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01 avril 2011
Nous
voila enfin arrivé en Australie après presque 3 ans de voyage, 3 comme plus de
30'000 kilomètres, 3 comme les
heures que nous avons passés à remonter nos vélo et réparer les dégats de
nos amis indonésiens... mais oui, vous savez, cette bande d'ignares ![]()
Notre arrivée en Australie, malgré le plaisir que cela nous apporta dans les premières heures, fut plutôt du genre... Comment dire... comme une grosse claques en travers de la figure... Mes souvenirs de ce pays que j'ai déja eu l'occasion de visiter à 7 reprise n'était plus vraiment d'actualité. Moi qui pensait qu'avec mes 500$ australiens par personne, soit 35$ par jour pour nous deux, que nous allions pouvoir nous la couler douce avec des backpackers (petits hôtels) à 10$ la nuit, ces énormes T-bones à moins de 10$ le kilo... Les choses ont bien changé en un peu plus de 10 ans.
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| enfin en Australie... 3 ans et plus de 38'000 km pour arriver enfin devant l'opéra de Sydney |
voir son fameux pont juste a côté... mais en parlant de grandeur... |
en
fait, il est pas si grand que cela l'opéra à bien y regarder |
Notre première giffle nous la ramassons en arrivant dans la ville de Sydney où malgré toutes nos recherches nous ne trouvons qu'un petit hôtel où sont acceptés nos mules pour 100$ la nuit... Gasp, à peine arrivés et voilà déjà que mon porte-monnaie crie famine. Peu de temps après rebelote, une tatagne en travers des gencives au moment de trouver de quoi manger pas cher et voilà que nos 2 petits kébab nous reviennent à 20$. La tête me tourne, nous devons fuir le plus rapidement cette ville sans quoi dans une semaine le budget du mois va y passer. (depuis 4 ans, l'augmentation en Australie est la plus importante du monde)
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| mais regardez moi un peu ce sourire... elle aurait presque l'air heureuse... |
...ou
songeuse parfois, je sais plus |
allez, encore une petite photo de l'opéra pour le plaisir |
La
chose est claire, nous allons devoir vivre comme les pionniers qui sont arrivés
dans ce pays il y a un peu plus de 200 ans, camping et feu sauvage, la douche
quand nous croiserons des gens qui nous acceuillerons dans leur demeure ou quand
nous trouverons des points d'eau, je sens que nous allons nous la jouer sauvage
pour le temps que va durer notre séjour dans ce continent de 7'682'300 km2 qui
peut à lui tout seul contenir 186 fois la Suisse, ou alors 14 fois la France
(boudiou, mais c'est énorme ce truc, ça va nous en faire des coups de pédales
à donner
) (allez, je les fais mousser un peu... alors que nous couchons dans des suites
tellement grandes que le matin nous commençons notre échauffement dans la
chambres en faisant le tour de celles-ci avec nos vélos...
)
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| là je craque tellement qu'ils sont beaux les oiseaux dans le coin, d'autant plus que j'arrive les aprocher de près tellement ils sont curieux (ici une grande perruche) |
juste
une tite photo de bord de mer pour vous remonter le moral et vous faire
patienter jusqu'aux prochaines vacances |
heuuuu, ça c'est rien qu'un caillou devant un autre caillou, mais j'ai trouvé beau, alors vous avez pas le choix ( il a dit hein!!!) |
Malheureusement
cette histoire va carrement s'arrêter
ici pour le moment car un jugement est en cours et la partie adverse se fait un malin plaisir de
prendre certain écrit de ce récit pour en faire de la DÉSINFORMATION...
(haaa, je vois que vous comprenez maintenant mes gags de la page Indonésie
) (quoi? vous voulez un exemple ??? ok... il parait qu'Isabelle à acheté un vélo à 6'000 euros,
du coup à elle de prouver maintenant qu'elle roule sur mon vieux premier
vélo...) On attaque avec un mot, il faut des pages pour se défendre, dixit
Rousseau...
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| les plage du coin sont renommées pour être des spots de surf et kite surf et c'est vrai, certains jours les vagues sont énormes |
juste avant la nuit tombante, je surprends un couple d'amoureux... c'est cro booo |
en
parlant surf, vu que j'étais dans le coin, je n'ai pu m'empècher de
tester... facile... même sur une seule jambe |
Nous allons donc mettre en berne nos
écrits le temps que le jugement soit rendu,
donc très certainement... Vu que cela fait déja plus d'un an qu'il dure... Vous n'imaginez quand même pas que je vais vous
sortir une ânerie de plus... Ben si, je craque... vaut mieux ne pas être dans
la merde et devoir demander une révision de pension alimentaire pour ne pouvoir
rien que vivre décemment car vous êtes bien loin d'imaginer la merde qui vous
attend avant d'espérer voir le bout du tunel... dixit.. de moi cette fois ![]()
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| tellement curieux qu'au bout de 2 semaines, j'arrive à leur donner à manger avec la main |
voici Hélène, un petit bout de femme qui nous a hebergé plus de 2 semaines alors que nous étions dans les ennuis... Merci pour tout et gros kiss de nous... |
Il
nous faudra quelques jours pour lui trouver un surnom approprié... le
ressort monté sur pattes... un sacré numéro |
Alors en attendant que je vous informe par email de la reprise des écrits, (pour ceux qui sont abonnés évidement) je n'y mettrai que des photos qui, elles sont muettes de phrases à défaut de sens... Le reste n'en sera que de l'interprétation personnelle et ne pourra être servi comme arme contre ma bien aimée...
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| parce
qu'on vous aime bien, on vous met encore un beau paysage... courage, les
vacances sont proches |
aussi nombreux et fréquents que les moineaux dans nos régions |
hééé hop, encore une petite |
Alors
désolé pour ce désagrément temporaire (sans parler que nous n'auront du coup
que très rarement acces à l'électricité et internet donc mise à jour
beaucoup moins fréquentes) alors je vous souhaite tout plein d'imagination en
laissant courir vos yeux sur les prochaines photos et courir votre imagination
pour inventer l'histoire qui va avec... ![]()
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| pour finir la plage et la mer... |
ses
drôles d'animaux... ha non pardon, enfin peu importe, il a l'air heureux
et bien portant non? |
et
enfin les animaux dangereux, ici il a du sûrement s'agir du grand requin
blanc |
...isa, tu pourrais me passer la boîte de caviar qui est dans le frigo que j'en tartine mes pinces de homards, juste voir si c'est bon... pis ramène moi mon dernier complet avec ma chemise jaune en soie sauvage^^
08 juillet 2011
3
mois, 3 longs mois sans nouvelles... non ce n'est pas par flémardise (quoi que
) mais l'australie est tout sauf ce que nous pensions... Pour commencer les
connections wifi son quasi inexistantes ou protégées et comme pour nos finances
prendre un abonnement est impossible vu les prix appliqué dans ce pays, bin pas
facile de faire des mises à jour, seule exception, la carte google que nous
arrivons parfois mettre à jour et évidement notre profil Facebook (viavélo)
ou nous arrivons facilement lancer quelques photos et vidéos quand nous
trouvons une connection chez une personne qui nous héberge...
L'australie a vraiment changé depuis la dernière fois ou je suis venu sur ce continent, il y a 12 ans. Les prix de la vie courante ont vraiment explosés, tout est devenu hors de portée pour nous et passer une journée sans dépasser notre budjet est carrément du domaine de l'impossible. Imaginez, un paquet de 25 cigarettes, 16 dollars, et comme nous disposons pour nous deux que de 36 dollars par jours dans ce pays... je vous laisse imaginer la suite...
Donc l'australie est vraiment hors de prix pour nous, nous obligeant à vivre comme des sauvages car la moindre nuit en camping vous coutes minimum 20 dollars (44 dollars parfois) et la je vous parle pas d'une simple chambre d'hôtel qui sont introuvables à moins de 50 dollars et dont le prix explose facilement proche des 100 dollars quand vous êtes dans les periodes des vacances scolaires. cela nous oblige à rester en camping sauvage et nous laver que quand nous tombons sur un cours d'eau et qu'il n'est pas trop tard dans la journée car nous rencontrons des températures qui tombent à zéro degrés transformant la petite douche si agréable après une journée de vélo en une scéance de torture et pas facile de se réchauffer après par des températures si froide.
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| et
hop, encore une petite photo d'hélène, notre pile montée sur ressort |
les eucalyptus, grandes familles mais un point commun, ils perdent leur ecorce laissant apparaitre un tronc nu |
les cygnes d'australie, le négatif de nos cygnes d'europe |
Pendant ces 3 mois, une bonne nouvelle nous est parvenue concernant le procès en cour, malheureusement pour vous, comme il y a les fériees judiciaires, le verdict ne sera officiel que fin aout, du coup me voila encore censuré pour 2 mois... alors je vais comme la dernière fois vous mettre nos photos avec des légendes et vous devrez vous satisfaire de cela le temps que tout soit fini... Pour le reste, l'australie nous déçois beaucoup pour le moment, heureusement que nos journées sont agréablement parsemées de rencontre avec les animaux du pays, voir certaines personnes bien trop rares...
Alors en avant les photos en vous laissant imaginer l'aventure vécue qui les lient ...
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| pélican sur lampadaire, je ne pouvais pas le manquer lui |
et toujours dans la série des oiseaux, voici le cormoran |
les distances entre les villes sont parfois tellement grand que nous devons camper sur le bord des routes faute d'un emplacement plus sympa... et toujours cette pluie froide... |
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| on ne peut parler de l'australie sans parler du kangourou, animal bien curieux, au propre comme au figuré |
parfois, avec de la patience et du savoir faire, on peut même sans approcher de près... |
...voir
même très près pour le plus grand plaisir d'Isa qui ne voulait plus
partir de l'endroit |
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| et zou, une dernière avec un petit dans le coffre |
gaëlle et Rudolf qui apeès nous avoir stopé sur la route nous offre le gite et le couvert pendant 2 jours en nous faisant découvrir les environs et voir les premiers kangourous pour isabelle (les 4 photos juste devant) |
dans la famille des oiseaux, voici le plus grand martin pêcheur du monde... le kookaburra et son chant qui fait penser à une personne qui rit ou se moque de vous |
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| et voici le Méliphage bruyant (Manorina melanocephala) en plein repas, soit le nectar de fleur |
et hop, encore un petit curieux |
moi qui suis pour une école laïque, je n'ose pas imaginer se qui doit s'y apprendre dans ce genre d'école... est-ce qu'ici aussi Darwin est un menteur ?? |
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| la perruche arc-en-ciel et le cacatoes blanc qui mange dans la meme assiette |
la viande étant trop souvent hors de portée de nos porte-monnaie, quel plaisir d'attraper du poisson... |
...et de se le cuisiner le soir sur le feu... miam miam miam |
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| le feu, un compagnion de voyage fort appréciable par le froid qui règne la nuit |
et en voici une bien belle... le cacatoès rose (Cacatoès rosalbin - Eopholus roseicappilus) |
ça en fait des oiseaux à découvrir... voici le Méliphage à oreillons bleus (Entomyzon cyanotis) |
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| et encore une photo du cacatoès rose car trop mignon et comme isa adore le rose... pour toi tite femme |
et voici la perruche omnicolor (Platycercus eximius) malheureusement pas facile a attraper avec l'appareil photo |
après des semaines de pluie, enfin le beau temp... malheureusement le froid tombe sur le campement dés que le soleil se couche |
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| Jane et son homme qui nous apprennent comment faire pour.. |
... attraper le petites crevettes de vase, mais après un certain temps, bonjour le dos |
il n'y a pas que les oiseaux qui sont coloré en australie... voici le petit crabe bleu |
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| la
pèche en rivière avec un cadre est bien plus tranquile que dans la mer
par vent fort car les vagues ont une sale tendance à vous ratraper quand
vous jetez votre hameçon |
au petit matin c'est un bonheur que de recevoir les premiers rayons de soleil histoire de vous réchauffer les os, hein tite femme |
nous
avons retrouvé les stroumpfs... enfin leur vélos pour le moment |
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| dans
la famille des animaux étranges, voici le possum, à ne pas confondre
avec l'opossum d'amérique du sud, sympatique animal qui la nuit vous fait
de joli caca sur la tente |
certain soir le soleil nous offre de splendides spectacles que nous contemplant sans lassitude |
voila un jour plein de chance avec la rencontre d'un échidné, une espèce de hérisson mais avec des pics bien plus impressionant, style porc-épic (désolé pour la photo mais ce jour la nous n'avions que l'appareil d'isa sur nous et il a pas le zoom de mon appareil, cela dit, un échidné au bord de la mer, c'est une première) |
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| les distances entre les points d'eaux sont souvent bien plus grande que ce que nous pouvons pédaler, seul alternative, l'eau de pluie ou autre que nous filtrons pour pouvoir la boire |
haaa, voici enfin une photo réussie de notre voisin si fugace, la perruche omnicolor |
et revoila notre couple, jane et son homme, qui nous ont redonnés envie de continuer notre voyage en australie et qui nous ont choyés dans le petit camping de red Rock, un grand merci à vous deux... |
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| un petit rocher dans la mer, un cadre de bois et un hameçon, un moment de tranquilité bien appréciable et un repas du soir surement très savoureux |
Jane
en pleine action, ici relevant la nace pour voir si il y a du bon crabe
pour le souper |
voici une photo qui pourrait servir de question du mois: mais qu'est-ce donc... |
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| comme à notre habitude, (ici sur la plage au bord de la mer) le café du matin devant le soleil levant... la chaleur qui monte enfin dans votre corps... un vrai moment de plaisir |
nous en avons connu des montées, mais celle-là est particulière, celle là est la première qui nous a résisté car après quelques 10aines de mètres, nous avons fait demi tour et compris pourquoi les australiens appel nos vélos des "push bike" |
ils font un vrai tapage anti tabac, font des lois ahurissantes contre les fumeurs (interdiction de fumer dans une voiture si vous transportez des enfants, meme vos enfants dans votre voiture) font exploser le prix des marlboro a 16 dollars le paquet de 25 cigarettes mais bizarrement continue de fabriquer des cigarettes australiennes qui, hooo surprise, sont les moins cher dans les magasins et plus le paquet est gros, 50 cigarettes, meilleurs marché il est... comme un semblant d'hypocrisie... ?? (les fumeurs sont tellement mal vu dans ce pays , pareil à des pestiférés, que quand nous nous arrêtons et posons le pied à terre pour fumer un cigarette, les fumeurs nous applaudissent en pleine rue et nous félicite) |
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| quand nous sommes obligés de prendre les grand axes routiers, nous croisons d'autre nomades à vélo parfois monté sur d'étrange fabrication maison |
dans notre quêtes de protéines, voici les huitres sur les racines des arbres ( bizarrement ici, les huitres vendue en magasin sont mortes et déjà ouverte en deux) |
isa et moi préférons de loin emprunter les petits chemins de travers qui nous reservent bien souvent de jolies surprise comme ici des ponts de bois |
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| mais parfois, les petits chemin nous réservent d'autres surprises |
ce
jour là, nous parcourons en 4 heures 12 petits kilomètres avec une
question en tête, il se cache ou le trou que je ne peux voir à cause de
la couleur de l'eau |
après les montées à vous faire froid dans le dos... voici les descentes vertigineuses... ici du 19% (oui je suis arrêté, les pieds posés au sol pour voir comment descendre ce truc d'enfer) |
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| hé hop encore un petit cacatoès rose |
et
un loriquet (perruche) omnicolor (oui je sais, c'est la 3ième photos de
ces oiseaux mais ils sont tellement beaux |
ici les loriquet arc-en-ciel et le loriquet vert (Trichoglossus chlorolepidotus) |
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| et voila nos petits roses en train de faire leur gymnastique matinale... on ouvre, on ferme, on ouvre, on ferme... maintenant on va changer d'aile... |
après une vague de froid, voila que la pluie ne nous lache plus, nous obligeant de porter du poids supplémentaire car une bache est obligatoire pour nous offrir un petit coin de sec ou cuisiner ou tout simplement se reposer |
ici
un couple de loriquet vert... je ne connais pas bien les oiseaux, mais à voir les perruches sont des oiseaux qui aiment vivre en couple comme par
exemple ses deux là qui se font des papouilles à tour de role |
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| en voila un que nous n'avions pas encore croisé, l'ibis a cou noir (a ne pas confondre avec l'ibis d'australie, bien plus noir et avec des reflet bleu) |
voici notre copine la punk qui vient nous voir tout les matins, la Colombine longup |
promis
j'arrêtes avec les oiseaux... mais là, je ne pouvais pas... ne pas la
mettre |
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| un lieu bien triste d'australie, Red Rock (le rocher rouge) ou un massacre d'aborigène à eu lieu (là il est pas très rouge mais quand le soleil est présent... il est vraiment rouge) |
certain chateau d'eau son de vrai petit chef-d'oeuvre |
isabelle
découvrant la plage déserte ou nous allons poser notre tente |
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| voici le sport national des jeunes du pays, le jeté de bouteille en verre le long des routes, un vrai problèmes pour nos chambres à air |
voici un ami allemand de la tribu des "je découvre le monde à vélo" |
Cette photo aurait pu être la question du mois... voici la boite au lettre type australienne quand elle n'est pas faite tout simplement dans un bidon de plastic |
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| nous découvrons après nous êtres perdu, le petit coin qu'un habitants nous laisse pour la nuit... une vieille maison de bois... |
... mais quel plaisir dans la soirée que de manger au près d'un bon feu de bois fait avec l'arbre que le propriétaire à coupé pour nous |
cherchez le détail qui tue... |
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| ...Nous avions pensés que les animaux d'australies serait notre plus gros problème de sécurité, grosse erreur car voici le détail qui tue... une petite isa à coté d'un petit camion de 27 mètres, (certain avoisine les 70 mètres) le genre d'engin qui nous dépasse à près de 100km heures et parfois tellement proche qu'il est impossible de passer la main entre notre rétroviseur et le camion qui vous dépasse. (isabelle en à pleuré de peur à plusieurs reprises) En trois ans de voyage, jamais nous n'avions voyagés dans un pays ou les chauffards n'ont aucun respect pour les cyclistes... Une grande partie des australiens sont de vrai ASSASSINS en puissance assis derriere leur volant, à tel point que j'en suis arrivé à mettre des cailloux sur ma sacoche de guidons pour essayer d'exploser le par-brise de ces c..(sencuré)... |
certain
matin, la température est à séro degrés, les doigts sont gelés...
alors vous n'imaginez pas le plaisir de boire sont premiers café chaud...
(oui c'est le thermomètre de notre frigo |
... en regardant les tableaux de mère nature... tout cela dans l'attente du premier rayons de soleil qui viendra se déposer sur nous pour nous réchauffer |
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| une colonne de 4,5 mètres de chenilles poilues se suivant à la queue leuleu |
et voici un bel exemplaire de "blue wren" si je ne dit pas de bêtise... |
au sommet de la route des lions, (lions road) après plusieurs jours de montées très éprouvantes, un petit coin de paradis ou les oiseaux cloches nous recoivent en coeur pour nous offrir un joli moment de quiètude (loop to loop) |
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| le long de la route une surprise nous attend... un cheval aux yeux bleus |
des va-et-vient entre l'intérieur des terres et le bord de mer... |
cette
photo n'a rien à faire ici, mais bon, elle y est alors ont la garde |
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| le problème de l'approvisionement de l'eau est un vrai problème vu les distances, ici un exemple de l'eau que nous buvons, de l'eau de pluie ou se sont décomposé des feuilles en tout genre,même filtrée elle garde sa couleur |
la fougère arboresante, jusqu'à 6 metres de hauteur, cette fougère existait du temp des dinausores... |
que de souffrances pour faire cette "lions road" mais à voir son visage... |
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| ...elle à déja oublié les montées faites, les douleurs dans les muscles car... |
...le petit coin ou nous nous posons est des plus sympatique, des plus reposant (même qu'il y a des platipus (ornitorynque) qui patauge dans la rivière) non, on ne les à pas vu, on a juste vu les bulles d'air remonter à la surface... |
c'est en ramassant du bois pour le feu que nous tombons sur cette arraignée qui remplit aisément la paume de ma main (mais non je l'es pas mise dans ma main pffff... j'ai peur des arraignée moi ) |
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| après d'horribles montées (oui je sais, une photo identique est déja mise plus haut) enfin de la descente, mais pas n'importe quelle descente... 19%... |
... malheureusement suivit d'une autre montée à 18% pour notre plus grand plaisir... (pour les suisses, plus particulièrement les lausanois, pour vous donner une idée, prenez un vélo de 100 kilo et depuis la gare des trains vous montez la rue du "petit chêne" et ca vous donne une idée de ce que nous vivons) |
voici une bien drôle de façon de parquer sa voiture |
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| Maureen et Ian rencontrés plusieurs semaines avant à Red Rock et recroisés par hasard sur la route. Ce fut un plaisir que de passer une nuit chez eux et de manger les succulents plat que Maureen avait tout spécialement préparés pour nous... |
Nous
voila arrivé à la fin de cette petite mise à jour muette et maintenant...
Nous avons deux membres de plus dans notre expédition, avec qui nous allons
remonter au nord direction Cairns, histoire de trouver des températures plus
agréables, voir simplement plus vivable, mais cela est une autre histoire que
je vous conterais d'ici 2 mois, si nous ne sommes pas mangé par les crocodiles
marins durant un de nos campement sur les plages... ![]()
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mais
qui sont ces deux nouveaux membres |
16 novembre 2011
Enfin…
Après des mois de silence imposé, je peux à nouveau laisser libre cours à ma
plume et à mes pensées car le Jugement a été prononcé et la demande d’Isa
acceptée dans sa totalité, je ne reviendrai plus sur cet épisode… Heureux
qu’Isabelle aille gagné mais outré que des choses pareilles puissent
arriver… Drôle de société moderne ou l’enfant est devenu roi…
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| et oui, encore un Ibis australien, mais cette fois on voit bien les reflets colorés sur ses ailes noires |
le paysage typique australiens... soit avec une citerne d'eau, ou alors avec une éolienne qui fait fonctionner une pompe à eau |
heureusement
que nous croisons de temps en temps de belles petites rivière pour nous
baigner ou tout simplement boire ou faire notre lessive (non, nous
employons un produit complètement écologique, nous ne sommes pas
Australien |
Passons
maintenant à des choses plus gaies, revenons à ce pays gigantesque, ce pays
des contraires, des opposés, ce pays qui vous fait passer d’une extrême à
l’autre… Mais par quoi commencer car en 6 mois de silence il s’en est passé
des choses, nous en avons vécu des moments intenses de bonheur et de déception,
de joie et de peur, une vraie salade bordel que je vais essayer de remettre dans
l’ordre au fond de ma mémoire et tenter de vous le transmettre de la plus
jolie manière (enfin si je sais encore écrire
)
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| mais le plus souvent, quand nous trouvons de l'eau, impossible de s'y baigner sans prendre des risques de brulures sérieuses... |
...et souvent nous préferons ne pas les prendre ces risques car certain comme le crocodiles sont souvent mortels |
voila
à quoi ressemble la plage d'un petit village posé à coté d'un
estuaire, une barrière solide de plus de 2 mètres de hauteur pour vous
protéger des crocodiles, et bisarrement personne ne nage hors de l'enclot
|
Arrivés
en Australie au mois de mars, les débuts ont été difficiles car le climat aux
fils des jours devenait de plus en plus notre ennemi. Autant les températures
dans la journée restaient clémentes voir même parfois agréables pour pédaler,
autant les nuits devenaient de plus en plus glaciales, sans parler de la pluie
froide qui transformait notre plaisir de voyage en journée de galère. Plus les
jours passaient et plus mon amour pour ce pays décroissait, il était devenu
cher à vivre et le non fair-play des chauffards australiens un vrai problème
de sécurité.
Après
2 mois sur nos vélos, nous arrivons heureux et soulagé à Brisbane, heureux
car cela fait plusieurs années que ma sœur et moi ne nous sommes vus et
c’est avec les bras grands ouverts qu’elle nous reçoit. Soulagé car malgré
quelques endroit merveilleux que nous avons découvert, la côte sud-est de
l’Australie est trop surpeuplée à mon goût et le problème est qu’il est
très difficile de poser sa tente dans un coin sans voir un écriteau camping
interdit.
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| mais parfois on nous annonce de sympatiques rencontres, comme ici un cousin du lamantin, faisant partie des siréniens |
et comme toujours des oiseaux aussi surprenant que jamais, ici un beau spécimen de martin pècheur |
c'est un véritable délice après une nuit bien froide que de déjeuner sur la plage pour que les premiers rayons du soleil vous réchauffent |
Plutôt
bizarre pour des globecycleurs d’être heureux de ne plus être sur la route
non ? Et c’est peu dire car chaque jour passé à pédaler est un défi
à la mort tellement il n’y a aucun respect pour le cycliste, voir même pire
car dans le New South Wales, les politiciens ont décidé de dépenser des
millions pour la construction de pistes cyclable, ce qui n’est pas du goût de
la plus grande partie des habitants de cette région qui ont de la peine à
finir le mois, financièrement parlant, du coup, ils se vengent sur les
cyclistes, en les injuriant, en jetant des bouteilles de bière pour quelle se
brise devant nos roues, (surtout les jeunes Australiens) transformant les bas côté
des routes en pistes inutilisables pour nou,s vu les débris de verre, nous forçant
à rouler encore plus au milieu de la route et les plus gentils nous passent
tout près en poussant un cri à notre hauteur pour nous faire peur.
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| voila un indice qui nous dit de faire attention en cas d'envie de baignades |
certain
jour le vent est si glacial que la seul manière d'avoir un peu de chaleur
est de bronzer habillé de noir |
...mais ces petits désagréments valent quand même la peine car nous avons a notre unique disposition des plages de sables fins sans fin... |
Le
pire, certains crétins se permettent de jouer avec nos vies en nous frôlant de
tellement près que plusieurs fois par jours nous pensons que notre dernière
heure est arrivée. A plusieurs reprises Isabelle va pleurer à grosses larmes
de peur, à plusieurs reprises nous serons tout simplement éjectés hors de la
route par le déplacement d’air des camions nous frôlant à quelques centimètres,
parfois de tellement près qu’ils sont capables de taper dans notre rétroviseur
de guidon qui n’est qu’à 10 centimètres de nos mains et même sur les
petites routes de terre, ils nous croisent à pleine allure, sans ralentir, nous
crépissant de cailloux et nous forçant à mettre des foulards autour de la tête
pour ne pas respirer que de la poussière..
Nous
espérions plus de respect en arrivant dans le Queensland mais nous avons tôt
fait de voir que la situation envers les cyclistes ne change pas, pire, nous
entendons aux nouvelles qu’un voyageur comme nous vient d’être tué sur la
route, fauché par un camion qui sans doute l’a frôlé de trop près, ce qui
à pour effet d’aspirer le cycliste sous le camion… Cette nouvelle n’est
pas pour nous rassurés et notre dégoût est à son comble, cette fois la décision
est prise, il m’agresse avec leur engin, je m’arme de cailloux dans
l’attente du prochain connard qui frôlera Isabelle de trop près pour lui
exploser son pare brise…
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| ...et fort souvent des paysages de mer nature, alors quelques saccrifices ne posent pas trop de problèmes |
surpris en pleine dégustation de ce qui ressemble beaucoup à une goyave |
c'est en ayant prit la décision que de n'emprunter que des petites routes 4x4 que nous découvrons très souvent de jolis petits coins, mais les obstacles sont très fréquents, ici une rivière qui traverse notre chemin |
Nos
trois jours de routes dans ce nouvelle état ne nous change pas de nos
habitudes, nous ne voyageons pas en regardant le paysage et en découvrant la
nature… nous avançons les yeux rivés sur nos rétroviseurs dans l’attente
de ce fou qui va nous frôler, nous tuer… Nous découvrons encore ce pays en
regardant derrière nous, les yeux fixés sur un petit bout de miroir qui nous
montre un pâle reflet de la réalité, les oreilles aux aguets de ce bruit de
moteur si identifiable de ces petites bites armées de leur voiture… Tout cela
fait qu’à quelques kilomètres de retrouver ma sœur et un petit havre de sécurité,
la décision de quitter ce pays de dingue le plus rapidement possible est prise
après des jours d’incertitude et de réflexions.
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| Yelloy Belly, la petite maison dans la prairie... pardon... dans le bush... Patrick et Sylvie lui on donnés ce nom de serpent car un beau spécimen vivait dans le coin |
et voila la cabane qui nous à servit de chambre à coucher... un grand moment de bonheur et de tranquilité |
voici une construction bien étrange, celle d'un oiseau qui pour attirer une femelle, construit cette chambre d'aparat et y dépose tout autour des objets, ici du plastique rouge et des coquilles d'escargot, quelques pierres blanches et des bouts de verre, l'intérieur aura lui aussi le fond tapissé d'objets |
(il
y a environ 200 ans, l’Australie ressemblait au Far West, l’Australien était
armé d’un fusil ou de revolvers et tuait les aborigènes qu’il croisait sa
route… Les temps ont changé, l’homme est soit disant devenu sage et plus
humain… sa conscience a évolué, il a déposé les armes… Mais les a
remplacé par un véhicule motorisé…) Oui… c’est un raccourci, mais de ma
vie je n’ai vu ni vécu cela et ma rage de ces chauffards me restera dans la
gorge pour de nombreuses années…)
Beaucoup
de questions sans réponse émergent de l’arrivée d’Estelle… Plus les
jours passent et plus le prix des billets d’avions augmente à vue d’œil,
devenant même hors de portée pour notre bourse, nous voilà condamnés à
rester ici encore pour 4 mois au minimum et de nouvelles questions fusent à
nouveau… Que faire dans ce pays bien trop cher, comment allons nous nous la
jouer pour qu’elle passe si possible de bonnes vacances même si celle-ci nous
à dit que l’important était de rejoindre sa maman…
Que
faire avec une jeune femme de 18 ans, sûrement pas voyager en vélo à cause
des dangers que nous ne voulons plus prendre, et même sans cela et malgré l’éducation
que l’on peut donner à son enfant… essayez de le faire voyager de la
sorte… (ce sont devenus des apôtres du moindre effort. Vous pouvez tout
tenter pour leur donner de quoi allez dans une autre direction, la société
aura tôt fait de les reprendre dans les rouages de la vie moderne et de vous le
remettre dans le moule du parfait consommateur…)
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| nous voici réunni pour la confection de sorbets glacés à la mangue de Bowen que Patrick ira vendre le lendemain sur le marché |
yoooo...
lui je ne pensais pas le croiser dans ce pays |
un bien étrange véhicule maison pour la récolte des tomates |
Pas
vraiment le choix, nous devons trouver de quoi nous déplacer dans le pays et
tentez de vivre à trois avec un budget déjà insuffisant pour deux. Trouver un
vieux véhicule bon marché et continuer de la même manière que nous le
faisions quand nous étions en vélo, Camping sauvage, douche dans la nature
quand nous tomberons sur une rivière ou un point d’eau sans crocos. Si
Estelle voulait de l’aventure, et bien malgré nous, elle va en avoir ![]()
Plus
les semaines passent et plus notre désespoir grandit, trouver un engin motorisé
pour pas cher est impossible, tous ceux que nous suivons sur Internet, à
quelques minutes de la fin des enchères, atteignent des sommes que nous ne
pouvons dépenser, nos malheureux petits 2'000 francs de réserve sont largement
insuffisants. Nous avons beau changer de catégorie, passer d’un camper-van à
l’ambulance, de l’ambulance à une grosse voiture, de la grosse voiture à
la petite voiture, toutes nous filent sous les doigts, jamais 2'000 francs ne
nous aurons parut si petit.
Il
ne reste plus qu’une semaine et nos recherches sont restée vaine, Estelle est
sur le point d’arriver et nous ne trouvons rien… aucune solution ne
s’offre à nous, même la plus petite et pourrie des voitures n’est
pas à notre portée, nous voilà condamnés à la recevoir et passer 2 mois de
vacances ensemble sans pouvoir nous déplacer simplement, nous allons rester ici
car les transports en commun sont très onéreux et une fois fini
d’utilisation, il ne vous est pas possible de vous faire rembourser comme dans
la vente de la voiture d’occasion que vous venez d’acheter.
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| et nous retrouvons Patrick, lui aussi dans les rangs pour la récoltes des tomates |
Estelle jouant avec un nouveau copain, un gentil petit serpent... |
...mais elle ne jouera pas avec cellui-ci, un beau mâle de 5 mètres pour une demi-tonne |
Nous
sommes sur le point de baisser les bras, tous les engins motorisés que nous
avons suivis sont partis et les nouveaux ont un prix de départ déjà plus gros
que notre budget, nous devons nous rendre à l’évidence, nous serons à
pied… Nous tentons le tout pour le tout sur un petit camper-van qui est
de plus un 4x4 bien au dessus de nos moyens mais qui traîne sur un site depuis
bien longtemps, Aurélia, ma sœur, décroche le téléphone, compose le numéro
et pose la question à savoir si l’annonce est encore valable.
Il
est toujours à vendre, c’est un jeune français qui est venu découvrir
l’Australie avec sa petite amie… Petite amie qu’il a perdu durant le trip,
il est encore sous le chagrin de cette perte et son avion de retour est dans
quelques jours, il est coincé, il doit vendre à tout prix son campervan pour
payer son vol. Aurélia lui propose donc une somme bien inférieure à ce
qu’il demande… Il hésite... Puis refuse, donne un autre prix toujours trop
cher pour nous… Aurélia obstinément lui redonne son premier prix et un
long moment de silence s’installe… il se rend à l’évidence… il n’a
plus vraiment le choix, il doit absolument vendre son véhicule.![]()
On
dit que le malheur des uns fait le bonheur des autres… Jamais dicton n’aura
été aussi vrai car nous voila en possession d’un camper van 4x4 tout aménagé,
tout y est, il est encore sous assurance pour 4 mois, même le réservoir est
presque plein. Sur ce coup là, nous avons vraiment eu de la chance, nous voila
parés pour une nouvelle aventure et cela pour la modique somme de 1'500 CHf ,
nous voila à présent 4, Estelle et un beau camper-van de 400'000 kilomètres
...
Merci la frangine !
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| petit clein-d'oeil de celui que nous avons recherché pendant des mois sans succès, le Koala |
il
faut le voir pour y croire, l'écriteau vous demande de ne pas rentrer
dans le magasin avec votre voiture... j'ai oublié de préciser qu'il y a
10 marches d'escaliers devant l'entrée... les Australiens m'inquiète
sérieusement |
voyager
le sac au dos... pas toujours facile, hein dit Estelle |
Nous
laissons 2 jours à Estelle pour se remettre de son voyage, 2 jours pour
retrouver sa maman avant de nous lancer dans l’inconnu. Pas besoin de vous
raconter que les retrouvailles furent hautes en couleur et en émotions, mais
elle n’a que 2 mois de vacances, et comme nous avons décidé de voyager comme
si nous étions en vélo par de petites distances journalières ( coût
exorbitant de l’essence oblige), le lundi matin nous voila partis pour découvrir
le Nord Est de l’Australie.
Ni
une ni deux, à peine passée notre première nuit, nous dans le bus et Estelle
dans la tente de camping, nous devons nous rendre à l’évidence qu’il va
falloir faire plus de 50 à 100 km par jours car Estelle n’a quasi pas fermé
l’œil de la nuit tellement il a fait froid et son sac de couchage ne tient
pas le zéro degré que nous offre cette partie de l’Australie en cette
saison. Nous devons franchir le tropique du Capricorne le plus rapidement
possible pour retrouver durant la nuit des températures supportables sous
tente.
La
Pustule, qui s’imaginait l’Australie par l’intermédiaire de clichés bien
pensés et promulgués à gogo afin d’en retirer profit, se retrouve bien vite
désillusionnée… Pas de beaux surfeurs blonds se promenant à moitiés nu
avec leur planche sous le bras, pas de grosses chaleurs mais de l’herbe givrée
quand on se lève le matin, pas de shopping à gogo car la côte n’est pas prévue
pour les back-packers qui sont même mal vus par les habitants mais de grandes
étendues qui se suivent les unes après les autres avec parfois entre elles une
petite ville que même parfois il n’y a que le nom sur la carte.
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| encore
un matin dans le froid, la brume en sus, contente hein estelle |
on croise très souvent de drôle d'engin dans ce pays... ici un camper van 4x4 bien particulier, surement capable d'aller vraiment n'importe ou en australie |
la chute d'eau la plus haute d'australie avec ses 268 mètres... les chutes Wallaman |
Les
débuts sont difficiles, tout joue contre nous, les températures glaciales du
petit matin qui nous font tant aimer les premiers rayons du soleil qui nous réchauffent,
le manque d’argent qui nous impose des arrêts dans des endroits pas vraiment
sympa histoire de pouvoir faire du camping sauvage sans être harcelé par la
police qui ne lâche pas les voyageurs comme nous, et sûrement aussi une
enfance quelque peu pourrie ou dorée qui rend difficile le fait de ne pouvoir
se laver les cheveux tous les jours ou tout simplement pouvoir se doucher quand
tu le désires.
Ce
manque d’argent qui nous fait remonter le pays par l’intérieur, en évitant
la côte très chère, cela n’est pas du goût d’Estelle qui aimerait plutôt
voir la mer, mais pour nous c’est un vrai régal car nous découvrons chaque
jours qui passent de nouveaux animaux mais surtout de nouveaux oiseaux qui nous
éblouissent par leurs couleurs aussi différentes qu’éclatantes. (vous avez
du vous en apercevoir dans les photos… il n’y a presque que des oiseaux
)
Voyager
en Australie pour bon marché fait presque partie du domaine de l’impossible.
Heureusement que nous sommes habitués à voyager de la sorte car l’Australie
fut vraiment difficile à parcourir. Autant par les distances immenses qui séparent
parfois deux petits villages de quelques maisons, par le problème de l’eau
potable qui ne se trouve pas partout et qui nous impose bien souvent de filtrer
de l’eau noirâtre que nous trouvons parfois dans des réservoirs d’eau de
pluie, et le fait que nous restions souvent plusieurs jours sans pouvoir nous
laver.
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| le black coco, perroquet noir à crètes, avec des couleur très vivent sous les ailes, mais très difficile à photographier |
le cyclone Yasi à touché la cote nord-est de l'australie, dévastant tout sur son chemin et la petite ville de Cardwell à terriblement soufert (ici maison qui à perdu son toit) |
prenez
une outre de plastique noir qui va réchauffer l'eau qui se trouve à
l'intérieur et vous obtenez le plaisir de la douche en pleine nature |
Nous
avions déjà découvert cela en faisant le trajet Sydney Brisbane en vélo
alors que la région était surpeuplée, mais ici dans l’intérieur du
Queensland, le problème devient parfois même sérieux. Et je me dis maintenant
que je suis content de ne plus découvrir ce pays à vélo car vous faites des
100aines de kilomètres pour arriver… à nulle part, dans un coin perdu ou il
n’y a rien, un no man’s land parcouru que par les lézards et la poussière
rouge qui vous colle de partout.
En
vélo cela donnerait de pédaler une semaine pour arriver à nul part, dans un
coin même pas beau où il faut se battre pour trouver de l’eau. L’eau, un sérieux
problème pour ce pays qui en consomme tellement que les rivières et nappes phréatiques
ne suffisent pas à couvrir leur besoin quotidien. Ici on récupère l’eau de
pluie pour tout ce qui est toilette, lavage et cie, voir pour la consommation
une fois purifiée dans les coins les plus reculés, du moins dans certaines régions
car dans d’autres il faut carrément faire venir son eau par camions citernes.
Et
si nous parlions un peu plus en détail du pays… binnn… heuuuu…. Mis à
part une nature splendide dans certains endroits et la possibilité de côtoyer
très fréquemment d’étranges animaux, bin il n’y a pas grand-chose à
dire… L’Australie est tellement grande que beaucoup d’australiens ne
sortent jamais du pays et passent leur temps à découvrir le leur. Du coup,
n’ayant aucune autre connaissance du monde, on leur propose des choses qui
bien souvent laisserait indifférent un suisse, voir un européen qui lui voyage
plutôt à travers le monde vu que son pays est tout petit.
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| Insassiable Isabelle, toujours obligée de faire copain copain avec tout ce qu'elle trouve |
par
contre elle n'a pas voulu accompagner cet homme qui allait nourrir les
crocos d'une ferme, je sais pas pourquoi |
bien
avant l'invention du pousse pousse ou de la poussette, voici la poche
Kangourou... un seul problème, avec le temps elle devient trop petite |
Il
nous est arrivé de suivre un écriteau pour aller découvrir par exemple une
gorge, gorge qui attire plein de monde à voir les cars remplis de touristes et
d’australiens. Mais une fois sur place nous découvrons un simple cours
d’eau, tout sauf une gorge, mais l’australien est content. Une autre fois
nous faisons un détour de 100 kilomètres pour aller visiter un site
historique. Malheureusement pour nous l’histoire australienne n’est âgée
que de 2 siècles, du coup un site historique est pour nous bien souvent un dépotoir
où vous trouverez une maison de bois et tôles ondulées complètement délabrée
avec au milieu de l’endroit un véhicule des années 50 en train de se décomposer.
Voila
à quoi ressemble un site historique, de quoi vous laisser méchamment sur votre
faim après vous être tapés 100 kilomètres de pistes en terre rouge à peine
carrossable. Ce n’est pas mieux pour ce qui est de l’architecture, quasi
inexistante ici mi à part quelques rares villes construites sur le modèle des
villes européennes d’il y a 150 ans, et cela sans parler quelles sont
tellement rares quelles ne ressemblent plus vraiment à ce que j’ai découvert
il y a 25 ans de cela, maintenant les panneaux publicitaires et autres attrape
touriste défigure complètement ce qui fut de jolies petites villes.
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| nous avons vu deux figuiers géants, le cathédrale fig tree et voici le curtain fig tree... ou comment ce sentir petit |
dans ce climat, tout pousse n'importe ou, même un support qui n'est qu'un gros rocher n'y échapera pas |
les termites, une véritable calamité pour les australiens, enfin pour leur maison qui en peut de temps s'envole en poussière, mais de petits êtres fort intéligents qui on inventé l'air climatisé et la culture du champignon et un pseudo ciment |
Donc
pas d’architecture, pas d’histoire si ce n’est le massacre des aborigènes
et la 2ieme guerre mondiale qui est servie à toutes les sauces, et un manque
cruel de la seule chose qui nous intéressait de découvrir, l’histoire des
aborigènes d’Australie, le peuple vivant le plus ancien de la planète qui,
avant la redécouverte de l’Australie par James Cook en 1770, et l’invasion
du pays par les explorateurs ou marchants anglais et européens, vivaient encore
à peu de chose prêt à l’âge de pierre. (il parait qu’ils comptaient
jusqu’à trois… un, deux, trois, beaucoup et c’était suffisant pour eux
et leur style de vie)
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| restons
dans les champignons, voici ceux que l'on trouve dans la foret tropicale
humide, très beau, très surprenant de par leur forme, mais nous n'y
gouterons pas |
prit en flagrant déli de pèche |
Je
fais ce que je peux d'abord, pas ma faute si mon zoom est pas assez
puissant et que le déclanchement de la photo soit si long... |
Nous
avons ressenti comme un sérieux problème entre les aborigènes et les
australiens blancs. Tout à commencé par la visite d’un pan de mur où les
aborigènes ont peint des motifs de toutes sortes il y a 40'000 ans, site classé
au patrimoine de l’humanité, jamais je n’ai vu une chose aussi lamentable,
pas du fait des peintures très… comment dire, historique, mais par le manque
flagrant d’information sur ce que nous regardions, comme si les blancs ne
connaissaient pas l’histoire des aborigènes… Une 100aines de peintures et 5
petits malheureux écriteaux expliquant juste l’histoire approximative de 5
représentations sur la 100aines du mur.
Curieux
de cela, nous commençons à questionner les Australiens sur les aborigènes…
c’est là que les choses se sont dégradées… et très souvent nous sentons
un profond malaise, voir un racisme rarement vu ailleurs. Pour commencer nous
entendons des horreurs sur eux, du style que se sont tous des voleurs et
des drogués, qu’il aurait du faire comme en Tasmanie, tous les exterminer.
Nous rencontrons enfin des personnes soit disant plus intelligentes ou cultivées
qui nous donne leur version des faits, qu’il y a effectivement un problème
avec les aborigènes mais maintenant ils y en a beaucoup moins car le pays leur
donne énormément d’argent et ceux du nord du Queensland ne posent plus de
problèmes et sont heureux. (nous avons été vérifier la chose sur place et
avons découvert bien autre chose, mais nous y reviendront plus tard)
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| c'est
la saison des amours pour les papillons qui viennent copuler autour de
nous par millier (non isa, on joue pas à faire les papillons |
et encore un joli petit coup d'oeil de mère nature |
les
varans, nous les croisons souvent, ce gros lézard très rapide quand il
le faut et agile pour grimper aux arbres quand un fou furieux lui court
derrière pour le prendre en photo |
Puis
nous rencontrons enfin des personnes intéressées, qui ont étudié
l’histoire de ce peuple et qui ont une certaine connaissance de cette culture.
Eux nous disent qu’il y a en effet un problème, mais que celui-ci remonte à
l’arrivée des blancs sur le continent et que ce n’est pas à coup
d’argent que ce problème récurrent va ce régler, quoi qu’il en soit, nous
resterons sur notre faim de découvrir ce peuple (actuellement une famille de 4
Aborigènes reçoit 100'000$ par an de l’état australien, les soins médicaux
et les transports en communs sont gratuit pour eux et j’en passe… du coup la
plus grande partie des australiens qui arrivent de justesse à finir le mois
financièrement parlant, ont un sentiment d’injustice et développe une
certaine forme de racisme.)
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| Nous trouverons un petit coin avec plage privée, l'endroit est tellement bien que nous y passerons 11 jours de farniente et soirée au près du feu... sans pouvoir se baigner... |
...car nous sommes juste à coté d'un estuaire, ou habite un gros mâle de plus de 5 mètres selon le ranger qui est venu nous dire bonjour et depuis le passage du cyclone en début d'année, les rangers ne savent plus ou donner de la tête car les crocodiles se sont retrouvé dispersés partout, même dans des endroits ou auparavant il n'y en avait pas... |
même les Aborigènes prennent la chose au sérieux et pendant que maman et papa pèche, les enfants sont déposé sur les branches d'un arbre pour ne pas courir de risques... |
Cela
fait presque 2 mois que nous voyageons avec Estelle, et malgré nos efforts pour
lui offrir des plages de sable blanc désertique et des journées de shopping,
notre manque d’argent aura eu raison de son plaisir premier de découvrir
l’Australie, bizarrement elle est heureuse de reprendre l’avion pour
retrouver son monde à elle, une vie "normale"… allez savoir
pourquoi ![]()
Je
les regarde de loin se prendre dans les bras, je devine les sentiments qui
doivent fuser à ce moment précis, sentiments et émotions qui se mélangent,
qui les submergent et qu’elles ne peuvent contenir plus longtemps, les larmes
commencent à perler sur leurs joues, pas facile de ne pas savoir quand sera la
prochaine fois qu’elles pourront à nouveau se serrer et partager tout ce qui
est entre une mère et sa fille, entre une fille et sa maman…
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| le Casoar est un très gros oiseau d'un mètre soixante-dix de haut, pesant jusqu'à 70 kg, voici le premier que nous avons réussi à photographier |
le papillon Ulysse, il est tout noir, seul le dessus de ses ailes sont d'un bleu éclatant qui quand il vole, vous donne l'impréssion de voir un flash bleu passer |
encore un casoar à casque, je ne pouvais ne pas mettre cette photo, de plus avec lui nous vivront de très cool moments (heuuu cool cool... Estelle à eu très peur quand celui-ci c'est rapprocher de nous, nous obligeant à nous protéger avec la portière du van, car son plus grand doigts de pieds pocède un ongle tranchant comme un poignard) |
Nous
voilà à nouveau seuls Isa et moi, la nuit est déjà bien tombée et nous
n’avons pas encore trouvé un coin ou parquer notre camper-van pour la nuit,
d’autant plus que dans la région de Cairns, la police est sur le qui vive et
nous pourchasse sans répit pour pas que nous dérangions le touriste friqué
qui dépense sans compter.
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| la famille des phasmes, insectes qui ressemble à tout sauf un insecte... ici le phasme baton, il ressemble à une branche de bois, d'autres à des feuilles vertes ou feuilles mortes, un camouflage parfait si on ne reste imobile... heureusement pour moi, il a oublié cette règle de base et je peux vous le montrer |
l'australie, pays des oiseaux, et pays des grenouilles aussi dont certaines ont des couleurs a vous couper le souffle (ici la rainette à ventouse) |
dans les objets bisarre, voici barbecue de bush, fait dans une vieille bouteille de gaz |
Nous
choisissons l’option 2, simplement parce qu’il y a que 2 routes, celle du
Sud qui nous ramèneraient à Brisbane pour aller en Asie ou celle du Nord en
direction du Cape York, nous allons remonter à l’extrême Nord du pays, faire
plusieurs milliers de kilomètres sur des routes 4x4 pour découvrir ce coin
sauvage que nous ne connaissons pas et dont tous les Australiens rencontrés
nous disent de ne pas manquer sans pouvoir vraiment nous dire pourquoi,
simplement par goût de l’inconnu et aussi pour tester ce fameux 4x4 que nous
avons eu la chance d’acquérir J
A
peine fais une 100aines de kilomètre que nous voilà déjà dans le feu de
l’action, sitôt passé Cape Tribulations notre vieux van est directement mis
à contribution et à notre grande surprise passe son premier examen haut la
main, il franchit aisément les petites rivières qui se trouve sur notre route,
gravit sans problème des pentes à vous faire peur dont certaine dépassent les
30° d’inclinaison, il s’en sort parfaitement pour notre plus grand plaisir
mais c’est complètement épuisé et le corps fourbu que nous nous arrêtons
pour notre première nuit dans la forêt tropicale.
Cette
première approche nous a plu, nous pouvons donc continuer et nous lancer cette
fois sur la route de terre qui doit nous emmener à Cape York, à plus de 2'000
kilomètres d’ici. Malheureusement la suite fut bien moins agréable car
autant la piste est bien moins extraordinaire, fini les jolis cours d’eau à
traverser, fini la forêt tropicale humide et les pentes vertigineuses à
franchir, fini la tranquillité d’une piste peu fréquentée.
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| restons dans les objets, ancien cette fois avec ce vieux... tracteur |
nous les cantomplerons souvent, malheureusement sans les comprendre faute d'informations, voici les peintures Aborigènes (celle que vous voyez ici on 40'000 ans et sont du coup les peintures connue les plus anciennes de la planètes) |
ce matin là, ce kangourou nous fit une fleur... en n'en mangeant une de couleur rouge rien que pour la photo |
Nous
avons l’impression de nous retrouver sur une autoroute, nous croisons des
100aines de véhicules 4x4 par jour harnachés de leur remorque transportant
bien souvent un petit bateau à moteur, fini l’adrénaline car la route
n’est plus qu’une ligne droite poussiéreuse. Poussière que nous respirons
à chaque croisement de voiture ou quand nous nous faisons dépasser car sans
air conditionné nous sommes obligés de rouler les fenêtre grandes ouvertes.
Cette poussière rouge qui recouvre tout ce qui est sur le bas coté
transformant le paysage en une chose monotone sans vie.
La
piste est tellement empruntée et peu entretenue (nous pensons même que cela
est voulu pour donner un peu plus l’impression"d’aventure" à ceux
qui traversent la région) que la surface de cette route dessine de petites
vagues de 5 a 10 centimètres de haut qui se suivent les unes aux autres, comme
de la tôle ondulée, faisant vibrer notre vieux van de toutes ses pièces, nous
donnant l’impression de rouler sur un vibromasseur géant, nous imposant de fréquentes
haltes pour détendre nos muscles du dos qui servent d’amortisseurs.
Cela
va durer des jours, des 100aines, des milliers de kilomètres de cette tôle, de
ce paysage si monotone, si sordide pour ne découvrir que des petites villes
sans intérêt ou les prix sortent de l’entendement, comme un parc
d’attraction géant pour australien en manque d’aventure, de vie sauvage ou
l’on tente de montrer que son 4x4 est plus gros que celui des autres, que son
matériel est plus pro de l’aventure que le vôtre. Nous les regardons, nous
nous regardons et nous demandons qu’est ce que nous faisons ici.
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| les termitières, des constructions climatisées, resistantes au feu et d'un incroyable solidité, ici deux espèces différentes et leur deux constructions différentes... chacun son système |
encore
une rivière sur notre route, une de plus pourrais-je dire... mais non,
celle là est différente, des crocodiles d'eau douce y vivent et pour
faire les choses correctement, nous sommes tombé en panne au beau milieu
car l'eau à noyé le moteur... pas très à l'aise après pour descendre
du van, attacher une corde et attendre le passage d'un autre véhicule...
il y avait longtemp que je n'avais pas eu le trouillomètre aux aguets |
cette panne aura quand même eu un bon coté, celui de nous faire découvrir sur les berges un beau fossile, très certainement celui d'un nautile dont le fond est tapissé d'une belle pierre bleu comme un cristal... il y a bien longtemps la mer recouvrait le coin... |
Arrivé
à Weipa, nous nous arrêtons dans le seul camping de la place, pour essayer de
nous redonner visage humain car nos habits sont devenus rouges, nos cheveux,
notre peau, tout est rouge, même l’intérieur de notre véhicule ni a pas échappé,
la faute a des joints de portières bien trop vieux et plus vraiment étanche.
La nuit tombe doucement quand nous sortons de sous la douche, propre, presque
aussi beau que des camions tout neuf ![]()
Après
une bonne nuit de sommeil, nous nous levons comme toujours avant tout le monde,
nous buvons notre café tout tranquillement dans la fraîcheur et tranquillité
du matin, l’aurore s’est doucement levée, accompagné des premiers chants
des oiseaux qui bercent notre réveil. Puis petit à petit l’aube arrive, les
oiseaux sont cette fois tous présents et puis tout s’enchaîne, comme dans
une pièce de théâtre, nous regardons quelque peu médusés le spectacle que
nous offrent les gens se réveillant autour de nous en commencent directement à
faire leur cinéma de "regarde qui je suis"
Voila
presque 2'000 kilomètres que nous roulons et chaque moment qui passe nous
pousse à nous demander ce que nous faisons ici. Nous sommes près de faire
demi-tour ce matin là, mais nous décidons toutefois d’essayer encore, de
prendre cette fois un petit chemin de travers et d’aller rendre visite à ces
Aborigènes heureux dont nous avons entendu parler. Ils ne sont pas si loin, un
petit détour de 200 kilomètres ne va pas nous tuer… et nous voila partis
pour Mapoon en pleine terre Aborigène.
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| les pluies sont violente, tellement violente que des rivières se forment en quelques minutes et détruisent tout sur leur passage, ici les racines d'un arbre misent à nu par l'eau |
dans le rôle du funambule, voici l'oie |
la sève de certain arbres est rouge, un beau rouge qui vous laisse penser que l'arbre saigne vraiment |
Nous
pensions que ce petit détour n’allait pas nous tuer… nous nous sommes trompés
car arrivés sur place nous sommes médusés par ce que nous découvrons. L’état
leur donne de l’argent à ne plus savoir quoi en faire, ils se sont construit
des maisons entourées de clôture, ont des gros 4x4 et comme tous bons
Australiens qui se respectent, une ou deux épaves de voitures pourrissant dans
le jardin. Cela est valable pour les "chanceux" qui travaillent dans
les grosses mines de bauxites qui permettent la fabrication de l’aluminium.
Pour
les autres ? C’est le même manège que ceux que nous avons croisés dans
les villes blanches, pour la plus part alcoolisés, titubant dans les rues ou se
disputant les uns les autres. Nous pensons voir de vrais Aborigène… nous ne
trouvons que des noirs qui veulent vivre comme les blancs, dans leur villes plus
rien ne ressemble à de l’Aborigène, de l’Aborigène ils n’ont plus que
la couleur et leur gros nez qui les caractérise tant.
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| les trains routiers, nos plus gros ennemis, ici un petit exemple de 70 mètres de longeur |
durant notre périple, nous seront les voisins bien involontaire de nombreux feux de bush, celui-ci fut notre premier et Isabelle qui cuisine sur cette photo n'a pas la conscience tranquille et ne quittera pas des yeux ce feu qui deux jour plus tard s'arrêtera à 10 mètres de notre campement |
ces feux de bush offrent un spectacles grandiose la nuit, une première pour moi aussi qui doit s'avoir d'ou vient le vent histoire de savoir si je peux dormir tranquil |
Nous
poussons encore quelques kilomètres pour joindre Cullen Point, un endroit où
vous devez demander une autorisation et payer des taxes pour pouvoir y rester la
nuit, du style 35$ pour finir sur un pseudo camping sans aucun confort, normale,
ça fait sauvage. Nous retournons sur nos pas, regardons en détails tout ce qui
pourrait nous faire entre apercevoir cette culture, mais rien, que des déchets
et des canettes de bière qui jonchent le sol.
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| dans
les objets surprenants, voici la tondeuse à gazon aborigène, simple,
économique mais très éfficaces... seul incovéniant, prévoyez des
fleurs en plastiques si vous voulez que les tombes restes colorées |
l'oeil éguisé ne pourra manquer ces petits détails qui montrent à quel point la tension est forte entre les aborigènes et les blancs (si je traduis bien, ca donne dans notre language moderne: cela fait 40'000 ans que vivons et respectons cette région, alors ne venez pas nous casser les c..... avec vos idées écologistes à la con alors qu'en 200 ans vous avez détruit la planète) |
voici un beau spécimen de bougainvillier, énorme si vous le comparé à notre van juste en dessous, il n'est pas que merveilleux pour ses couleurs, mais aussi pour l'ombre que vous y trouverez pour faire votre repas de midi |
Le
paysage est toujours aussi monotone, la route toujours aussi merdique, à tel
point que notre galerie de toit se casse et à chaque secousse, les vis de
fixation pénètrent un peu plus dans le toit du véhicule. Ce n’est que
plusieurs 100aines de kilomètres plus loin que nous nous apercevrons de cela,
mais il est trop tard, le toit est percé… Ne nous reste plus qu’à espérer
qu’il ne pleuve pas.
C’est
le corps complètement fourbu que nous retrouvons plusieurs jours après des
routes goudronnées, notre rêve de l’Australie en a pris un coup dans
l’aile et tout ce que j’avais annoncé à Isabelle n’est plus, le pays à
bien changé, il est devenu semblable aux autres pays industrialisés,
l’Australie c’est beaucoup d’argent et de kilomètres pour franchement pas
grand-chose. Heureusement que nous avons pu voir certain petit coin de paradis
et que les animaux sauvages ont quant à eux réussi à nous donner du plaisir.
Sur
le chemin de retours, nous décidons une d’une dernière folie, 1'000 petits
kilomètres de détour par le centre du pays pour découvrir si possible la vie
de ces gens qui ont décidés de vivre l’aventure de la mine, tout abandonner
pour s’enterrer au fond de la terre, se retrouver dans de petits tunnels à
plusieurs 10aines de mètres de profondeur et tenter de découvrir l’opale qui
les rendra riche.
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| weipa, presque tout au nord de l'australie... heureusement qu'il y a de beaux couchés de soleil car il n'y a rien d'autre à voir |
et toujours dans cette région, les mines, des mines géante qui demandent des véhicule géant... ici le camion arroseur qui meuille la terre de la piste pour éviter les nuages de poussière aux passages des camions bennes géants |
un
petit coin de parapluie contre un coin de paradis disait la chanson de
brassens, ou quand un ange fait trempette dans une rivière pour se
déchauffer comme elle dirait (heuu tite femme, t'as mouillé la chemise
là |
En
chemin, nous tombons encore sur des aberrations alors que nous voulions découvrir
des tunnels de laves et des gorges. Une fois sur place, nous découvrons
qu’une société privée a acheté les droits de visites et propose des tours
à des prix incroyables, 45$ par personne pour 2 heures de découvertes de
tunnels de lave, et pire pour la gorges… 3 heures de visite pour 73$ par
personne et sans garantie qu’il y aille de l’eau… de qui se moque
t’on…
Après
10 jours de routes en empruntant toutes les petites pistes 4x4 qu’il est
possible pour ne pas être sur les routes et découvrir d’autres choses, nous
arrivons enfin à destination. Grosse déception à nouveau car ce qui devait être
un dépôt d’opales (opal deposit) à voir, n’est en faite qu’une petite
ville perdue au milieu de nul part ou les seules opales à voir son colées sur
le pupitre et les chandeliers d’une église… circulez, y a rien à voir.
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| enfin je l'ai eu, pris en photo celui qui ne se laisse pas prendre... voici le cousin du Kookaburra, le king fisher, il lui ressemble comme deux gouttes d'eau, mais sont chant est complèptement différent et le bleu des ailes plus intense avec du bleu en plus sur la queue, caché par les ailes, couleur que vous ne voyez que quand il vole |
je vous disais que les rivières nous servait a tout, bain, douche, garde manger, boison et même la lessive... trop cool ces rivières... |
en parlant garde manger pour les rivières, me voici près, en pleine nuit, lumière frontale, et mon piège à miam... mais de quoi parle.t'il ??? |
Complètement
déçu, nous continuons notre quête des opales et finissons dans un petit
village, Yapoon, qui change un peu du premier, nous y voyons bien des petites
mines privées mais avec de gros écriteau "Keep Out" (dégage de là,
casse toi) Je ne vous parlerai même pas du village qui est plus une ville
morte, pas âme qui vive et pour la première fois après des mois de voyage, un
coin sans Pub ??
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| bin je parle de ce que je pèche la nuit pour que nous aillons un peu de viande dans nos pattes, voici les écrevisses, un véritable régal pour les fines geules que nous sommes |
haaaa,
bin voila enfin une belle photo de notre van en plein effort... je vous
présente choupette |
et hop, encore un splendide spécimen de martin pècheur dont le bleu brille au soleil |
Toujours
aussi déçu, nous voyons sur la carte un autre petit village ou peut être nous
aurions la chance de voir enfin ces mineurs et leur mine et à peine enfiler
notre petit déjeuner, nous voila repartis à la quêtes des opales. C’est en
fin de journée que nous arrivons car il a plu et la piste s’est transformée
en une vraie patinoire, chaque trou sur la route s’est remplit d’eau
boueuse, nous cachant la profondeur de celui-ci et à chaque fois que nous ne
pouvons les éviter et que le bus fonces droit dedans, nous serons les dents en
nous demandant ce qu’il va se passer.
Chaque
descente ou chaque virage franchis est un vrai tour de force, à tout moment le
bus suit la direction qu’il veut et pas celle que vous lui demandez de
prendre, ces 100 kilomètres de pistes détrempée auront étés les plus
difficiles de notre voyage et c’est heureux ou complètement exténués que
nous arrivons en fin de journée dans ce petit village minier qui est pleins de
promesses… aurions nous enfin touché au but ?
Nous
commençons par nous arrêtez dans le club privé des mineurs après avoir
rempli un formulaire, nous asseyons à une table et commandons deux ginger beer,
boisson que nous avons découvert pour la première fois en Australie (un peu
trop sucré, mais sérieusement pas dégueulasse
)
et le spectacle commence… Nous en sommes sûr, vu la dégaine des gens, leur
visage typé, nous avons vraiment l’impression d’être arrivé au Far-West,
nous avons sûrement touché au but.
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| parfois mère nature nous gratifie de bien beaux moments, alors que nous étions sur une plage perdu en terre aborigène, nous découvrons cette belle coline jouant avec les couleurs... |
... voici la plage perdu, nous avons profités de cet endroit désertique, nous étions comme robinson crusoé, heureux d'être seul à profiter d'une nature merveilleuse... le seul hic, dans la soirée l'eau est monté, monté sans interruption pour ne s'arrêter qu'a 2 metres du bus, ne nous laissant que deux petits metres de sables que nous n'avons pu employer fautes aux crocodiles encore... grrrr |
plage perdue oui, mais pas paradis perdu, et malgré le fait que vous habitiez la planète depuis 40'000 ans, vous avez quelques petits soucis avec les matériaux moderne à voir, demain je vous apprend le recyclage.. mais vous inquiètez pas, vos semblables blancs sont pire que vous... jamais je n'ai vu consomation si importante de sacs plastiques qui finissent à tous vents |
Les
mineurs et mineures nous regardent du coin de l’œil, nous dévisagent d’un
coup d’œil, se demandant ce que 2 touristes font dans le coin. Nous ne nous
sentons pas vraiment les bienvenus, il ne leur faudra pas moins d’une heure
pour que l’un deux enfin ose venir à nous pour nous questionner. C’est un
Irlandais, ici depuis des années, et à peine reçu la permission de
s’asseoir à notre table, les questions fusent...
Nous
avons passé son interrogatoire avec succès car notre homme se lève et passe
de table en table vers les autres mineurs qui lui pose des questions nous
concernant. Il revient vers nous de temps en temps pour nous poser la question
qu’un de ses congénères lui a posé à notre sujet. L’examen a du être
une réussite car d’un coup la tension tombe et c’est un défilé de
mineur(e)s qui passent à tour de rôle à notre table, pour faire connaissance,
mais surtout pour nous montrer le fruit de leur labeur.
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| encore une belle surprise de mère nature, ici un parasite qui à conquit le tronc d'un arbre en train de mourir |
la courageause Isabelle, toujours prète à devancer vélo ou bus afin de s'assurer que l'eau boueuse ne cache pas un gros trou |
voila le type de petite route à suivre que nous apprécions, des petites routes difficiles à faire mais qui vous réserve bien souvent de belles surprises |
C’est
un vrai moment de bonheur, nous avons vraiment l’impression d’être retourné
dans le passé, leur tenue, leur gueule incroyable, tellement incroyable pour
certain qu’il y aurait de quoi remplir une exposition de photo. Puis c’est
un vrai moment de plaisir que de contempler les opales qui nous sont proposées.
Certaine sont splendide en couleurs, d’autre impressionnante par leur
grosseur, nous voyons défiler des pierres de plusieurs milliers de francs,
certaines de plusieurs 10aines de milliers de francs.
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| il y a deux objets qui pourrait définir l'australien, la planche de surf... ou la voiture en décomposition dans son jardin... ici, en terre aborigène, on a pas de jardin, alors elles pourrissent la ou elles meurent |
encore une petite piste surprise, ici de la neige à 35 degrés au soleil... non, des collines de sable blanc semblable a de la craie |
une autre curiosité de la nature, ici un ancien volcan dont les parties moles, avec les millénaires, ce sont désagrégées, ne laissant qu'une montagne de gros rochers de granit ou certain arbres arrivent à prendre vie (black montagne) |
Une
dernière pierre nous est présentée, par un petit mineur complètement ivre,
il dépose sur notre table une opale ronde, pas plus grosse que la plus petite
de nos pièces de monnaie… Nous sommes surpris après avoir vu des pierres si
impressionnantes. Nous nous regardons puis jetons un œil à la chose devant
nous. Rien, elle n’a même pas de belles couleurs, elle est verte et bleu,
vraiment rien d’extraordinaire.
C’est
au moment ou je me saisis de l’opale que je comprends pourquoi les yeux du
petit mineur brillait… La nature à bien fait les chose et quand j’incline
doucement cette petite chose que je la découvre sous toute sa splendeur. Le
hasard à fait que c’est une reproduction exacte du Yin Yang et a chaque fois
que vous la pivotez d’un côté ou d’un autre, c’est l’une deux parties
qui se met à briller à tour de rôle. Isabelle
est sous le charme et j’aimerai tellement lui faire plaisir à cet instant,
acheter la pierre en cachette et la faire travailler par un petit bijoutier qui
en ferait un splendide pendentif. Malheureusement mes moyens du moment ne me le
permettent pas, notre vie actuelle ne nous le permet pas… Si nous devions acquérir
toutes les belles choses que nous croisons, il nous faudrait une semi-remorque
tant nous croisons de belles choses.
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| malgré toutes les protections que nous employons, sans parler des précautions, isabelle se fait quand même dévorer le corps par les insectes en tous genres |
voici
le plus têtu de tous, la petite fourmi verte qui une fois qu'elle vous à
attraper avec ses crochets, elle levera son corps vers le ciel et ne
lachera plus jusqu'à ce que sa proie meurt... (heuuu, elle sait pas
sur qui elle est tombée la pauvre |
un
petit coin de paradis... ne trouvez vous pas? il fait chaud, très chaud,
l'eau est fraiche, que feriez vous maintenant? Je vous le déconseil
vivement car autant le coin est paradisiaque et l'eau bien frâiche par
cette chaleur, autant une fois encore cette rivière est infestées de
gros crocodiles d'eau douce de plus de 5 mètres... à vous couper
définitivement l'envie de vous baigner |
La
nuit commence à descendre gentiment quand nous décidons de rester encore un
peu dans ce club privé qui ressemble plus à un pub pour gueule cassée, les
mineurs nous on indiqué un endroit où nous poser pour la nuit, donc plus rien
ne presse. Mais voilà… le rêve ne pouvait pas être complet sans ce qui va
se passer à ce moment là. A l’instant précis ou nous allons déguster notre
poulet frittes, un mineur s’approche de nous et nous demande si nous serions
intéressés de venir dormir chez lui, que sa femme et lui-même se ferait un
plaisir que de nous accueillir.
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| nous nous sommes cru un instant dans la forêt des na'vis (avatar) tant cette foret tropicale humide etait belle et touffue |
nous y croisons même des orchidées |
après l'avoir photographié sur une belle fleur rouge (galerie photo) le voici jouant les va et vient sur notre essuie-glace |
La
petite caravane dans laquelle le couple vit est très ancienne et plutôt en
mauvaise état et le petit toit de tôle ondulées collé contre celle-ci abrite
ce qui sert de salon et de salle à manger, de vieux tapis jonchent le sol. Le
confort est vraiment très spartiate, mais il y a de quoi vivre, de quoi vivre
la vie des mineurs d’opale du centre de l’Australie. La fin de la soirée
est plutôt conviviale et c’est le sourire aux lèvres que nous allons nous
coucher, contents d’avoir mener à bien cette journée et d’avoir rencontré
Niki et Mikaël.
Le
lendemain, la journée commence tôt, le soleil commence à peine à pointer ses
premiers rayons que tout le monde est déjà debout, y compris le jeune chiot,
molosse adorable que Isa aimerait bien délivrer de sa chaîne. Nos hôtes
sortent la table de la cuisine et la pose à l’extérieur, juste à coté de
notre van et prépare un bon déjeuner. De notre coté, nous sortons notre
vieille cafetière italienne et préparons un bon café qui à l’odeur réveillerait
n’importe qui.
C’est
avec un grand plaisir que nous acceptons son offre ce qui à pour effet
d’illuminer leur visage d’un grand sourire. Et la journée commence sur les
chapeaux de roues… Première étape, la mine qu’ils creusent depuis des années,
au début manuellement puis avec le temps et l’argent gagné par des moyens de
plus en plus perfectionnés, on commence par la pioche, la masse et le burin,
puis on passe par le marteau piqueur pour finir par la petite pelleteuse mécanique.
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| nous pensions les australiens écologique, nous nous sommes complèptement trompé, mais nous avons quand même réussi à touvé un petit parc d'éoliennes dont une bonne parties ne fonctionnaient plus |
non, ce n'est pas la même photo de diamantin que dans la galerie, mais ils sont trop beaux et j'ai pas résisté |
quand les australiens ne balaye plus devant leur portes et veulent interdire la vente de moutons aux pays arabes... ils oublient juste une chose... nous nous avons été choqué de les voir transporter leur chien presque de la meme manière et ce n'est que dernièrement qu'une loi à été votée, les obligeant maintenant à les attacher faute de chiens morts, trop souvent d'être tombé du pick-up |
Nous
nous coiffons d’un casque et nous voilà partis en direction d’un petit trou
d’environ un mètre de diamètre dans lequel s’enfonce un petit ascenseur
pour une personne. C’est la tête pleine d’images de documentaire vu à la télé
qu’Isabelle prend place dans la petite nacelle qui, dans un bruit d’enfer,
commence doucement sa descente dans les entrailles de la terre. A tour de rôle
nous descendons dans la mine pour atteindre le 3ième niveau.(18m sous terre
environ).
Niki
allume un gros spot très puissant et nos yeux deviennent de vraies billes, nos
pupilles s’écartent au maximum et découvrent ce monde bien mystérieux.
La mine s’étale sur une surface de 2'500 mètres carrés, un grand carré de
50 mètres par 50 mètres, puis à quelques mètres de la surface le premier étage
de la mine s’étale de tout son long, puis quelques mètres encore plus
profond un second étage, puis un troisième et pour finir, à 25 mètres sous
terre le 4ième et dernier étage car les Opales ne se trouve qu’entre 6 et 25
mètres sous le niveau du sol.
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| l'australie est aussi le pays des papillons, nous en croiseront de vraiment splendides, quant à les prendrent en photo... c'est une autre histoire |
voila la fameuse pompe à eau à vent... l'éolienne tourne, poussée par le vent, en tournant elle actionne un mécanisme qui pompe l'eau pour la metre dans de grands réservoirs, ou dans des abrevoir pour les animaux domestique qui vivent ici en presque liberté sur des domaines énormes |
l'eau, si rare dans ce pays, les animaux ont du s'y habituer, ou développer des trésors d'imagination, ici l'oiseau pousse doucement la manette pour que le robinet lache un petit gouttes à gouttes ou il pourra boire, elle est pas belle la vie |
Les
rayons puissants du spot lumineux nous laissent découvrir le 3ième étage,
celui ou Mikaël et Niki cherchent depuis des mois ce précieux petit caillou,
nous voyons devant nous une multitude de petits couloirs reliant de petites
salles entre elles, le tout soutenu par quelques piliers naturels séparés du
reste du sol par d’autres couloirs qui s’enfonce encore plus loin.
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| les perruches, grandes perruches et perroquets, nous en voyons toutes les semaines une espèce que nous ne connaissions pas, les couleurs sont vraiment hallucinante pour certain, mais tous sont merveilleusement beaux.. le seul hic, la nature ne fait pas bien les choses car leur chants ressemble plus à un cri d'agonie qu'un beau chant qui vous donne envie de l'écouter des heures |
parfois, perdu au millieu de nul part, nous croisons de bien étranges bestioles, ici avec une rose géante sur le toit |
l'australie, pays des contraire, pays à l'autre bout du monde, la tête à l'envers pourrions nous dire que même les cygnes sont pas comme chez nous, noir au bec rouge... fallait y penser |
Nous
sommes de vraies petits enfants, n’arrêtons pas de poser des questions pour
essayer de comprendre, de vivre ce que nous ressentons sur le moment. Arrive le
grand moment, Mikaël démarre la pelleteuse et commence tout doucement à
enlever de la matière devant lui, petite couche par petite couche, le tout sous
les faisceaux lumineux du spot que tient Niki dont les yeux cherchent un petit
indice étincelant dans les nouvelles parties de roches qui naissent sous les
allés et venues répétés du godet de la machine.
Elle
se rapproche de la paroi, balade les rayons lumineux sur toute la surface du mur
de roche, recherche le petit éclat, le petit reflet que lui renverra la veine
de "posh" comme ils l’appellent, cette matière vitrifiée qui
renferme l’opale (silice solidifiée) à ce moment la tension monte, elle
colle son nez sur la paroi et dirige son spot sur un endroit bien précis,
gratte un peu avec les ongles… On ressent l’excitation du mineur, la folle
impression, ce sentiment qui vous pique de l’intérieur quand vous trouvez la
chose.
Cette
excitation similaire à celle du joueur qui va gagner ou qui voit le cheval sur
lequel il a tout miser passer devant les autres. Je comprends à ce moment précis
pourquoi des hommes font cela, pourquoi ils sont assez fous pour s’enfermer
sous terre et creuser à longueur de journée dans cette roche mole, les mineurs
sont de grands joueurs, ils sont la pour ce moment précis, pour cette sensation
folle qui envahit chaque partie de votre corps quand vous trouvez l’objets de
vos recherches.
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| lui ne fait pas partie des plus beaux, mais la photo l'est |
l'envers de l'endroit, ou comment perdre la tête en contemplant le paysage |
enfin
un tour du monde facile à faire, le deuxième que nous croisons depuis le
début de notre voyage en 2008, du coup vous avons déja 2 tours du monde
à notre actif |
Objet
précieux, pierres fines qui la plus grande partie du temps ne vous permettra
que de manger durant le mois à venir, payer le carburant qu’il vous faudra
pour continuer votre recherche, un jeu bien souvent sans fin ou tout simplement
un choix de vie différent des autres, un monde ou les sentiments extrêmes
existes encore et font partie presque chaque jour de votre vie. Niki continue de
gratter le mur, puis se recule et reprend sa place initiale, ce ne sera pas pour
cette fois.
C’est
la tête pleine de sensations et les yeux encore tout brillant d’excitation
que nous nous dirigeons vers le tunnel qui remonte à la surface, le tout
premier tunnel creusé avant que l’ascenseur soit installé, un long tube de
plus de 20 mètres de haut par lequel la lumière vive du soleil nous éblouit.
Une petite échelle de métal est fixée à même le tube creusé dans le sol. A
tour de rôle nous faisons le grand écart pour attraper l’échelle sur le
fond, puis un par un nous gravissons les échelons qui nous ramènent à la
surface.
La
montée semble interminable, fatigante, les muscles ne sont pas loin de se
crisper et durant la montée, nos yeux regardent le fond de la mine, 20 mètres
plus bas, nous n’avons aucune sécurité, aucune corde qui stopperait la chute
si nous devions manquer une marche, chute mortelle très certainement… N’y
pensons pas, restons concentrés sur les échelons qui apparaissent devant
nous à chaque pas de fait. Nos yeux regardent cette lueur vive qui se
rapproche, qui fait mal aux yeux qui se sont habitués au peu de lumière des
profondeurs.
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| nous les avions déja croisé une fois sans pouvoir les prendre en photo, mais les habitants du coin ne voulaient pas nous croire car ils disaient que les dromadaires vivaient que dans le centre du pays. Dans le centre, nous les avons à nouveaux croisé, mais cette fois ils sont dans la boite |
les australiens sont les rois de la décheterie sauvages, ruclons comme nous disons en suisse, et il est fréquent de croiser des objets encombrants abandonés un peu partout |
durant nos baignades dans des trous d'eaux boueuse quand nous n'avons pas de chance, ou dans des rivières cristalines quand la chance est avec nous, il est fréquent de croiser un bon nombres d'animaux fort sympatique comme ici les tortues d'eau douce |
A
la surface, nous réalisons la folie de cette vie, la folie ou la beauté, ce
n’est pas à nous de juger et ce n’est pas ce que nous cherchions en venant
ici. Nous ne voulions que vivre un jour de plus de manière intense, découvrir
d’autre manière de vivre et c’est exactement ce que nous avons fait,
c’est ce que nous avons vécu, nous avons été l’instant d’un moment deux
mineurs à la recherche du trésor. Encore un jour où nous avons découvert
quelque chose, encore un jour ou nous sommes heureux d’avoir suivi une route
différente.
Nos
hôtes veulent encore nous en donner plus car ils voient au fond de nous ce
bonheur de vivre un moment unique. Ils veulent nous faire ressentir le plaisir
unique de la découverte et nous emmènent chez un de leur ami qui vient de leur
téléphoner( satané téléphone satellitaire). Cet ami a entendu parler de
nous, cet ami a trouvé une veine et il sait que dans le tas de gravas qu’il a
remonté en surface que nous devrions trouver des opales.
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| mais parfois ces rencontres ne sont pas aussi sympatique que nous le souhaiterions, comme avec le serpent |
mais ne nous plaignons pas car parfois arrive des rencontres incroyables, comme ici avec le platypus ou ornithorynque, rencontre autant magique que rapide car il est bien trouillard notre ami |
et
parfois la chance nous sourit, avec la découverte d'animaux inconnus
jouant avec les nénuphares |
Nous
allons avoir beaucoup de chance, je dirais même plus, qui aurait pu deviner
qu’au moment où le marteau casserait ce bout de roche que nous allions
devenir riches, sûrement personne et encore moins nous même, mais bizarrement
nous ne sommes pas devenus riches en trouvant l’opale extraordinaire, nous ne
trouverons que de petits bouts, petits bouts sans grande valeur, mais
petits bouts qui ont enrichi notre âme d’une nouvelle expérience, petites
choses splendides sans valeur marchande qui pourtant qui vous apporte beaucoup
plus que vous ne pouviez imaginer au début de l’aventure, petits fragments de
pierre que Isa enferment dans sa main, elle sait exactement ce qu’elle veut en
faire.
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| la nature nous aura vraiment surpris pendant la découverte de ce continent, ici avec des racines aériennes qui font de la dentelles autour d'un tronc d'arbre |
quand ce n'est pas des trains routiers que nous croisons, ce sont des convois exceptionnels que nous croisons, tout aussi dangereux, mais lui bien plus lent |
et encore un feu de bush, celui-ci c'est le fameux feu de mon histoire un peu plus bas... |
Aventure
qui une fois encore fait briller nos yeux et fait surgir du fond de nous ce
sentiment qui revient si souvent, la chance, le bonheur de pouvoir vivre cette
vie… Le soir venu, comme promis, Niki nous prépare un repas de sa région
natale, les baltiques, repas que nous dégusterons à sa juste valeur, repas que
nous savourons à chaque bouchées repas qui nous fait regretter les saveurs de
chez nous tant la cuisine Australienne est pauvre.
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| un belle échassier, environ 1,5 mètres de hauteur, le brolga, la plus grande grue du monde, petit oiseau très sympatique qui chaque matin crie tout ce qu'il peut en faisant une danse assez spéctaculaire |
heuuuu, lui, je ne vous le présente plus |
et
voila notre Isabelle en train de faire à nouveau la folle avec son copain
du jour... demain je vous parie qu'il vient prendre le thé à la maison |
Ainsi
va notre vie, des rencontres furtives, des moments partagés qui ne durent que
l’instant d’un moment, des instants courts mais intenses, des sensations
fugaces ou tenaces, mais toutes ces choses ont un point commun, elles ne durent
qu’un petit instant de notre vie, puis tel de l’éther, vont s’évaporer
petit à petit pour ne former plus qu’un souvenir qui restera en nous jusqu’à
la fin.
C’est
sur cette pensée que je quitte la grande route bitumée, que nous nous enfilons
sur un autre petit sentier de terre et de poussière ou nous espérons pouvoir
vivre encore une aventure, faire encore des découvertes, voir encore quelques
choses qui comme tout le reste nous grandit, mais jamais je n’aurai pensé
trouver ce qui nous attend plus loin, perdu au milieu de nul part.
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| qu'est ce que je vous disait, nous travaillons sur le site internet et lui maintenant s'invite tous les jours et ce permet même des petites folies comme venir nous renifler... il a pas peur lui |
et
la voila cette fois en compagnie de deux copains... faut vraiment que je
la surveille |
l'australie
est aussi le pays des reptiles (nonnn, ne me parlez plus de
crocodile |
Cela
fait plusieurs jours que nous serpentons sur de petites pistes torturées par
l’eau, que nous voyons courir à côté du van ces curieux oiseaux appelés
Emus et que des kangourous fous se jettent juste devant nos roues m’obligeant
bien souvent à des manœuvres périlleuses pour les éviter, Isa est aux aguêts,
tant je ne dois même pas leur faire peur ;). Ce matin là, le vent est de
la partie, il souffle puissamment sur le paysage, soulevant des nuages de poussières
et au loin nous voyons un nuage gris qui part du sol pour s’élever haut dans
le ciel.
Plus
nous avançons vers ce nuage grandissant, plus nous imaginons la puissance de ce
feu qui dévore le bush, nous en avons croisé beaucoup, mais celui-ci doit être
impressionnant à voir le nuage de fumée qu’il provoque. D’un coup la piste
tourne sur la droite pour notre plus grand plaisir car nous allons longer ce feu
et très certainement pouvoir faire de belles photos pour alimenter le site et
mettre autre chose que des paysages et des oiseaux ![]()
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| l'eau si rare, mais quand il y en a, c'est vraiment trop, et voila notre première cabine téléphonique sur pilotis |
ne manque plus que le papa sur cette photo de famille des Emus (semblable à une autruche) |
hééé non, ce n'est pas celle de la galerie photo, j'ai eu le temps de prendre 2 photos... sont trop belles hein dit |
J’ouvre
la fenêtre du van et commence à mitrailler ce qui se trouve devant moi quand
d’un coup je sens des choses venant me percuter en pleins visages… Je décolle
mes yeux de l’appareil pour voir ce que cela peut être, je ne vois rien…
bizarre… je retourne mon visage vers les flammes et m’apprête à refaire
des photos quand je reçois encore une chose en plein visage…
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| en voila un bien plus gros, avec une drôle de carapace et une queue très courte et large, sans parler de sa belle langue bleue, qui pour une fois ce laisse prendre en photo de tout près, je dirais même plus, il pose... |
...mais
quand Isabelle arrive à mes cotés, ils se fache très fort et lui en
veut beaucoup, dés qu'elle part, il se laisse à nouveau prendre en
photo, isa revient et il recommence son cirque, on a beaucoup rit |
notre voyage touche bientôt à sa fin, et les arbres commence seulement à être en fleur, il parrait même que dans 2 mois le desert d'australie va se couvrir de fleurs |
Je
ferme la fenêtres et nous regardons avec stupéfaction ce nuage vivant
traverser la route et chercher refuge dans les hautes herbes de l’autre coté
de la piste, fuite très certainement vaine car vu la hauteur et la puissance
des flammes, le feu ne va avoir aucun problème pour traverser la route sans le
moindre effort. Fuite ou course contre la mort, sûrement déjà perdue vu la
vitesse à laquelle les flammes volent sur le sommet des hautes herbes sèches
poussées par un vent violent et il fait de plus en plus chaud.
Il
est temps aussi pour nous de penser à notre sécurité car le feu arrive à
grande enjambée et l’idée d’être dans une situation similaire mais au
guidon de mon vélo, me glace le sang, j’en fait part à Isabelle qui pense à
la même chose, depuis même quelques bonnes minutes avant moi !. Le bus
redémarre doucement sur cette piste poussiéreuse, puis au bout de quelques
kilomètres nous reprenons un peu de distance sur le feu qui grossit à vue d’œil.
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| nous voila sur les pistes mouillées à la recherche de l'opale perdue, ou devrais je dire sur une patinoire à la recherche d'une ligne droite sèche |
on s'habitue à presque tout en voyageant de la sorte, même que ces toilettes qui ne sont qu'un trou recouvert d'un placet et je vous évite la description de l'odeur en pleins soleil, bin même ça commence à faire partie de la normale |
Nous en arrivons à nous fondre tellement dans le pays, que même un sandwitch spaguetti saucisse mayo en devient normal |
Soudain
l’imprévisible se produit, le van ralentit petit à petit, je ne comprends
pas, j’appuie plus fort sur la pédale des gaz mais rien, inexorablement le
van ralentit pour au final s’arrêter. Isabelle me regarde, les yeux pleins de
questions, pensant sûrement comme moi que ce n’est pas le moment de faire une
pose pipi ou toute autre pose car le danger du feu est loin d’être écarté.
Rien à faire, le moteur fonctionne toujours mais il ne répond plus à mon
appel insistant du pied sur les gaz.
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| et voila encore un spécimen jamais vu de perruches.. croooo beau |
quand je vous disais que parfois l'eau monte si vite et de manière si surprenante, ici la carte n'indique aucune rivière à des 10 aines de kilomètres à la ronde, et encore moin d'un lac (nouveau lac du au cyclone de février) |
par contre cela ne déplait pas a ces cormorans qui se dore la pilule sur les partie emergées de la route, nous, il nous faudra faire 100km de détours pour nous retrouver juste 2 kilomètres plus loin sur la route, la ou ce nouveau lac s'arrête |
Drôle
de comportement allez vous penser… Pas pour moi, car je n’y connais rien en
mécanique, je n’ai jamais ouvert le capot d’une voiture si ce n’est pour
rajouter un peu d’eau dans le radiateur, et j’ai un souci sur les bras, je
dois avoir un peu de temps pour analyser la chose, voir quelles sont les priorités,
chercher une solution à un problème qui ne fait pas partie de mes
connaissances, et cela rapidement car le feu regagne du terrain sur nous et il
est loin de se calmer. Une Cigarette, 5 petites minutes pour penser à tout et
trouver une solution.
5
minutes pour réfléchir sans qu’isabelle s’en rende compte, pas qu’elle
panique à l’idée que je ne sais pas quoi faire, que je suis devant une
situation que je n’ai jamais vécu, devant un problème sérieux, 5 petites
minutes ou mon cerveau se transforme en machine à penser, carburant comme
rarement il le doit, mais la situation l’oblige et je dois nous sortir de ce
mauvais pas.
Ma
cigarette arrive à la fin, j’ai soulevé le fauteuil du bus pour voir le
moteur, mais je ne retrouve pas ce câble, il y a tellement de câbles, lequel
est le bon… plus qu’une taffe à faire sur ma cigarette, alors je demande à
isabelle d’appuyer avec la main sur la pédale, en espérant que cela fera
bouger le câble et me permettra d’aller de l’avant dans ce problème. Gagné,
je vois enfin un petit bout de câble bouger à la sortie d’une gaine, je le
suis avec les doigts et horreur, découvre que j’avais vu juste, le câble
c’est sectionné quelques centimètres avant son attache dans le moteur.
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| alors quand il n'y a rien d'autre à faire, autant prendre cela avec philosophie non? |
après
martine aime les animaux... pardon Isa... voici isa à la mine |
les racines des plantes profitent des trous d'aération de la mine pour faire de belles racines |
La
panne est sérieuse et le feu se rapproche dangereusement de nous, au beau
milieu du bush sans réseau aucun. Pas moyens de fuir à pied car le feu est
bien trop rapide, on ne peut rester sur cette petite piste de sable de deux mètres
de largeur, pas assez large pour nous offrir une sécurité. Je lâche un "tout
le monde dans le bus" et tente le tout pour le tout. Je sais par expérience
que si je joue un peu avec l’embrayage, je devrais pouvoir faire avance le
bus, puis passer les vitesses les une après les autres, nous n’irons pas bien
vite, 10 à 15 kilomètres heures, mais bien plus vite qu’à pied.
Je
démarre le van, puis joue avec mon embrayage, doucement, lentement, et le van
se met à vibrer, puis à avancer tout tout lentement. Je tente de passer
la deuxième vitesse en profitant d’une toute petite pente, ça marche, je
peux même enclencher la troisième vitesse en arrivant en bas de celle-ci. La
piste continue à plat, les roues s’enfoncent dans le sable, le ralentissant,
m’obligeant à repasser en deuxième. Heureusement une petite pente s’offre
à nous, la troisième est passée, puis la 4ième vitesse enfin et notre
vitesse de croisière monte à 15 kilomètres heures, nous éloignant petit à
petit du feu.
Je
retrouve petit à petit le sourire, je me dis que j’ai choisi la bonne option,
même si mon cerveau continue à fonctionner à plein régime car je pense au
pire et cherche encore la solution. La piste est en très légère pente et nous
filons maintenant à presque 20 kilomètres heures, mais voila, ce que je
craignais arrive, je regarde Isa, cette chose est là, devant nous, nous ne
pourrons très certainement pas franchir cet obstacle, une simple petite montée,
une chose si bête qui va nous stopper et permettre au feu de nous rattraper.
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| le spot viens de s'allumer et nous découvrons les lieux avec surprise |
évidement
Isa ne peut s'empècher de toucher à tout... la prochaine fois que nous
croisons une ville, j'achète une laisse |
et bin non, ce n'est pas aujourd'hui que nous trouverons la belle opale... pas grave, l'expérience fut unique |
On
dit qu’imaginer le pire c’est savoir naviguer… Ce jour là ce fut le cas,
car j’ai prévu le pire, j’ai prévu cette montée et la fin de notre fuite,
j’ai prévu le temps qu’il faudrait au feu pour nous rattraper, j’ai revu
en mémoire ce moteur que je venais de découvrir, j’ai revu en détail tout
ce que nous transportions, chaque petite boite, chaque contenu de boites et revu
le jour de notre départ où j’hésitais à prendre notre petite boite de réparation
pour nos vélos et pour finir la prendre avec nous, et comme un puzzle, mon
esprit à fabriquer durant notre petite course une réparation possible
Ne
reste plus qu’à savoir si j’ai bien estimé le temps qu’ils nous restent
avant l’arrivée des flammes, voir si mon puzzle imaginaire peut se concrétiser
dans la réalité. Ni une ni deux, je descends du véhicule et comme un
automate, exécute mon puzzle, je demande à Isa de descendre et tout le
reste s’enchaîne comme si j’avais déjà vécu ce que je faisais, comme si
je savais exactement quoi faire, où prendre les choses, comme-ci cette réparation
était pour moi la répétition d’un exercice fait et refait, tellement répété
que je pouvais le faire les yeux fermés.
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| je
me demande bien ce que nous allons manger ce soir hé hé hééé |
le monde des mineurs, ou les paysages lunaires bien souvent |
certain viennent fouillé dans l'immense tas de déchets que tout les mineurs viennent déposer ici, d'autre parcour le tas à longeur de journée dans l'espoir de trouver une opale perdue, et cela arrive souvent vu les moyens mécaniques employés actuellement car très rapides et si vous ne travaillez pas à deux, pas facile de voir le petit eclat dans la parroi (le petit point noir sur le tas, c'est isa et il monte à au moin 10 mètres de haut si ce n'est pas 15) |
30
minutes plus tard tout est en place, ne me reste plus qu’à tester la chose,
et me remercier d’avoir pris avec moi notre caisse de réparation pour nos vélos
car il y avait un câble, des serre câbles et tous mes petits outils de
bricoleur du dimanche. Je me remets derrière le volant, Isabelle s’installe
à l’arrière du bus car j’ai du laisser son fauteuil soulevé pour avoir un
accès continuel au moteur.
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| la j'ai craqué, et malgré le fait que nous en croisions tous les jours des différentes, celle là ma coupé le souffle par la beauté et l'harmonie de ses couleurs |
si vous ne saviez pas à quoi ressemble une forêt tropicale humide, bin en voila un petit bout, maintenant vous savez |
Non ce n'est pas une photo portrait, mais durant cette balade, une libellule ne voulait plus me quitter, elle m'aimait si fort qu'elle monta jusqu'à mes lèvres, me déposa un bisou avant de filer vers d'autre lieu |
C’est
ainsi que s’achève ce périple, une heure plus tard nous serons arrivés à
la ville, la réparation fonctionne tellement bien que je roule presque
normalement, et même le garagiste est plutôt surpris de voir cela, pire, quand
il me dit que ce n’est pas réparable, le van est trop vieux, la pièce
n’existe plus.
Sur
les 100aines de kilomètres parcourus après, ma réparation provisoire s’avère
être tellement bien faite que j’en oublie complètement son existence. Une
100Aine de kilomètres nous séparent encore de Brisbane, mais Ils nous restent
un dernier petit détour, obligatoire, nous devons retourner en haut de la Lions
Road, route de montagne isolée, interdite aux camions et caravanes, route
que nous avons fait à vélo et qui rejoint la bordure du Queensland. Je dois
tenir une promesse, et il n’y a qu’à cet endroit que je pourrais le faire.
Le
point de vue du "the Loop" nous attend, fidèle à nos souvenirs, cet
endroit est vraiment magique pour nous… Imaginez… Une vue à vous couper le
souffle sur un petit promontoire qui raconte l’épopée de ces centaines
d’hommes qui ont construit au début du siècle cette voie de chemin de fer
(je vous en ai déjà parlé), avec des milliers et des milliers d’oiseaux et
animaux de toute sorte qui à la nuit tombée se mettent à entonner leurs cris
ou chants, souvenez-vous des bellbirds et leurs notes métalliques,
cristallines, à tel point que nous ne pouvons que nous taire, tant le brouhaha
est prenant, enivrant.
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| toujours des surprise dans ces forets que j'apprécie vraiment, parfois belle et surprenante comme cette racine... |
....parfois belle et surprenante comme cette tête de serpent juste la devant nous... |
...nous
nous figeons sur place, pour ne pas l'effrayer (heuuu, je sais pas qui des
deux est le plus effrayé |
Nous
sommes tombés d’accord Isa et moi, pour décider que c’est l’endroit tant
recherché depuis des mois. Je sors de sa cachette les alliances et nos verres
en aluminium d’Iran, nous écrivons un petit mot, Isa attache d’un ruban
rose ce qu’elle doit lier. Je selle le tout, empaquette le trésor, enjambe le
promontoire et file plus en bas dans la pente avec ce qui me sert de pelle, face
à la vue imprenable, et je creuse, creuse cette terre très dure, rocailleuse,
sûr que jamais personne ne va penser à ce que ce trou va enfermer.
Le
Lion’s road Loop est à nouveau à nous. Je refile dare-dare creuser, il me
faut bien 20cm de profondeur, et je butte sur de gros cailloux, je transpire à
grosses gouttes, c’est que la nuit arrive à grands pas. Ça y est, j’ai
fini, j’appelle Isabelle qui me regarde d’en haut, elle descend me
rejoindre, elle a cueilli un bouquet de bleuets, nous déposons le paquet dans
sa cachette, Isabelle y jette les premières poignées de terre, je me retire,
je la laisse tranquille faire ses adieux. Je suis content à cet instant, j’ai
tenu ma promesse.
Promesse
faite à Loulet, le père d’Isabelle, le 3 juin 2010, quant à quelques heures
de sa mort programmée, encore couché sur le canapé du salon, il m’appelle,
prend ma main et y dépose tendrement dans le creux, deux petites alliances, la
sienne et celle de Nana, sa petite femme partie il y a presque 2 ans. Il referme
ma main, l’entoure de ses deux siennes et plonge son regard dans le mien. Je
vois ses yeux rougir, son visage laisse apparaître la grande émotion qui
l’habite à ce moment précis, une larme coule...
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| il à senti notre présence mais ne nous vois pas (moi aussi je connais le coup du : je bouge pas donc tu me vois pas) alors il se redresse doucement mais surement pour tenter de voir ce qu'il sent... |
...et la nous voyons que nous avons à faire à un très gros spécimen, je crois avoir reconnu un pyton, c'est pour cela que je suis resté devant lui, mais ses 4 mètres de long ne nous on pas laissé de glace... |
nous voilà au loop, ou nous avons enterré les alliances et le lendemain matin, pour bien finir cette belle histoires, une nouvelle amie inconnue arrive avec son rouge, bleu et vert, nous sommes sous le charme de cette nouvelle perruche |
Son
regard toujours plongé dans le mien, ses mains entourant toujours la mienne, il
parle enfin… David, j’ai une chose à te demander… Prend ces deux
alliances, emmène-les avec toi en Australie, et quand tu trouveras le plus bel
endroit, le plus magique que tu puisses trouver, enterre’ y nos deux
alliances, que nous puissions être à nouveau unis, unis dans un bel endroit,
pour l’infini… Pour l’infini et Au-delà… C’est chose faite.
Nous
sommes le 11 octobre 2011, il est à peine 19h, nuit de pleine lune pour rendre
le moment encore plus magique, couronnée par un étrange phénomène, comme si
le hasard achevait de bien finir les choses : Pendant une demi-heure, un
bruit grandissant à vous étourdir, monte comme une symphonie, des milliers,
des 10 aines de milliers de grenouilles se mettent à chanter à tue tête, la
montagne se transforme en un concert de bienvenue.
Je
suis d’autant plus content de m’y rendre car Julie, ma fille, est aussi chez
eux, elle à décidé de venir passer un an dans ce pays pour y apprendre
l’anglais, plutôt le perfectionner, décision intelligente et surtout
courageuse. Cela va m’offrir une occasion unique, rare, voir ma Tite Julie,
la regarder vivre maintenant que c’est devenu une femme, découvrir les choses
que je ne connais pas encore d’elle sous cette forme, sous son aspect
d’adulte, voir en réel ce que mon amour et tout ce que j’ai essayé de lui
transmettre peuvent bien donner…
)
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| et voilà encore un autre réptile, un bon 70 centimètres et de jolies couleurs |
encore
un autre réptile qui vient de se jetter sur sa proie... ha non zut, je
vous présente julie et son père... oui moi |
voila encore notre ami de tout à l'heure, mais cette fois il pose sur une sculpture de pyton... comme les choses sont bien faite |
C’est
ainsi que fini notre voyage dans ce pays, je pourrai encore vous en dire des
choses, par exemple sur les Australiens eux même, mais comme ce n’est pas
vraiment des choses reluisantes, je préfère me taire et si un jour vous passez
dans le coin, vous pourrez vous faire votre propre idée de ce pays, de ses
habitants, de sa faune et sa flore, un pays immense, un pays que nous ne
regrettons pas d’avoir fait, enfin de justesse, mais un pays qui n’est
vraiment pas à faire en vélo à moins d’avoir encore des choses à se
prouver ou un sérieux manque de reconnaissance…
Voila,
c’est en très résumé ce que nous avons vécu durant tous ces mois de
silence, maintenant nous cherchons une porte de sortie, très certainement pour
l’Asie, en fait, c’est le prix du billet d’avion le moins cher qui décidera
de notre destination, (je viens d’apprendre notre destination, nous voilà
partit pour Singapour en Malaisie) mais comme vous vous en doutez, cela est une
autre histoire (rhâaaa comme ça me manquait cette petite phrase
)
Histoire
que nous vous conterons cette fois bien plus rapidement et précisément,
quelque chose de moins raté que ce récit australien, enfin si nous arrivons à
passer le problème d’embarquement de tout notre attirail… alors à très
bientôt pour de nouvelles aventures qui ne manqueront pas d’être aquatiques
vu la saison des pluies… ![]()
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| ce n'était pas la saison des fleurs, seul petit regret car il y en a de bien belles |
Frank Yamma, un artiste aborigène qui nous charmera par sa voix et ses chansons http://www.youtube.com/watch?v=vo80_YW_ATc&feature=related |
et
pour finir en beauté, en couleur, voila encore un drôle d'oiseau, un
australien |
17 décembre 2011
Mais
qui aurait cru que je ferais une dernière mise à jour Australienne… bin pas
moi, mais voila, nos 10 derniers jours ont été parsemés de cool petites
histoires et anecdotes que je ne pouvais ne pas vous raconter en résumé…
Après
être encore resté 3 jours de plus chez ma petite sœur, petite pose qui nous
à permis de faire la connaissance du fameux serpent King Brown. Un beau spécimen
de 1,5 mètre qui se baladait dans la propriété, pas le choix vu que c’est
le deuxième serpent le plus dangereux au monde, de plus nous dormons sous tente
au sous-sol car il y fait plus frais, donc pas vraiment envie de le retrouver
dans le coin ou carrément sous la tente…
Malheureusement
pas le choix, j’ai beau demandé aux gens qui nous ont avertis de sa présence,
aucun d’eux ne sait s’il existe un numéro de téléphone pour le faire
enlever, je dois m’en charger, pas possible de le déplacer, je n’ai
qu’une seule option, lui enlever la vie pour préserver celles des autres. Le
vilain c’est réfugié dans une canalisation de la maison, il peut maintenant
sortir de n’importe où dans la maison.
Seul
je ne vais pouvoir gagner sur lui car il est agile, très rapide et très
agressif quand il se sent en danger, cela ne lui pose aucun problème de vous
foncer droit dessus et sa morsure ne pardonne pas si vous n’êtes pas pris en
charge rapidement. Je demande à Hugues de remplir un sceau d’eau chaude et de
le verser dans la canalisation, moi je vais l'attendre à sa sortie au bout du
jardin où la canalisation se termine.
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|
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| je
ne reconnais ni ma fille, ni ma soeur... c'est fou ce que peu faire
halloween sur certaine personne |
quelques jours avant le départ, scéance photos dans un joli parc, pour le souvenir |
Aurélia
et Zeeva, la dernière de la famille, dans la piscine en train de dire:
Maman, il me veut quoi le tonton mal rasé |
L’eau
bouillante arpente la canalisation et Hugues vient me rejoindre en
courant. La suite est presque drôle car à peine à mes côtés, le serpent
sort d’un coup et se met en boule, complètement désorienté par la brûlure
de l’eau. Il en faut pas plus pour que Hugues fasse un bon en arrière avant
de courir quelques mètres pour s’éloigner du serpent si rapidement sorti de
son trou
J’aimerai pouvoir laisser mon rire sortir mais je ne le peux pas car le
serpent tente de reprendre ses esprits et se met maintenant en position
d’attaque, je dois agir maintenant.
A
peine mon cerveau a-t’il analysé la situation que mon bras se tend vers
l’arrière, la main tenant fermement le coupe-coupe que j’ai pris dans ma
remorque. Le bras complètement en arrière je peux frapper car le serpent
regarde Hugues qui était en train de s’éloigner, c’est le moment propice,
mon bras, tel la corde d’un arc, se détend d’un coup dans un grand
balayage, la distance est parfaite, le geste précis, le serpent passe de vie à
trépas s’en sans rendre compte, la tête du reptile tombe sur le sol, à coté
de son corps qui continue de bouger comme si de rien n’était, même la mâchoire
du reptile tente encore de morde.
Je
n’apprécie pas de tuer un être vivant, sauf quand il s’agit de me nourrir
ou de me défendre, mais dans le cas de la défense, j’ai toujours un
pincement au cœur, me demandant sans cesse s’il n’existait pas une autre
solution que de lui ôter la vie. Souvent un cri puissant ou des gestes
d’intimidations suffisent bien souvent à faire fuir le danger, mais dans ce
cas précis, cela n’aurait fait que de déplacer le problème d’une ou de
deux maisons. Je n’avais pas le choix et j’en accepte mon geste.
|
|
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| allez je craque, trois petites photos de la journée souvenir... |
...tout simplement parce que je trouve... |
...que
je commence à devenir bon et que ces photos sont belles, pardon... très
belles |
L’histoire
du serpent terminée, nous voila à nouveau sur la route, en direction de
Brisbane ou dans quelques jours nous devons nous envoler pour la Malaisie. Nous
avons décidé de faire une petite halte chez un couple que nous avons rencontré
dans le camping qui nous à recueillit quand nous avons échappé aux flammes du
bush, petite pose imposée pour réparer notre câble de gaz. Suzy et David nous
reçoivent les bras grands ouverts, heureux de nous revoir, heureux que nous
puissions passer quelques jours chez eux.
Le
plaisir est partagé car Suzy nous concocte des plats à vous réveiller un
mort. A chaque passage à table, nous bavons de plaisir à l’avance des délices
qui nous attendent. David pour sa part, nous fait découvrir les vins
australiens, un vrai régal qui nous réconcilient avec les viticoles du pays
car pour beaucoup, ils ne boivent que ce que nous appelons en suisse, de la
pisse de chat.
Isa
et moi pensions que notre sortie d’Australie serait aussi facile que notre
entrée dans ce pays, mais il en est rien. Nous étions prêt à faire comme à
notre habitude, pédaler tranquillement vers l’aéroport et arrivé la bouche
en cœur pour nous faire admettre dans l’avion qui doit nous emmener ailleurs.
Heureusement pour nous, Suzy qui est plutôt du style à tout prévoir dans les
moindres détails, a téléphoné de partout pour savoir comment nous devions opérer.
Heureusement
pour nous car en Australie, si votre vélo n’est pas démonté et emballé
dans un carton c’est : No box no fly. Pour pimenter la chose, nous
recevons un e-mail de la compagnie qui nous dit que les voyageurs avec une place
économique n’ont pas le droit d’avoir autant de surplus de bagages. Voila
le genre d’informations qui suffisent à vous faire passer vos trois derniers
jours en ayant des suées, partira ou ne partira pas…
Notre
vol est prévu pour 2h45 du matin, donc pas de box à l’aéroport, nous devons
nous débrouiller autrement, mais faire les choses dans la règle de l’art
pour avoir une petite chance de partir d’ici. Les trois jours qui nous restent
nous paraissent bien petit vu le nombre de choses à faire et ce n’est que peu
avant le départ que tout est en ordre, plus qu’une incertitude, nous
laisserons-t’ils prendre ce vol.
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| le
plus gros phasme bâton qu'il m'est été donné de voir et comme quand je
vois je ne peux m'empècher de toucher |
la
scéance photo terminée, mon nouveau copain ne voudra pas me quitter et
fera tout son possible pour ne pas lacher ma chemise |
David
nous dépose en fin d’après midi à l’aéroport, pour que nous ayons le
temps de voir si tout est en règle, mais évidement impossibilité d’avoir la
moindre info car les agents de la compagnie ne seront présents que 3 heures
avant le vol. Ne nous reste plus qu’à patienter, espérer que nous tomberons
sur la bonne personne au moment d’enregistrer nos mules. Il est 23h30,
l’enregistrement peu commencer…
Coincés
dans la longue file qui se dirige devant les comptoirs, notre chargement ne
passe bien évidement pas inaperçu et les premiers employés commencent à
avoir les yeux tellement grand ouvert qu’ils ressemblent à des
extra-terrestres. Arrive notre tour, la responsable d’escale évidement se
dirige directement vers nous et nous questionne. Elle hésite à nous laisser
passer.
Elle
voit sur nos remorques les autocollants qui indiquent que nous faisons un tour
du monde pendant 15 ans, je vois son visage se détendre et je fonce dans la brèche,
expliquant que cela fait déjà 4 ans que nous voyageons et que nous n’avions
jamais eu de problèmes pour embarquer dans un avion. Oui, mais ici nous sommes
en Australie et cela semble poser des problèmes. Je lui explique que nos
bagages sont dans les dimensions maximums permises et que leur poids ne dépasse
pas celui autorisé.
Elle
doute de ma parole, veut peser nos baguages… Si ça ne passe pas, je ne sais
vraiment pas ce que nous allons pouvoir faire car c’est plus de 100 kilos que
nous avons en plus de 60 autorisés. Heureusement la chance nous sourit car elle
me demande de déposer un à un nos 5 paquets sur le tapis roulant pour les
peser. Les boites en carton qui emballent nos vélos sont tellement grandes
qu’elles dépassent de celui-ci, me donnant l’occasion de les soutenir
pendant la pesée et c’est 10 kilos qui disparaissent.
Arrive
le tour de nos remorques, je tente le tout pour le tout, et à peine posé sur
la balance, je sors le bipied de la remorque et le pose sur la structure de métal
du tapis roulant, divisant du coup le poids de nos remorques par 2. Personne ne
voit rien et c’est 35 kilos qui disparaissent encore. Idem pour le dernier
colis, trop large, il repose a moitié sur le rail latéral et c’est encore 15
kilos qui disparaissent comme par magie. Pour éviter le pire, nous avons pris
24 heures à l’avance une surtaxe pour avoir droit à 50 kilos supplémentaires.
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| plus que 24 heure... vite vite, je dois me dépècher car le temps file vite, je dois tout démonter et emballer |
jour J... tout est terminé et chargé sur le UT (prononcez yout qui est l'abréviation de utilitaire, une voiture avec un pont arrière) |
voilà
nous sommes parés, plus qu'a remercier nos derniers hôtes, Suzy et
David, qui nous ont reconciliés avec les australiens et surtout avec les
plaisirs de la table |
Avec
cette surcharge, nous avons droit à 110kilos au total entre nous deux et la
sentence de la balance se fait attendre. J’espère que ses 60 kilos disparus
joueront en notre faveur. L’employée compte sur son petit papier, fait
l’addition de tous nos petits paquets, puis elle lève la tête, un peu embêtée
avant de tourner son visage vers sa cheffe. Les quelques dixième de secondes
qui précède les mots qui vont sortir de ses lèvres nous paraissent
interminables.
La
cheffe s’adresse maintenant à nous, nous indiquant que nous dépassons le
points total autorisé... de 5 kilos… Isa et moi nous regardons droit dans les
yeux puis nous regardons la responsable avec nos plus beaux yeux de chiens
battus possible… Enfin elle lâche, c’est bon, je vous accepte, et vous fait
cadeaux des 5 kilos en trop. Nos cœurs qui dansaient la chamade en attendant le
verdict ne veulent pas se calmer, c’est le plaisir d’avoir réussi à passer
qui continue à les faire danser sur le même rythme.
Nous
voila enfin sans nos bagages et nos billets dans la poche, nous pouvons enfin
nous tranquilliser, faire descendre la pression et ralentir nos cœurs à
bout de souffle, dans 2 heures nous serons assis dans l’avion et 7heures plus
tard nous arriverons à Singapour, nous avons décidé de survoler l’Indonésie
pour arriver directement en Malaisie, faute à des mauvais souvenirs que nous ne
voulons pas revivre, nous ratons très certainement des choses mais sommes sur
du temps que nous pouvons passer dans ce pays car reprendre un autre vol nous
est financièrement impossible.
| et
nous voilà à l'aéroport, plus qu'à angoisser quelques heures pour
savoir si on nous laisse partir... cette fois oui, nous passerons de
justesse.... haaaa "Chance" quand tu nous tiens |
Il
est presque 8 heures du matin quand les roues de l’avion touchent le tarmac de
la piste, ne nous reste plus qu’à retrouver nos 5 paquets, remonter le tout
et nous voila 3 heures plus tard sur nos vélos, pédalant en direction de
nouvelles aventures… mais cela est une autre histoire que nous vous conterons
si nous survivons à la mousson qui frappe de plein fouet la Malaisie.
PS :
Si vous trouvez l’aventure dangereuse… Essayez la routine, c’est mortel ![]()
L'Australie en chiffre
23344 kilomètres en 261 jours
aucun
vole mais un nombre incalculable de crvaisons les premières semaines en
empruntant les bas cotés des routes ![]()
Les +
Une forêt tropicale humide à vous couper le souffle, enfin si vous sortez des sentiers battus et des arbres géants qui vous imposent le respect
Des oiseaux et encore des oiseuax, l'Australie est le pays des oiseaux de toutes les couleurs, toutes les grandeurs, un régal pour les yeux
Une faune et une flore très interressante, surtout les rencontres animalières qui vont nous laisser des souvenirs impérissables
Des paysages merveilleux dont certain si vastes que vous voyez la courbure de la terre et certains petits coins de paradis qui vous rendent votre zénitude immédiatement
Les -
Un pays vraiment très cher, voir souvent plus cher que ce que nous connaissons en Europe
Aucun respect du cycliste, le pays le plus dangereux à roulé que nous avons fait depuis notre départ
Des bas cotés de route qui ne sont jamais nettoyés, provocants malgrés nos pneus spéciaux de multiples crevaisons à la chaine
Pour finir, les distances sont tellement immenses parfois pour vous ammener à rien du tout, ce qui nous fait dire que l'australie n'est vraiment pas un pays à faire en vélo, à moins d'avoir quelque chose à prouver ou envie de se suicider
Un contact assez difficile avec la population qui souvent est très nationaliste, en 261 jours dans ce pays, si nous avons été questionné 3 fois sur ce que nous faisions, et dormit chez l'habitant 4 fois, c'est le maximum.
veni
vidi reviensi??? uniquement avec beaucoup d'argent et un 4x4, sans oublier un
très bon appareil photo pour faire de beaux shoot d'oiseaux