont pas
présente hormis les Hindoues, africaines et Asiatiques qui sont venues ici afin
de gagner leur vie en travaillant dans des conditions que je ne préfère pas
imaginer vu qu’ici c’est l’argent du pétrole qui dicte sa propre loi en
muselant tout le reste, ici aussi les hommes sont tout le temps en train de
cracher sur le trottoir et les rares femmes du pays que je peux voir sont entièrement
voilée, ici aussi ce qui s’appelle Liberté passe avant tout par la religion,
mais bon, j’y retrouve enfin de la nourriture servie chaude et de vraies
toilettes où je peux pisser sur le placet si l’envie m’en prend, celle où
je peux rester 1 heure en lisant un journal si j'en ai envie.
Ceci
dit, pour revenir à la ville de Dubaï, j’avoue, malgré ma répulsion pour
cette ville, qu'elle est vraiment surprenante question architecture, ce n’est
pour le moment qu’un immense chantier à ciel ouvert mais ce qui est déjà sortit de
terre à de quoi rendre misérable n’importe quel architecte de chez nous (ils
devraient avoir l’obligation de venir ici deux semaines durant leur étude
afin de voir ce qu’est de l’architecture
)
il n’y a presque aucun bâtiment rectangulaire ou carré, aucune façade plate
et morne, chaque building a sa propre forme, aucun ne se ressemble si ce n’est
dans un parfait mélange entre fer et béton, aluminium et vitrage teinté, un
mariage réussi des matériaux et des formes qui donne vie à chaque bâtiment,
ici tout est possible, surtout dans les aménagements intérieurs qui sont à la
démesure du Dieu argent. Et que dire de plus, que c'est un véritable patchwork
de quartier éthnique bien distinct, qu'il y a autant de gros 4x4 et voiture
longue comme je n'en n'avais jamais vu que de voiture "propre"
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taxi bateau de la crique de Dubaï |
tout sauf carré, ici les courbes et les arrondis sont à l'honneur |
Elle
est construite en plein désert et les moindres locaux sont climatisés,
ici l’écologie n’a pas sa place, seul compte l’argent et la politique
actuel de faire de Dubaï un passage obligé de tous touristes se respectant,
ouvrant la place à toutes les folies humaines, en grande partie possible grace
au bienfaiteur de cette ville, le Sheikk Zayed, passant par le gazon et fleurs
en tous genres qui recouvrant tous les espaces possibles, de l’aquarium géant
en passant par la patinoire olympique ou la piste de ski dans ces centres
commerciaux géants où toutes les grandes marques connues se bousculent pour y
être présente, un parfait reflet de notre société de consommation mais mon
optimisme légendaire a encore frappé, j’y ai quand même trouvé du bon, je
peux apporter une réponse à YAB concernant les panneaux solaires qui ne
couvrent pas les toits de cette ville, je sais pourquoi, car il vaut mieux y
construire un héliport, ça rapporte au moins de l’argent ![]()
(En
parlant de lui, je sais que beaucoup d’entre vous on regardé son film, vous
l’avez aimé ? J’en suis sur, il y a de belles images. Vous l’avez
bien compris ? Je sais que vous l’avez compris, et maintenant,
franchement, combien d’entre vous on changé leurs habitudes de vie ? Ca
aussi je le savais, vous comprenez maintenant pourquoi j’ai perdu toutes
illusions sur le devenir de la planète, alors sortez vos petits sous et
profitez de la vie pendant qu’il en est encore temps, mais surtout n’oubliez
pas de préparer votre mea-culpa pour nos enfants et leurs descendants)
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| des acquariums géants dans les super-marché |
avec des décors époustouflants (ici des spécimens de plus de 2 mètres de long) |
et même un requin baleine de plus de 5 mètres |
Te
dieu, Maguelin du Zwaziland, tu as vu un peu ce que tu écris, je n’y vois que
des phrases et des lignes aussi noir qu’une nuit sans lune, des textes couleur
encre de chine, qu’est ce qui te prend, tu perds la boule ?
Deviendrais-tu négatif ou futur éco-terroriste ? Serais-ce parce que tu
es encore bloqué à attendre un visa, que tu es encore coincé dans une chambre
d’hôtel sans pouvoir pédaler ? Haaa non, je comprends, elle te manque
c’est ça hein ! Alors reprend toi vite car pendant que tu es en train de
dormir sagement, là voilà qui pousse doucement la porte de ta chambre d’hôtel,
elle se déshabille silencieusement afin de te rejoindre dans ce lit bien trop
grand pour toi tout seul, elle s’allonge à coté de toi tout en douceur afin
de ne pas te réveiller et s’endort en se collant contre toi.
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| la belle Isab'Elle qui retrouve son sourire |
et
pour mon plus grand bonheur son petit grain de folie |
telle la reine cléopatre sur son trône |
Tel
était ce que nous nous étions dit par téléphone, nous retrouver enfin mais
durant les 24 premières heures ne pas se jeter l’un sur l’autre, était-ce
par jeu ou pour se laisser le temps de se retrouver en douceur, je ne le sais
pas, peu importe car rien ne sait passer comme nous l’avions prévu, le maître
d’hôtel à frapper contre ma porte avant de laisser Isabelle entrer dans la
chambre, elle m’a découvert à moitié éveillé, la tête dans le cul par la
faute d’un marchand de sable qui à tardé à venir cette nuit là tant j’étais
excité de la retrouver, puis elle s’est déshabillée et nous nous sommes
allongés dans le lit, sans un mot, nu comme au premier jour, chacun d’entre
nous humant à plein nez l’odeur de l’autre, chacun les mains tremblantes au
contact du corps de l’autre, notre promesse ne résista que 10 secondes au
contact de nos corps, à peine le temps de se dire bonjour que nous nous
enlacions pour épouser le moindre centimètre de peau de l’autre, 10 petites
secondes pour retrouver ces frissons intérieurs et cette émotion qui vous font
vibrer comme ci c’étais là première fois, puis nous nous sommes aimés sans
retenues avant de sombrer dans le sommeil, l’un contre l’autre, nous étions
enfin à nouveau réuni après 5 mois de séparation.
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| des sols en marbres incroyables |
des décors extérieurs grandioses |
et des intérieurs à vous couper le soufle |
En
nous réveillant quelques heures plus tard, nous n’étions même pas surpris
de nous retrouver dans le même lit, comme si nous n’avions jamais été séparés,
comme si nos vies s’étaient mises en stand-by pour reprendre exactement là où
nous les avions laissées, simplement heureux d’être tous les deux ensembles,
à nouveau réunis, à nouveau entier, complet de par la présence de l’autre,
deux entités ne formant qu’un seul être, deux entités pour former le NOUS
qui nous manquait tant. Sur les 8 jours que nous avons passés ensemble, nous ne
sommes sortit de la chambre qu’à trois reprises, pas parce qu’il n’y a
rien à faire à Dubaï, (quoi que, après réflexion, mis à part du shoping,
il n’y a vraiment rien d’autre à faire ici) mais parce que le fait d’être
réunis nous suffisaient largement, pouvoir à nouveau discuter sans fin, se
coller l’un contre l’autre en chien de fusil en ne faisant rien suffisait à
nous combler, à nous remplir, ces moments de bonheurs était aussi suffisants
pour lui redonner un visage serein, pour effacer toutes ces traces visibles sur
son visage que lui on laissés les tracas de la vie moderne et lui redonner ce
sourire que j’aime tant voir dessiné sur ses lèvres.
J’aimerais
parfois être le maître du temps, pouvoir quand bon me semble l’arrêter dans
ces instants de bonheur afin que ceux-ci soient éternels, mais je ne le suis
pas et malgré le fait que j’ai essayé de vivre pleinement ces 8 jours,
ceux-ci sont passés bien trop vite et nous voilà à déjà à l’aéroport,
devant le portique, point que je ne peux franchir, où je devrais la laisser
partir. Nous nous regardons droit dans les yeux, sans pouvoir nous laisser aller
à nos envies, simplement pouvoir se serrer dans les bras et s’embrasser sans
fin, ici cela est interdit, nous sommes obligés de nous dire un "au
revoir" dans la retenue, comme une fin ratée, un goût amer après tant de
plaisirs et de bonheur, je ne peux que glisser ma main dans ma poche, lui
prendre la sienne et glisser sur son annulaire une bague de fiançailles, en lui
demandant ci elle veut bien encore de moi.
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| et non, pas en suisse, simplement dans un super marché |
petit détail d'une colonne |
ne manque plus que la neige qui tombe |
Elle
regarde la bague, puis ses yeux remonte chercher les miens, ses yeux qui
maintenant brillent de miles éclats, tel deux diamants, puis ses lèvres
s’entrouvrent et laisser passer un "oui" qui me remplit d’un
intense bonheur. Toujours sans pouvoir nous laisser aller à nos émotions, nous
nous lâchons la main, elle passe le portique et nous voilà séparé par une
vitre qui ne pourra pas arrêter nos regards durant son enregistrement, qui ne
pourra pas empêcher le passage des nombreux bisous que nous déposons l’un et
l’autre sur notre main avant de nous les envoyer en soufflant sur celle-ci,
puis elle disparaît dans le couloir menant à son avions, fait demi-tour avec
l’espoir de m’envoyer un dernier bisou, j’étais encore là, j’attendais
ce dernier bisou. A peine rentré à l’hôtel, je me rue sur les dernières
victuailles qu’elle m’a rapporté de suisse, comme pour faire durer le
plaisir de nos retrouvailles, et ce jour la, chocolat, fromage et cervelas avait
un goût unique, un goût magique, celui de l’amour.
Au
moment où je vous écris ces lignes, cela fait trois jours qu’elle est partie
et que j’attends toujours mon visa pour l’inde, trois jour interminable,
trois jours sans fin, ils me l’ont promis pour demain, mais peut importe, je
suis encore plein d’elle, plein de nous, je n’ai plus rien à dire sur ce
pays que je n’ai fait qu’entrapercevoir, mais cela ne me dérange pas, bien
au contraire, cela va me permettre de remettre l’église au milieu du village,
mettre les points sur les i de certains bruits qui courent et qui sont parvenus
à mes oreilles, rassurer certaines personnes qui se font du soucis avant que je
ne reparte pour une nouvelle aventure, mais, et surtout, répondre au sms
qu’Isabelle m’a envoyé deux heures plus tard, juste avant de monter dans
son avion…
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quand
je vous disais qu'elle avait retrouvé son sourire et son petit grain de folie,
ici dans le rôle de l'âge de glace3 |
ch'uis
pas si maigre, vous voyez, ch'uis juste mal rasé (cherchez Isabelle...
quand je vous dit que je n'ai d'yeux que pour elle |
Commençons
par remettre l’église au milieu du village : Pourquoi il voyage… Je
crois que nous avons tout dit sur la page Pourquoi partir, mais à première vue peu de
gens l’on lue. Non, je ne fuis pas ceci ou cela, non, je ne cours pas non plus
après la mort de mon frère ou toutes autres chimères et non je ne suis pas à
la recherche d’un but à ma vie car si but il devait y avoir, ce voyage serait
à lui seul ce but car ne dit on pas que l’horizon s’élargit devant celui
qui voyage ? (merci Dominique) Alors je ne peux que vous renvoyer à la
page que j’ai mentionné plus haut et peut-être apporté une petite précision
perso que je n’aurais pu imaginer avant de commencer cette aventure. J’acquière
au fil des mois que je passe à voyager un peu de cette paix que nous
recherchons tous et que si peu d’entre nous trouvent, plus le temps passe et
plus je suis emplit par les bienfaits de cette liberté retrouvée où tout
devient possible. Tous les hommes meurent un jour, mais peu d’entre eux prenne
le temps de vivre. Pour ma part, je ne craignais plus la mort depuis longtemps
et maintenant plus que jamais, la mort ne me fait vraiment pas peur, je
l’accepte même complètement car j’ai vécu et maintenant je Vis
pleinement.
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| l'immeuble Burj Dubaï, le plus haut du monde avec ses 160 étages et près de 500 mètres de hauteur (avec une belle sculpture de Botero) |
pour les vaudois, les trois petites tours que l'on voit sur la gauche son aussi haute que celle de montreux, juste pour vous donner une idée, pour les autres, la tour Effel est petite à coté de ce molosse (la hauteur est tellement impréssionante qu'on dirais que ca penche) |
merci
Tite femme, z'avet vu ce qu'elle ne ferait pas pour vous |
Passons
au point sur les i : Tite Femme, ne les écoutes pas quand ils te disent
que je ne t’aime pas sinon je serais rentré avec toi, ces gens ne me
connaissent pas, tous les hommes sont différents et les manières d’aimer
aussi, toi tu sais que je suis toujours l’exception qui confirme la règle.
Ils ne savent pas ce que j’ai pris sur moi de devoir te laisser régler seul
ce que tu avais à régler de ton passer afin que nous puissions vivre
pleinement notre présent, ils ne savent pas le nombre de fois
que j’ai pleurés en sachant ce que tu vivais et ce qu’ils te faisaient
vivre tous ces jaloux du bonheur et ces empêcheurs de tourner en rond, je ne
peux te jurer que notre amour est indestructible et infini, (quoi que, avec ce
que nous avons déjà vécu
)
Je ne peux que te promettre que tant que nous serons amoureux l’un de
l’autre, nous vivrons notre amour comme aucun d’entre eux ne là vécu ou même
rêvé, comme nous le vivons depuis bientôt 6 ans malgré tous ce qui nous y
empêche. (Notre passé fut parfait, notre présent est merveilleux, notre futur
ne peut être décrit par un mot existant tant il sera incroyable
)
Pour
finir le chapitre des points sur les i, et pour répondre définitivement à la
question, parlons fidélité : Il est vrai que l’humain n’est pas fidèle,
sexuellement parlant, comme bon nombre d’animaux sur cette planète, que ce
n’est qu’un dogme de notre bonne vieille église. Quand ils te disent que je
dois sûrement te tromper à tour de bras, ils ne connaissent rien de ma vie et
encore moins de mon vécu, il est tellement simple de transférer sur les autres
sa propre histoire afin de se donner bonne conscience. Ils ne savent pas que
j’ai pleinement vécu ma vie sexuelle, que j’ai durant de nombreuses années
fait partie du monde libertin, ils ne savent pas non plus que quand tu m’as
connu j’avais 5 petites amies en même temps et que je prenais un malin
plaisir à découvrir toutes les voies possibles du plaisir, donc ils ne peuvent
même pas imaginer que j’aie pu réaliser bien plus que tous leurs phantasmes
réunis et que j’ai pu réaliser plus que je ne pouvais l’imaginer moi-même,
alors il y a bien longtemps que je n’ai plus rien à me prouver et encore
moins à prouver aux autres et que je suis passer depuis fort longtemps dans le
camp de ceux qui préfère la qualité à la quantité.
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| tellement haute que le soleil se reflète dedans, et toujours aussi penchée |
soyons un peu artiste |
et
si je la met droite, c'est les bâtiments à coté qui sont penché, j'ai
pas vraiment compris la chose |
Mais
ce n’est pas la chose la plus importante qu’ils ne sachent pas, ils ne
connaissent rien de toi non plus, ils ne savent pas que tu es la meilleure, que
toi seul est capable de coller des crises de priapisme d’un simple regard, que
tes mains, ta bouche, et toutes les autres parties de ton corps sont fait pour
l’amour et sont experts dans cet art, que si un jour la sexualité devait
prendre forme humaine, elle te ressemblerait comme deux gouttes d’eau. Alors
Tite Femme, tu ne dois pas avoir honte de qui j’étais ou de qui nous sommes,
n’aient pas peur de leur dire à voix hautes ces quelques lignes ou alors vit
pleinement comme moi et laisse les parler et jaser car tu sais que j’ai trouvé
la perle rare, celle qui est capable de tout et qui est devenu mon tout pour
l’infini et au-delà![]()
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| décors de super marché, des murs d'eau de plus de 10 mètres de hauteur avec des plongeurs de taille réel |
Pas
le droit de porter de petites robes, de s'embrasser ou de montrer des
signes d'affection (se tenir par la main par exemple) on veut bien de
notre argent mais pas de notre manière de vivre (moi je propose qu'on
leur demande d'enlever leur voile et d'embrasser leur femme quand ils
viennent chez nous |
une dernière parce que je la trouve cool |
Pour
terminer par une touche de gaieté ces quelques lignes bien trop sérieuses à
mon goût et leur laisser une porte de sortie pour qu’ils puissent continuer
à parler de moi en mal, car comme disait Voltaire : Je ne suis pas
d’accord avec ce que vous dite mais je me battrais pour que vous puissiez le
dire, je conclurais donc par cette belle phrase : On ne trompe jamais sa
femme, on se trompe simplement de femme ![]()
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| comme elle est belle avec ce sourire n'est ce pas |
non,
c'est pas la même que plus haut, pis de toute façon je fais ce que je
veux, na |
on serait presque bien assortit |
Passons
maintenant à la phase résurrection, pardon rassurage : Effectivement mon
physique a complètement changé (tu parles, avec 21 kilos de moins, difficile
de cacher la chose) mais je ne suis pas devenu un rachitique sur roulette ou un
cyclopathe fou, j’ai, comme je
l’ai expliqué dans une lettre en réponse à Estelle qui se faisait beaucoup
de soucis pour moi (une de nos filles) simplement perdu ce gras qui ne me
servait à rien et que je devais trimballer dans les montées, car malgré moi
et le fait que je vive ce voyage plutôt de manière cool et du coté bon vivant, je suis devenu un
sportif fumeur d’endurance et mon corps c’est tout simplement adapté à cette
nouvelle vie en me faisant retrouver le corps de mes 20 ans, celui que j’avais
quand je l’entretenais.
Isa
pourra vous le confirmer car je suis passé sur un pèse personne moderne en sa
présence, vous savez, cette machine bizarre qui vous donne votre poids, masse
musculaire, graisseuse et tous pleins d’information étrange qui ne veulent
rien dire pour moi, et bien d’après elles, (oui, je parle de la machine et
d'Isabelle) je
suis parfait (je l’ai toujours dit
)
ok, les trois mois passés dans les régions désertiques de l’Iran sous un
soleil de plomb ont fini de me sécher et m’ont rendu quelque peu tendineux en
suçant les moindres petits restes de graisse qui se cachaient par-ci par-là, en
assèchent jusqu’à l’eau de mes cellules, mais les provisions que ma Tite
femme m’a rapportez de suisse et ces deux semaines de grosses bouffes on vite
fait de me redonner de jolies petites formes galbées, alors vous voilà rassurés,
plus besoin de vous faire du souci, je m’occupe très bien de moi ok, Isa
aussi ![]()
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| une patinoire en plein centre commercial |
photo spécial pour la "pustule" (Estelle) qui à horreur des Crocs, alors voilà un mur de Croc |
spéctacle d'eau sur fond de musique en pleine rue |
Nous
arrivons
au sms, celui que tu m’as envoyé pour compléter ton "oui"
Tite femme, celui ou tu me dis je te site : Je suis tellement fière de
faire la deuxième partie d’un homme voyageur comme toi. C’est plutôt à
moi de te dire merci d’accepter un Peter Pan à roulette comme moi, à moi de
te dire comme je suis fière et heureux qu’une femme intelligente et belle comme toi,
si pleine d’amour, de tendresse et de compassion, accepte un homme de mon espèce,
c’est à moi de te dire merci d’accepter de vivre mes folies, d’accepter
la seule vie que je sois capable d’offrir, une vie si différente de ce que tu
pouvais imaginer ou espérer, merci de ton amour ma Tite femme, merci pour tout
ce que tu m’as appris et apporté durant ces années
Je t’aime moi non plus
(veLO-VElo)
Voilà,
la page Emirats se termine sur ces jolis mots, du moins je l’espère car je
n’ai toujours pas de visa, la promesse du "visa demain" c’est transformé
en un refus, alors nous verrons bien ce qu’a donné ma visite à l’ambassade
et si après l’heure de discussion il me le donne vraiment dimanche matin par
coursier spécial comme promis, vais-je enfin pouvoir m’envoler vers
d’autres cieux, vers d’autres lieux ? Cela est une autre histoire que
je vous raconterais si je survis à cet amour fou qui m’envahis chaque jour un
peu plus et à cette mousson complètement décalée et si violente (5
octobre 2009, 800 morts à Mumbai) que l'inde n'en n'avait pas connu depuis
près d'un siècle (1910) vive les changements climatiques![]()
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| ils ont même cronstruit une fausse venise sur un faut plan d'eau, où s'arreteront ils |
on ne compte pas l'argent, on peut éclairer les bâtiment |
et même jusqu'aux palmiers dans les rues |
Les émirats arabes unis en chiffre
Vraiment pas beaucoup de kilomètres en 19 jours
1 big problème, ma remorque, parquée devant l'hôtel, a vu son pied en carbone explosé sous le poids d'un gras doudou qui c'est assi dessus pour se reposer
0
crevaison et tout autant de jours de pluie, mais 8 jours d'amour![]()
Les +
Des building incroyable à Dubaï avec une architecture qui sort vraiment de la norme
C'est le premier pays arabes que je visite qui dispose de poubelles pour faire le tri des déchets et ils employent tous des ampoules basse consomation
Possibilité de faire plonger les prix de plus de 70% des hôtel durant la saison chaude (juillet à octobre)
Les -
Beaucoups mais vraiment beaucoup de véhicules type 4x4 et autre gros cube consomateur de carburant
La vie du touriste y est vraiment très cher voir même exagérée
La ville de Dubaï n'est vraiment pas économe en gaspillage d'énergie (eau, electricité, enfin toutes les énergies possibles)
Les pseudo souk ne sont pour la plupart que des copies pour touristes
Manque de liberté certaine pour les couples dans la rue et les lieux publique, religion oblige
Et comme dans tous les pays arabes que j'ai traversé, les grosses marque de boissons gazeuses (coca-cola, 7up, pepsi et cie, hoooo la honte) continue ici à fabriquer et vendre des canettes dont la languette en alu ne reste pas fixée sur celle-ci (normal, il gagne quelques centimes de plus alors à quoi bon changer alors que la marque bien plus modeste Malta, de Lomé au togo, afrique, eux font quand même une languette fixe pour ces pays)(si je ne fini pas avec un avocat au cul envoyé par ces grosses marques, j'y comprend plus rien car, comme avec la société Flexcell en suisse qui nous à lancé un avocat juste avant notre départ, votre liberté de paroles s'arrête net quand il s'agit d'argent et de business)
PS promis juré, la page inde ne sera plus que du voyage
et du rêves, la j'ai fait ce que j'ai pu avec ce que j'avais![]()
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| système de climatisation naturelle de certains bâtiments sur fond de parabole (j'ai pas vraiment compris la technique) |
j'ai traversé des endroits tellement chaud que les bougies rangées dans ma remorque se sont aplaties et tordues |
et pour qu'il n'y est pas de jalousie, une photo spécial "tite Julie" |