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26
mars 2010
Je constate que je prends de
mauvaises habitudes car voici que pour la deuxième fois depuis notre départ
que je ne fais pas de mise à jour du texte durant un mois et la première fois
que je vais faire une mise à jour sur un pays que j’ai déjà quitté, je
n’ai pas d’excuse et n’en cherche pas, j’avais besoin de me retrouver,
de me recentré un peu sur moi-même, me vider la tête de tout ce qui
m’entoure, de tout ce qui remplit ma vie de voyageur sur trois roues afin de
pouvoir regarder un court instant dans le futur, voir de quoi sera fait demain
histoire de savoir si je ne dois pas changer de direction. La chose à été
faite, comme la réflexion, et me revoilà, donc attachez vos ceintures car le
voyage commence immédiatement…
En parcourant les 8 kilomètres qui
me séparent de la frontière du Cambodge, je me pose comme à chaque fois
pleins de questions… Est-ce que mes 300 euros seront suffisants pour vivre, à
quelle sauce vais-je être mangé, que vais-je découvrir de l’autre coté,
toutes ces questions disparaissent normalement au bout de quelques heures car la
vie reprend le dessus et je dois me concentré pour essayer de m’adapter le
plus rapidement possible aux nouvelles règles que je découvre et les problèmes
d’alimentations et de coins où dormir font le reste, mais voilà, cette fois
les choses sont différentes.
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| la frontière passée, les déchêts commencent |
j'aime leurs moyens
de locomotions, il y en a même qui porte un casque de moto |
dans toutes les maisons, un temple ou autel privé sur lequel, tous les matins, on fait des offrandes de nourriture, de boissons et autre |
Plus j’approche de la frontière
et plus mon attention est attirée par déchets qui volent au vent, des sacs
plastic qui jonchent le sol de partout et une route goudronnée qui devient de
pire en pire plus les mètres passent. J’arrive enfin au poste frontière et
après une heure de queue pour arrivé devant le guichet du douanier thaïlandais,
me voici dans la zone franche entre les deux pays. Le changement est radical,
j’ai même l’impression d’avoir changé de continent, de me retrouver en
Afrique tant la saleté et la poussière sont présente, tant la pauvreté est
frappante et tout en me glissant dans une autre file pour me présenter cette
fois devant un douanier cambodgien, je regarde passer ces charrettes de bois
remplient de victuailles et autres gadgets made in china, charrettes qui sont
tractées, poussées par des hommes, des femmes et même des enfants.
Après une nouvelle heure
d’attente et de patience, me voilà sur une nouvelle terre inconnue, dans un
brouhaha de vieux moteur et de coups de klaxons, comme un retour en arrière et
mes souvenirs d’indes refont surface. Il ne m’aura fallu pas moins de 2
heures et demi pour passer cette frontière, la matinée est déjà bien avancée
quand je donne mes premiers coups de pédales sur le boulevard principal de la
ville de Paôy Pêt où je décide de m’y arrêter pour, faire du change,
prendre la température du pays, et surtout trouver une carte géographique de
celui-ci et par la même occasion dénicher une carte SIM pour mon téléphone
car Isa à besoin de parler avec moi ces temps-ci.
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| vraiment très colorés les temple de ce pays |
et on y trouve de
bien belles surprises, il faut arrêter la cole les amis |
même les plafonds y passent |
C’est le bruit de la ville qui me
réveil au petit matin alors que je suis dans un minable petit hôtel, dans une
chambre minuscule sans fenêtre qui sent le moisit et où les cafards et les
rats me tiennent compagnie, sans est trop pour moi, je dois prendre le largue
malgré le fait que je n’ai pas trouvé de carte du pays, peu importe, cette
ville ne me plait pas du tout, ne m’apportera rien et les prix qui y sont
exercés sont vraiment exacerbés, un coût qui n’a aucune réalité avec ce
qui est donné en retour donc je saute dans mon cycliste, trouve de quoi me
sustenter un minimum et file le plus rapidement possible de cet enfer poussiéreux.
Ma carte de Thaïlande me donne un
petit aperçu du Cambodge et de la route à suivre pour atteindre Phnom Penh, la
capitale, où je pourrais faire ma demande de Visa pour retourner en Thaïlande,
suivre cette route jusqu’à la prochaine ville à 50 petits kilomètres de là,
puis la route se sépare en deux, une des voies passe par le nord de cet immense
lac, le lac Tonlé Sap (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tonl%C3%A9_Sap)
bien plus grand que le lac Léman (Grand lac d'origine glaciaire situé entre la
Suisse et la France. Son nom, probablement d'origine celtique, nous est parvenu
via le latin lacus Lemanus.
On lui donne parfois le nom de lac de Genève, enfin les Genevois, donc, paf
dans les dents des genevois, on doit dire Lac Léman
)
lac que je dois longer, en passant par le fameux site des temples d’Angkor,
l’autre le contourne par le sud et fais 50 kilomètres de moins pour me faire
parvenir à destination.
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| un nombre impressionant d'enfants travaillent (ici dans la sculpture) |
dans la série il fait chaud, le boeuf |
la moto sert souvent de moyen de transport, ici trois cochons bien vivants qui sont arrosés pour ne pas bruler au soleil |
Je me tâte, j’hésite, je ne
sais pas vraiment quelle direction prendre car le temps m’est compté, pas
grave, je vais de toute façon dormir une nuit dans cette ville et j’aurais
largement le temps de me décider, et puis autre chose hante actuellement mon
esprit et mon ventre, je crie famine car mon petit déjeuner était vraiment
petit et alors que je traversais un petit village, les yeux perdus sur les cotés
de la route à la recherche d’une échoppe où me nourrir, je ne vois pas
arriver la chose, mais lui ne me rate. C’est Alvaro Neil, un cycliste
espagnole, partit depuis 5 ans sur les routes du monde et après une petite
discussion et un bon miam, nous décidons de parcourir ensemble un bout de
chemin.
Je décide donc de prendre par le
nord, plus long mais je vais ainsi profiter d’une présence à mes cotés, réglant
par la même occasion mon problème de carte géographique. Je découvre aussi
une autre manière de voyager, en commençant par des distances journalières
bien plus grandes qu’à mon habitude car Alvaro lui fait des étapes d’une
centaine de kilomètres par jours et le trajet de trois à quatre jours prévu
par moi pour atteindre le site d’Angkor ce transforme en une course de deux
jours et c’est avec un grand plaisir que je me pose dans l’un des lits de
notre chambre pour une petite sieste bien méritée (ceci dit, je suis content
d’avoir pu suivre le rythme avec mes 100 kilos
)
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| dans les temples d'Angkor Wat, les moines se déplacent comme des fantomes |
un bouddha à multiple bras, je ne connaissais pas |
très
stoïque, mais avec de la bonne volonté, on arrive à les faire rire |
La course reprend le lendemain en
fin de journée car Alvaro qui passe beaucoup de temps sur Internet pour tout
savoir en avance de ce qu’il visite, a lu qu’un billet acheté après 17
heures permet d’aller sur le site le jour même et profiter du coucher de
soleil et revenir le lendemain et visiter cette fois le site pour la journée
entière. Et après un magnifique coucher de soleil, nous revoilà d’attaques
le lendemain matin à 5 heures 30. Le site est immense, plusieurs 10 aines de
kilomètre de longueur par autant en largeur et ce n’est pas moins qu’un
billet pour trois jours qu’il faut pour pouvoir visiter en vélo le site en
grande partie. Je ne vais pas vous décrire ce que j’ai vécu ou vu sur place
car ce lien vous en dira bien plus (http://fr.wikipedia.org/wiki/Angkor)
et sûrement avec plus de précision que je ne saurais le faire.
La seule chose que je peux ajouter
c’est que la visite du site devrait être obligatoire en vélo car dur dur
tous ces véhicules dans un site si magnifique malgré que le temps, les khmers
rouges et les pilleurs l’aie bien abîmé, sans parlé de ces splendides
arbres qui habitent les lieux et sculpte les ruines et qui malheureusement sont
systématiquement coupé soit disant pour sauvegarder le site, ou encore de la
horde de tourisme qui enflent au fur et à mesure que les années passent, alors
si vous aimez l’histoire et les belles pierres, dépêchez-vous de vous y
rendre avant qu’il ne soit trop tard et que se ne soit plus que des touristes
qui apparaissent sur vos photos.
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| levé de pleine lune sur les temples, ici en pleine rénovation |
une photo sans touristes, un tour de force tout bientôt impossible |
de
bien belles statues dans ces temples
(bisou
ma Tite Femme |
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| le soleil est à peine levé et les moines font leur offrandes et déposent des baton d'encences |
beaucoup de bas relief et statues gravées dans les blocs de pierre |
les fameux visages de Bouddha |
En parlant des touristes, ceux si
font un retour en force depuis la fin des khmers rouges, drainant derrière eux
tous ce qui m’horripile dans le tourisme, car à peine avais-je passé la
frontière que les propositions de massages, prostitution et produits illégaux
me sont proposés à tour de bras et dans la ville de Siem Reab qui est la plus
proche du site d’Angkor, nous atteignons le summum car ici le touriste est
roi, plus rien à voir avec le Cambodge, c’est une ville Européenne, même la
monnaie locale (riel) est devancée par le dollar, ici quand je demande un prix,
on me répond en dollars, faisant explosés les prix et pas moyens de marchander
car ils savent très bien que si tu ne le prend pas, il y aura un autre con qui
le fera à ta place, le coin n’est plus que dollars, business et c’est
vraiment un tour de force pour Alvaro et moi d’arriver à se nourrir ou se
loger pour un prix à peu prêt normal.
Comme le Cambodgien vit au jour le
jour, les commerçants ont une vision du futur très limitée et son tombé dans
la loi du dieu dollar, de l’argent à tout prix le jour même, rendant toute
amitié réelle impossible car tout n’est qu’argent, ici après vous avoir
demandé votre nationalité, on vous pose deux autres questions : Es-tu
marié ? Et si la réponse est négative, arrive droit derrière la
question : Tu gagnes combien? Tu es riche ? La publicité et les
businessmen on bien réussit leur coup, le Cambodge est tombé dans le piège,
tout comme nos enfants, le rêve du bonheur par l’intermédiaire de la
possession matérielle est devenu réalité, il faut avoir le dernier modèle de
téléphone mobile à clavier tactil, le plus beau et gros 4x4 pour être un
homme heureux, bien triste réalité que je constate ici aussi, le monde est
bien loin de s’améliorer.
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| de nombreuse statues immenses sont vénérées |
voici le robinet cambodgien, ça muscle les bras |
transport publique, ici la motobus et sa remorque |
Mais oublions cela car je n’ai
plus vraiment le choix, je dois accepter cela comme étant maintenant la norme
dans le monde actuel et ce malgré mes espoirs de trouver un pays différent,
une autre manière de fonctionnement, une autre manière de vivre, mais je sais
sur à présent que je cours derrière une chimère que je ne pourrais jamais
rattraper. Bref, revenons au voyage car malgré tout cela, j’arrive quand même
à y trouver des bons cotés, celui de certaine rencontre, comme Christelle et
Manu, deux enseignants suisses en train de faire un tour du monde en vélo
pendant une année sabbatique avec qui j’ai passé une excellente soirée.
Après
trois jours de visites du site, entrecoupés chaque fois d’une journée de
repos, je reste encore 4 jours supplémentaires dans cette ville dans
l’attente de mon visa thaïlandais que j’ai réussi à me faire faire, ce
qui m’évitera de m’engouffrer dans la ville de Phnom Penh et me laissera un
peu plus de temps pour essayer de voir un autre Cambodge, plus campagnard, et au
petit matin, nous voilà Alvaro et moi remontant sur nos engins pour parcourir
encore ensemble deux jours avant que nos chemins ne se séparent.
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| et
encore une sans touristes, je vous met au défi
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regardez bien mon ami Alvaro, cela vous donnera une idée de la grosseur de ces troncs et racines |
pas de jouet ni de télévison, ici on joue avec n'importe quoi |
Pour ne pas changer de ses
habitudes, c’est à nouveaux deux jours de course folle avec juste une pose
sacrée durant la journée, la sieste espagnole qu’Alvaro ne peut sous aucun
prétexte raté
La première nuit, nous sommes obligés de la passé dans un hôtel faute
d’une turista qui me colle au ventre depuis le début de la journée. Au petit
matin, Alvaro me fait encore battre un record avec un départ à 6h51 histoire
de profiter de la fraîcheur matinale avant la grosse chaleur qui lui impose à
nouveau une siesta et en fin de journée, nous arrivons dans la ville de kampong
Thom où après un bon repas, nous trouvons refuge la nuit tombante dans le
temple de la ville, accueilli comme des princes par Yorn Bunhroeun, le gardien
du temple et ses 32 étudiants.
La nuit, la température est encore
tellement élevée qu’il est impossible de dormir dans les sacs de couchage,
nous dormons à même nos matelas de sol, moi à torse nu tellement la chaleur
est collante cette nuit là, Alvaro qui a déjà attrapé la Malaria et a eu déjà
trois crises depuis le début de son voyage, installe sa moustiquaire, pour ma
part je fais confiance à Yorn qui m’indique qu’il n’y aura pas de
moustiques ce soir. Après une dernière obligation d’Alvaro qui est super
sponsorisé de partout et qui cette nuit doit faire une interview pour une radio
espagnole, nous pouvons enfin nous coucher et récupérer de la journée en
contemplant les étoiles qui illuminent le ciel.
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| le problème du touriste, les portes à peine ouvertes que les vendeurs se ruent sur vous |
mais dans les endroits moins fréquentés, on trouve de bien belles choses |
un
hamac et un jeu est inventé, le savoir vivre du pays
|
Le soleil se lève à peine que la
vie reprend dans le temple comme les regards curieux qui se posent sur nous,
nous tirant inconsciemment de notre sommeil, puis le petit déjeuner nous est
servit, déjeuner que nous partageons avec Yorn qui en profite pour nous inviter
a parcourir la ville avec lui dans sa quête journalière des offrandes de
nourriture qu’il reçoit chaque matin de la population de la ville, invitation
que nous refuserons car Alvaro à une autre obligation, celle de rejoindre
rapidement une autre ville du cambodge pour y donner un des ses spectacles de
clown. Nous quittons le temple, parcourons les 300 mètres du sentier sablonneux
et arrivons devant la grande route goudronnée où après deux semaines de vie
commune, nous nous disons au revoir et filons chacun de notre coté.
Ce jour là, je vais reprendre mes
habitudes avec plaisir et parcourir une distance de 60 kilomètres, reprenant le
temps de voir défiler les choses, prendre le temps de m’arrêter pour boire
un coup et faire connaissance, essayer de voler quelques mots de plus en khmer
afin de mieux me faire comprendre car le langage corporel est ici bien
difficile, disons différent, comme par exemple pour manger, le signe de fermer
les doigts et les porter à la bouche plusieurs fois ne veux rien dire, ici il
faut employer les deux mains, une qui tient un bol inexistant et l’autre
tenant des baguettes imaginaires qui vont à la bouche et là le message passe.
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| voici la vue la plus connue du site et toujours pas de touristes, c'est mon jour de chance |
après les murs d'écoles, voici le peintre sur façades de maisons |
les balustrades sont ici un art acomplit |
Heureusement pour moi, le langage
est assez simple, un exemple, quand vous savez dire eau (teuk) il est facile de
dire glace car c’est "eau glacée" (teuk a) comme le lait qui se dit
"l’eau du sein de la vache" (teuk do ko) un vrai langage composé,
le plus dur est la prononciation nasale, tour de force qui me pose encore bien
des problèmes malgré qu’ils rigolent souvent de mon appendice nasal.
(Regardez, un grand nez
)
voyez, c’est tout simple, maintenant vous savez demander un café au lait glacé…….
Non, pas encore, je vous aide alors… Café teuk do ko teuk a. Encore un petit
détail, boire n’existe pas, on dit manger de l’eau (niam teuk) C’est bon,
vous êtes parés pour visiter le pays ![]()
Après 5 mois de circulation à
gauche, je retrouve la circulation que je connais depuis mon enfance, sauf que
je suis encore un peu perdu dans les carrefours et me retrouve parfois du
mauvais cotés, comme ce matin, mais cela ne me fera pas perdre pour autant le
sourire qui brille sur mon visage car je sais que cette journée sera encore un
petit peu plus différent des autres car je vais devoir prendre un bac pour
traverser un bras de rivière qui me coupe la route alors que je me trouve à la
pointe est du lac, et alors que j’embarque, un petit regret monte dans mon
esprit, des années que je rêvais de voir le Mékong et de prendre un bateau
pour remonter son cours et je suis juste à coté, 8 petits kilomètres me séparent
de ce fleuve mythique, je ne vais ni le voir ni le parcourir, pas grave, je me
rattraperais la prochaine fois que je passerais dans la région.
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| maison type des petits villages du cambodge, de la paille de riz, des feuilles de palmiers et le tour est joué |
voici la question du mois... mais qu'est-ce que cela pourrait bien être, un petit indice... transport publique |
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| Alvaro et la sacré sainte sieste, toute une histoire |
il rigolait
beaucoup de mon chargement, mais ce matin, je lui est fait un vrai café
et du coup il a commandé une cafetière comme la mienne, ca c'est le
voyage façon D@vIs@ |
Pendant la traversée, je vois que
je fais partie des derniers à emprunter le bac car un immense pont est
construit et pas loin d’être inauguré. La croisière est de courte durée, 2
petites minutes, et me voilà maintenant sur la partie sud du lac, à la moitié
de mon voyage dans ce pays et largement encore assez de jours pour ralentir
encore ma cadence et regarder plus en détail ce peuple encore bien peu connu de
ma part. Je mets ma réflexion en application et m’arrête dans la première
petite ville que je vois qui peut me loger. Chose faite juste après le passage
de la rivière, où je m’arrêterais dans un hôtel ou je ferais une rencontre
intéressante, celle d’un Cambodgien, militaire travaillant pour l’ONU dans
le secteur du déminage qui me confirmera ce que je sais et ce que j’ai
toujours pensé de ce type d’armement.
Le Cambodge est truffé de mines
anti-personnelles, (voilà, vous savez pourquoi je fais pas de camping sauvage
dans ce pays
)
surtout à l’ouest dans sa région frontalière avec la Thaïlande, d’après
ses dires, il reste encore 15 millions de mètre carré de terrain miné, soit
environ pour 50 ans de travail forcé pour toutes les enlever, 50 ans où se
sont des hommes, des femmes et des enfants qui vont y laisser une jambe dans le
meilleur des cas, la vie dans le pire. Le pire dans tout cela, c’est que se
sont nos gouvernements qui les leur vendent, une question d’argent, et une
fois finis, c’est encore nos gouvernements qui proposent leur service pour le
déminage, encore une question d’argent. (quoi que là, c'est nous qui payons
de notre poches) La vie d’un homme ne vaut vraiment plus grand-chose face à
l’argent, quant est ce que nous interdiront enfin les mines anti-personnelles
et armements à sous munitions… sûrement jamais vu que cela rapporte beaucoup,
beaucoup d’argent, un peu comme les cigarettes ![]()
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| je croise souvent des orchidées sur les troncs des arbres, malheureusement pas en fleur |
voici la cuisinière cambodgienne, elle fonctionne au charbon de bois |
escargot
des forêts, j'aimais je n'avais vu si grosse bestiolle, mais les
otoctones mon affirmés que celui-ci était petit |
Ce soir là, je ferais encore une
rencontre intéressante et instructive dans ce petit hôtel, celle des motards
de transport, roulant sur leurs motos chargées comme jamais je n’avais pu en
voir, ou tirant des chariots de plusieurs centaines de kilos de marchandises
qu’ils vont chercher en Thaïlande pour l’emmener dans leur capitale,
ceux-ci me feront découvrir leur soirée, assis à même le sol, a manger des
mangues vertes trempées dans du sel et des épices, ou du poissons séchés, le
tout humidifié par de grande coupe en noix de coco remplie d’alcool de palme
qu’il faut boire d’un coup sec, j’ai abandonné à ma deuxième coupe,
j’étais déjà ivre et j’ai dormi comme un bébé ![]()
Le lendemain, après un petit
trajet de 49 kilomètres, je m’arrête encore pour me pose dans la petite
ville de Kampong Chhnang (ne me demandez pas comment cela se prononce
).
D’avoir repris mes anciennes habitudes de voyages s’avère payante car dans
ma découverte des lieux je trouve de bien beaux et surprenant endroit car la
ville est posée à coté d’un petit lac qui ne doit faire plus qu’un avec
le Tonlé Sap pendant la saison des pluies et j’y découvre des bateaux
maisons, des maisons construites sur pilotis d’une hauteur incroyable, ce qui
indique que la montée des eaux durant la saison des pluies doit être quelques
chose de sérieux. Dans la soirée je ferais la rencontre de Bertrand, un français
de 56 ans qui en à eu marre de la société moderne de son pays.
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| les arches font 2 mètres de hauteur donc l'arbre qui pousse sur ces ruines est vraiment immense |
la cuisine au bambou, vous remplissez de riz et de bonnes choses que vous posez sur le feu |
puis ne reste plus qu'à vendre, un vrai délice |
Il a tout abandonné, tout vendu et
est partit vivre au cambodge. Je passerais 4 jours avec lui et apprendrais bien
plus de chose sur le Cambodge que durant tout le temps que je viens d’y
passer, j’apprend qu’il vit ici avec 300 euros par mois et que cela lui
suffit largement car le salaire moyens est inférieur à 40 euros mensuelle, que
les femmes se marie entre 18 et 20 ans car passé 22 ans le mariage devient
compliqué et il confirmera se que j’ai vu, les enfants travail dans ce pays,
une loi les protègent mais n’est pas appliquée, sauf pour les entreprises étrangères
car les entreprises appartenant aux autochtones ont trouvé la parade, les
enfants travaillant dans leur usines n’y travaillent pas, ils s’occupe et
s’amuse car ils n’ont rien d’autre à faire, une bien belle manière de
contourner la loi.
Il m’apprendra aussi une grande
partie du vocabulaire khmer que j’ai acquis avec quelques petites phrases
magiques qui les font beaucoup rire venant d’un long nez et qui ouvrent bien
des portes, puis il me présentera une amie de 22 ans, tenant par la main ses 3
enfants, le 4ième déjà en préparation dans son petit ventre rond
et partagera avec moi les petits déjeuners chauds et cafés au lait glacés
qu’il prend chaque matin et me fera goûter les œufs de canes couvés (heuuu
c’est le petit canard que je vois la dans l’œuf
)
il me dira aussi qu'ici il ne faut pas mélanger les différents composants
d'une assiète car seul les cochon mange de la nourriture mélangée. il me fera découvrir une usine de fabrication de brique en terre cuite, usine
artisanale où seule des femmes y travaillent, comme dans cette maison où les
femmes font des poteries. Ce fut une belle rencontre très instructive, mais il
est temps pour moi de reprendre la route en direction de Baat Dambang (bâton
perdu)
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| quand ce n'est pas des bouddha qu'ils sculptent, c'est des éléphants |
il est
incorrigible, même dans un resto il faut qu'il sieste
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le fameux jeu "d'échec" cambodgien, ça se joue très vite |
Durant ces 4 jours, un évènement
triste se produisit, un de ceux qui me bouleverse l’âme et me déchire le cœur,
un de ceux qui teinte mes journées de gris voir de noir, nous étions le 8
mars, journée de la femme, une bien triste journée pour pleins de raisons,
mais celle qui serrait mon cœur était personnelle, car cela fait aujourd’hui
exactement un an qu’Isabelle a du rentrer, un an que nous sommes séparés et
comme par magie, pendant que j’écris ces quelques lignes, mon ordinateur qui
crachait de la musique de fond me sort le morceau de Demis Roussos "Quand
je t’aime" celui que j’ai mis sur la page "Nous deux" du
site, sans est trop, je ne peux retenir mes larmes qui bien trop longtemps sont
restées au fond de moi, cachées dans le creux de mon âme.
J’aurais tellement de choses à
dire et à écrire sur " Isab’Elle, Isa la Belle, Isa ma Belle" tant
de mots d’amour à lui susurrer dans le creux de l’oreille, mais je ne le
peux pas car nous ne sommes plus côte à côte, tant de choses à hurler sur ce
qui lui arrive, tant de choses à sortir, mais je ne le peux pas car le temps du
procès arrive, alors je vais ranger ma plume et ronger mon amertume, rengainer
mon arme en lâchant quelques larmes, du moins pour un instant, un moment, alors
je m’efface le temps que la chose se fasse, et là seulement je pourrais
ranger mon amertume et lâcher ma plume, sécher mes larmes et lâcher mon arme
pour vous conter une histoire qui à votre tour vous fera couler des larmes.
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| je croise beaucoup de petit étang qui servent de réserve de pêche |
oups, j'allais oublier le Bouddha couché |
ha
non, pas vous... hé oui, ils ont aussi cédé à la téléphonofolie |
Elle est venue à vous nue et désarmée,
les bras tendus et le cœur à découvert. Elle n’a reçu que coups et bleu à
l’âme et maintenant son cœur est à l’envers. Des monts et des mers nous séparent
et je ne peux plus qu’être qu’un petit ange posé sur son épaule pour lui
murmurer des mots qui ne font pas mal et lui rappeler le principal, le
primordial. Grâce à vous elle n’est plus nue car vous l’avez vêtue de la
plus belle et étincelante des armures qui puisse exister. Grâce à nous elle
n’est plus désarmée car notre amour mutuel lui a fourni la plus puissante
des armes. Pour finir d’une belle manière, comme le disait si bien Molière
"Vous l’avez poussé au désespoir, je vous avertis qu’une Femme dans
cet état est capable de tout" Maintenant Elle a relevé la tête,
maintenant Elle est prête, vous voilà prévenu…
Du coup, pas facile de revenir dans
l’histoire du voyage, mais je vais quand même essayer… Ce matin en ouvrant
les yeux, je savais qu’une longue journée m’attendait car je devais faire
près de 100 kilomètres pour me rendre dans la prochaine ville successible de
contenir un hôtel ou une guest-housse pour y dormir, donc après un copieux
petit déjeuner, je prends mon courage a deux mains et enfourche ma monture. A
peine quelques kilomètres plus loin, un vent se met à souffler, tout doucement
pour commencer, puis petit à petit, ce petit vent si rafraîchissant commence
à se laisser allez pour se transformer en vent violent et bourrasques à décorner
un bœuf. Heureusement pour moi, pour une fois celui-ci me souffle dans le dos,
me faisant passer d’un voyageur pas pressé à un sprinter fou.
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| une moto et son petit chargement de matelas |
et leur gros bidon
d'alcool de palme, le "coupe les jambes" du cycliste que je suis
|
j'adore vraiment leurs maisons, de jolies petites cabanes, il ne reste plus qu'à la déposer dans un arbre |
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| Yorn,
le sage du temple, ici en orange |
autre type de cuisinière, cette fois à bois |
le vendeur de poterie et son camion de livraison |
Moi qui pensais faire la distance
en une bonne journée en la terminant sur les coups de 17 heures, me voilà lancé
à plus de 35 kilomètres heure sans aucun effort, comme si je me retrouvais
dans une descente sans fin et malgré mon non-amour pour le vélo, voilà que je
me laisse à apprécier ce moyen de locomotion (heuuu, c’est grave docteur?
)
Mes nombreux arrêts aux petits shops que je crois le long du chemin
n’arriveront pas à me retarder et je me retrouve à destination bien avant
midi. Vraiment content de cette folle matinée qui me laisse tout l’après
midi pour chiner dans la ville et le marché couvert.
Je trouve un vendeur de jus de
canne à sucre avec plaisir et lui achète un petit sac plastic et sa paille
emplit de ce bon jus que je déguste tout doucement en regardant déambuler les
gens dans la rue poussiéreuse du marché. Je les regarde et prends conscience
que je suis toujours incapable de leur donner un age alors que dans mon pays je
suis capable de tomber juste ou à quelques petites années près, ici j’en
suis incapable et tous mes essais on étés de superbes échecs. En parlant échec,
je découvre ici un jeu qui y ressemble terriblement à quelques petits détails
près. L’échiquier à aussi 64 cases mais d’une seule couleur, chaque
joueur à 16 pièces mais ce qui ressemble à des pions ne sont pas mis sur la
deuxième rangée mais la troisième.
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| no comment |
la fameuse motobus vue de coté |
dodo, l'enfant do... fixé en plein rêve |
Malheureusement mon jus n’est pas
assez long pour me laisser comprendre toutes les règles de ce jeu d’échec
made in Cambodge et j’ai tellement de chose à voir encore que je n’ai
qu’une envie, me lever et continuer mes découvertes. Je constate encore que
le bambou est utilisé à toutes les sauces, comme boite à nourriture, comme
matériaux de construction remplaçant le ferraillage du béton armé, comme échafaudage
ou comme matériaux pour fabriquer meubles et Cie, si la datte est l’objet précieux
pour une bonne partie des pays du magreb et du moyenne-orient, je dirais que le
bambou l’est pour une bonne partie de l’Asie et ici aussi l’article 22 est
chose courante (Article 22 : Démerde-toi comme tu peux)
Beaucoup de gens sont surpris que
j’essaye de parler leur langage (je n’ai pas vraiment le choix) et
constatant la chose, ils deviennent très ouverts et hospitaliers envers moi, me
faisant enfin payer le prix khmer. Je n’ai qu’un seul regret, enfin petit
regret, les portions de nourriture sont vraiment petites et il est pas rare que
je commande deux fois la même assiette ce qui les fait souvent rire et les
surprend car je suis aussi fin qu’eux. Le restant de la journée sera marqué
par deux surprises, la première sous la forme d’une table de ping-pong, à
laquelle je serais invité et à laquelle, malgré que mon adversaire sois un
unijambiste, je serais défait dans les règles de l’art (j’ai jamais vu des
balles passés si vite
)
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| je
vous présente le camion à ordure |
no comment |
les
cheveux détachés, et le summum, bouclé (ne fixé pas son regard |
La deuxième prendra la forme
d’un plat culinaire excellent, que je découvrirais le soir venu, ressemblant
terriblement à une fondue chinoise (heuuu non, je ne parle pas de ce que vous
croyez être une fondue chinoise, de ce bouillon insipide dans lequel vous
trempez de fins morceaux de viandes) je parle de la vraie fondue, avec son
bouillon excellent que l’on boirait volontiers à la paille, accompagné de légumes,
de champignons et de morceaux de volailles et poissons voir parfois de crustacés,
un vrai régal qui me met du baume à l’âme, me remplit l’estomac de la
plus belle des manières, que j’aime ce voyage…
La journée suivante, même chance,
le vent toujours aussi violent me pousse si fort qu’il ne me faudra que deux
petites heures pour parcourir les 54 kilomètres qui me séparent de la ville de
Moung Rueissei qui me prouvera quant à elle que le dicton "la qualité
n’a pas de prix" est toujours d’actualité, ceci sous la forme d’un
petit hôtel bon marché (après discussion, 3 petits euros la nuit) avec
vraiment tout le confort qu’il faut pour que je me sente presque comme à la
maison, et me prouvant aussi que les guest-houses sensés être meilleurs marchés
surf sur cette idée et gonflent leurs prix, les rendant du coup bien souvent
plus chères qu’un bon hôtel et surtout avec beaucoup moins de savoir-faire
et propreté. La nuit venue, après de longues heures de balade dans les rues,
je me retrouve à nouveau plongé dans le noir car cette petite ville n’est
pas différente des autres, pas d’éclairage dans les rues, ce ne sont que les
ampoules des petits magasins qui en éclair quelques parties.
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| perché à 8 mètres de hauteur, sans filet ni harnais, ici charpentier devrait se dire équilibriste |
je me demande bien ce qu'il peut pècher |
grand
magasin de réparation de vélo, pourvu que le mien ne casse pas |
Dernier jour de route pour
atteindre Baat Dambang, toujours aussi rapidement grâce à mon nouvel ami le
vent de dos que j’aimerais bien pouvoir emmener dans mes baguages car il me
laisse le temps a foison pour m’arrêter souvent et profiter de ce qui m’est
offert. Le temps de voir encore de vieilles personnes aux cheveux très souvent
rasés a 10 millimètres du crane, que beaucoup d’hommes âgés portent une
ceinture de tissus très colorée de découvrir comment sans électricité on
peut conserver de la glace sans problème malgré que la température soit
proche de 40° celsius, il suffit simplement d’enfouir les blocs de glace sous
de l’épeautre de riz et le tour est joué.
Les gens du pays ont toujours le
sourire aux lèvres et prennent tous les choses avec le sourire, à croire
qu’ils ne font jamais la gueule et sont toujours heureux. Comme les enfants
qui ne cesse de lancer des "hello" à mon passage en faisant de grands
signe de la mains et le contact et très facile avec eux si vous savez les faire
rire. Les femmes, quant à elles, sont de petite stature avec de tout petits
seins, le tout posé sur des jambes musclées dû au jours de marche effectués
durant toutes leur vie, le tout fini par des chaussettes avec gros orteil séparé
du reste des doigts de pied afin de permettre le port de leur tongs, elles sont
souvent habillées d’un pyjama de coton ou de soie en deux pièces, très
coloré avec des motifs de nounours et autres petits dessins que nous retrouvons
imprimés sur les pyjamas de nos petits enfants, de quoi faire une galerie photo
complète dédiée à cela rien que pour le fun. Elles ont de longs cheveux
noirs et brillants toujours attachés par un élastique (bien dommage car j’en
ai croisé une, cheveux au vent, bin croyez-moi, sa coupe le souffle
)
et ainsi dotées de leur queue de cheval et de leur tongs, elles baladent leur
pyjama ![]()
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| de hauts plafonds pour éviter la chaleur et de hauts pilotis pour garder les pieds au sec quand le lac monte |
dans la série il fait chaud, la marchande |
on sèche les piments devant les maisons |
Les Cambodgiens adorent le karaoké
et on trouve presque partout des endroits prévus à cet effet, certain établissement
proposes même des accompagnatrices habillées de manière très sexy, voir
tellement sexy que l’on pourrait se méprendre et les confondre avec des
prostituées. Je croise aussi très souvent des gens qui on un ami invisible
avec lequel il parle en continuité, cette rencontre est fréquente car leur
système hospitalier est des plus précaire, alors vous imaginez bien qu’il
n’existe aucune structure pour les gens avec des problèmes psychologique ou
ami invisible
revenons un peu sur terre car me voici arrivé à destination où là aussi je
trouverais un cool petit hôtel avec wifi, rien que pour pouvoir parler à ma
Tite Femme ![]()
La suite est bien moins drôle car
un jour à midi, alors que je m’installe dans le restaurant jouxtant l’hôtel,
je tombe sur un groupe de clients en majeur partie Cambodgien, et parmi eux, à
ma plus grande surprise, trois Européens de langue francophone, tous aussi bien
habillés les uns que les autres, je ne suis pas loin de leur table et malgré
ma bonne volonté, je ne peux pas éviter d’entendre leur discussion qui me
fait dresser les poils dans le dos au fur et à mesure que la discussion avance.
Il s’agit de chefs de cliniques et directeurs d’hôpitaux de la région qui
écoute attentivement les trois étrangers, ils ne se sont pas aperçus de mon
arrivée et discute ouvertement en français, étant sûr et certain que
personnes ne les comprendraient ou ne les écouteraient.
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| et encore la série il fait chaud, ici le boeuf se roulant dans la mare |
il y a pas d'âge pour commencer, ici la petite potière |
mais certains autres bovidés on moins de chances et bien plus de problèmes avec la chaleur et l'herbe sèche |
Soudain l’horreur, un des summums
de la folie humaine, malheureusement la vérité du monde qui nous entoure, un
des blancs sort de son silence et lâche : mais arrêtez, il faut voir dans
le futur messieurs, on n’est plus médecin par vocation, la médecine n’est
plus une histoire de santé ou d’humanisme, c’est du business, vous n’avez
pas d’autre choix que de faire ce que font les Européens et les Américains,
ce que font tous les pays développés, le maître mot c’est gagner de
l’argent, dans votre cas, l’investissement de 5'000 dollars sera largement
remboursé en un mois, la suite ne sera que bénéfices… Je viens d’entendre
l’une des plus horrible choses qu’il m’est été permis d’entendre.
S’en est trop, la discussion me coupe l’appétit, je me lève, bois d’une
traite mon verre et sort en lâchant "Elle est belle la médecine
moderne"
(J’ai envie de crier mon dégoût,
mais je vais laisser ma Tite Femme le faire car elle est plongée en plein dans
une histoire comparable (heuu Tite Femme, t'arrêtes de les accumuler ou quoi
)
et prépare très certainement un joli texte pour le coin des femmes sur la
médecine à deux vitesses que nous à concocté notre cher Ami Couchepin qui
nous avait promis une médecine meilleur marché et équitable pour tous,
qu’il ne permettrait jamais qu’une médecine a deux vitesses s’installe en
Suisse, résultat des courses après bien des années de dur labeur politique,
une médecine avec boite à vitesse incorporée la plus chère au monde, sans
parler des coups de l’assurance maladie obligatoire en Suisse, un bien joli
coup, heureusement, il a trouvé une porte de sortie, une voie de garage
momentanée pour se faire oublier, il est devenu grand témoin de la
francophonie pour les JO de Vancouver, Je me demande
bien ce qu'il va inventer pour le français, préparez vos mouchoirs et vos
porte-monnaies ![]()
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| le vélo est bien grand, peut importe ont y va quand même à plusieurs dessus |
Arrivée à "baton perdu" on ne peut pas ne pas le savoir |
dans
la série véhicule je vous aime, voici le camion citerne |
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| ils
ne font pas qu'étudier
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les photos sur internet me laissaient prévoir 1000 kilomètres de piste, je n'en n'aurait que 1000 mètres et la machine à goudronner n'est pas loin |
les anciens sont souvent rasés |
Le choc de cette discussion me
hantera une bonne partie de la journée et de la nuit, je n’arrive tellement
pas à dormir et ne fait que de me tourner et retourner dans mon lit, j’essaye
même la télé qui passe des films chinois ou touts les bruitages sonores sont
coupés pour faire place à la phrase en khmer quand les acteur parlent, une
langue très longue qui donne très souvent des acteurs parlant la bouche fermée,
voir des fois des scène très drôle, comme une actrice qui embrasse un acteur,
un vrai french kiss, mais le plus fort c’elle arrive à parler pendant le doux
baiser, mais même cela n’arrive pas à me faire trouver le sommeil, me forçant
au petit matin à passer un jour de plus dans cette ville tellement les heures
de sommeil me manque.
Le lendemain matin, ayant rempli ma
bouteille plastique de thé, très souvent gratuit et remplaçant à de
nombreuses reprises l’eau, je reprends la route. Le paysage est toujours aussi
sec et l’herbe brûlée durant les deux jours que je pédale pour atteindre la
frontière avec la Thaïlande, la chaleur est toujours aussi élevée depuis 1
mois et frôle bien souvent les 40° celsius, la faute à El Nino qui déverse
des tonnes d’eau sur l’Amérique du sud et assèche le sud de l’Asie et
l’australie, c’est vraiment ma chance, mais je fais avec, surtout que j’ai
appris, il y a peu, que je m’étais planté sur la saison des pluies en
pensant que celle-ci remontait de l’Australie, bin non, elle descend d’Asie
et devrait être sur ma route dans quelques semaines, donc je suis prêt a
sortir les palmes, le masque et le tuba pour pédaler (promis, je vous mettrais
une photo
)
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![]() |
| je m'approche de la douane thaïlandaise et retrouve mes chariots à motorisation humaine |
toute fière de me montrer le brillant qu'elle s'est fait posé sur la canine (à la mode ici) et beaucoup de gens ne dépossent pas leur économie à la banque mais se font poser des dents en or ??? |
et
comme je suis dans mes bons jours, |
Ces deux derniers jours on étés pénibles
car le vent cet foi est devenu mon ennemi en se retournant contre moi (joli ça
comme phrase
)
mais je le lui pardonne car il rend un peu moins brûlante la morsure du soleil
et m’oblige à m’arrêter plus souvent sur le bord de la route pour boire un
petit coup, me permettant de faire mes dernières rencontres et vivres mes dernières
aventures dans ce pays qui va sûrement me manquer jusqu’à ce que j’y
revienne pour réaliser un de mes rêves, remonter le Mékong, mais cela fait
partie d’un futur bien trop lointain pour moi qui ne vit plus qu’au jour le
jour, cela fait vraiment partie d’une autre histoire que je vous raconterais sûrement
si je survis aux futurs pluies tropicales qui m’attendent et que mon tuba ne
me coupe pas le souffle ![]()
)
le reportage vaut vraiment la peine d'être vu, vous pouvez me croire
http://pensetouseul.unblog.fr/2010/02/02/le-monde-selon-mosentos/
ps. comme vous avez
pu le constater, j'ai complètement modifié la présentation de la page et j'ai
besoin de votre aide, de votre avis... Est-ce plus lisible? Où préferez vous
l'ancienne mise en page et les anciennes couleurs ??? Merci par avance pour vous
réponses et big bisou à vous tous ![]()
Le Cambodge en chiffre
1017 kilomètres en 29 jours
aucun
vole n'y crevaison ou casse et autant de jours de pluie ![]()
Les +
une superbe forêt classée Unesco autour des monuments à ne pas raté, les temples d'Angkor
De grands axe routiers peu fréquentés et très agréable à rouler car un grand respect du cycliste y est appliqué
Le pays est plat, très agréable à rouler
Pas de problèmes pour y vivre avec moins de 300 euros par mois, faut juste beaucoup marchander
Les -
Invasion du tourisme dans certain endroits, faisant explosé les prix et les quémendeur d'argent, la prostitution et la drogue
aucun éclairage la nuit et beaucoup de véhicules sans phares donc vaut mieux pas rouler la nuit quand il fait frais
votre amitié les interresse beaucoup si vous avez de l'argent et aucune invitation à dormir ou manger chez les habitants du pays?
il
fait vraiment chaud dans cette saison et sa cole ![]()
Veni, Vidi, Reviensi